Bonjour à tous !
Dans cet épisode 53 enregistré en direct de Stratégies PME, Simon Deschênes reçoit Jean-Baptiste Le Pesant, président de Beauvoir, une agence spécialisée en storytelling de marque. Ensemble, ils décortiquent comment les PME B2B peuvent utiliser le storytelling pour se différencier, créer un univers cohérent et bâtir un message qui reste en tête.
Jean-Baptiste explique pourquoi le storytelling devient indispensable même dans les secteurs techniques, comment transformer une simple liste de caractéristiques en une histoire mémorable, et pourquoi les humains retiennent les récits bien plus que les features.
Un épisode clair, concret et inspirant pour les entreprises qui veulent rendre leur marque plus humaine, plus cohérente et plus mémorable.
Bonne écoute !
Linkedin Jean-Baptiste Le Pesant : https://www.linkedin.com/in/jblepesant/
LinkedIn de Simon : https://www.linkedin.com/in/simondeschenes/
[00:00:00] Simon Deschênes
Bonjour et bienvenue! On est en direct de Stratégie PME 2025 et puis on remet ça cette année. Donc on va enregistrer quelques capsules, quelques entrevues avec des experts sur place. Puis on commence avec un sujet vraiment le fun qui est le storytelling en B2B. Avec un expert qui est Jean-Baptiste Lepesant, président de l’agence Beauvoir. Merci Jean-Baptiste de te prêter au jeu. C’est busy mais la qualité du son devrait être là.
[00:00:40] Jean-Baptiste Lepesant
Bonjour Simon, merci pour l’invitation.
[00:00:42] Simon Deschênes
Bienvenue. Bah écoute, je suis vraiment curieux de t’entendre parce qu’avant off mic on va dire, on commençait à discuter à propos de ce que vous faites. Et puis j’aimerais ça que tu me parles un peu des contextes qui amènent. Parce que pour travailler dans le business to business qui s’ouvre au storytelling que les gens. Est ce que c’est récent que tu sens un intérêt des PME B2B pour le storytelling?
[00:01:07] Jean-Baptiste Lepesant
C’est intéressant parce que c’est effectivement une chose que j’ai remarqué dans les quinze dernières années, parce que moi je suis passé du monde des agences traditionnelles à servir des marques consommateurs où le storytelling a toujours été très présent. Puis je me souviens qu’il y a quinze ans, les entreprises B2B manufacturières, les plus petits, même les PME, étaient très réfractaires ou ne comprenaient pas la valeur ajoutée du storytelling. Puis ça, ça change parce que je vois que les entrepreneurs sont de plus en plus influencés par le branding, les grandes marques sont plus influentes. Les gens réalisent aussi que c’est plus accessible qu’auparavant. Donc là, il y a un intérêt. Puis c’est sûr que nous, par définition, c’est ce qu’on aime faire, puis on pense qu’il y a là une façon de se démarquer pour les entreprises, même en B2B, parce qu’en B2B, souvent, on pense que l’acheteur est très cérébral. On pense. Puis il y a des caractéristiques à surveiller, il faut qu’il fasse un appel d’offre. Alors oui, c’est vrai, mais on reste des êtres humains. Le cerveau est encore connecté sur les émotions, sur la perception, sur ce qui colle le mieux dans un cerveau humain. Ce sont des histoires. Alors plutôt que de lancer une liste de caractéristiques d’un produit, de raconter une histoire, c’est ça qui. C’est ça qui colle.
[00:02:22] Simon Deschênes
C’est vrai, c’est bien, C’est le fun d’entendre ça, parce qu’effectivement je pense que la perception puis probablement que tu la rencontres encore aujourd’hui, c’est que le storytelling, c’est surtout, tu l’as dit, des grandes marques puis surtout des marques qui s’adressent à des consommateurs. On sait que c’est pas.
[00:02:39] Jean-Baptiste Lepesant
Les agences traditionnelles ont contribué à cette perception là parce que traditionnellement, on a rendu le storytelling quand même complexe, coûteux à développer. Je peux comprendre un entrepreneur qui dit c’est pas vrai, je peux pas mettre 100 000 $ pour pour raconter une belle histoire sur ma compagnie. Mais ça, ça change, ça change les dernières années, les outils permettent de faire ça plus simple, pour voir avec notre positionnement, on veut proposer une façon de rendre ça accessible et simple.
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[00:03:10] Simon Deschênes
Donc quand tu parles de storytelling, j’aimerais ça savoir concrètement, ça part d’où, ça s’arrête, où tu sais, dans votre dans votre travail, puis peut être nous guider après ça, comment les entreprises restent, Tu sais, garde, continue, Perpétue dans le fond, le travail que vous avez fait concrètement peut être de nous guider avec un contexte particulier, mais j’aimerais ça savoir comment vous vous intégrez dans. Puis il y a l’image de marque, on sait ceux qui travaillent l’image de marque, il y a. Après ça, il y a la création de contenu en continu, puis vous autres, vous arrivez là dedans.
[00:03:48] Jean-Baptiste Lepesant
Il y a déjà le storytelling. C’est vrai que c’est un peu un buzzword, On peut l’utiliser à toutes sortes de façons. Ce qu’on ce qu’on voit, c’est que le storytelling peut influencer un contenu précis fait qu’on pourrait dire traditionnellement Une marque plus B2C va faire un 30 secondes par exemple. Ton 30 secondes est facile. C’est facile de raconter une histoire. C’est un début, un milieu et une fin. En pratique, nous ce qu’on dit, c’est plus une. Il faut développer une trame narrative. Il faut que dans l’ensemble de ton, de ton parcours d’entrepreneur, que ton histoire se propulse et qu’elle soit là du début à la fin de l’entreprise ou du parcours du client. Qu’est ce que c’est du storytelling? C’est pas très compliqué, c’est de montrer, c’est de démontrer une transformation. C’est comme une façon créative d’amener, d’amener le bénéfice. Ce qu’on cherche quand on fait du storytelling, c’est de ramener dans le fond la caméra vers le client, vers le consommateur pour dire grâce à notre produit, grâce à notre solution, tu vas passer d’un état A qui a un problème à un état B. Mais pour des entrepreneurs en B2B, des fois c’est un challenge parce qu’on est tellement focusé sur notre produit.
[00:05:04] Simon Deschênes
On part de nous. Cette part de nous qui est.
[00:05:07] Jean-Baptiste Lepesant
Souvent même en storytelling, pour amener les clients à réaliser qu’on ne va pas raconter leur histoire. Il faut raconter l’histoire de la transformation de leurs clients. La base storytelling, c’est le fameux Pixar Pitch, qui est une espèce de trame qui regroupe n’importe quelle histoire des trois petits cochons héros, Seigneur des Anneaux. Il était une fois. Donc tu parles du contexte Il était une fois. Souvent, c’est une situation problématique. Dire Il était une fois un client qui répétait toujours les mêmes erreurs à chaque jour, il vivait tel problème. Puis on l’amène après ça. Jusqu’au jour où là, il y a un élément déclencheur. Et suite à cet élément déclencheur là, on monte une transformation par la suite. Le héros a vécu telle chose, telle chose et finalement, à la fin de l’histoire, il est dans un autre état, il a réalisé son problème. Donc ça c’est le classique trame. Puis d’où on part? Parce que la question est intéressante. Bien souvent, on part de la stratégie. On va partir justement de la stratégie de marque parce que dans une stratégie de marque, on est supposé avoir défini justement le contexte, le positionnement, les bénéfices. Puis on trouve là dedans tous les éléments pour convertir ça en histoire.
[00:06:23] Simon Deschênes
Ok. Ok.
[00:06:25] Jean-Baptiste Lepesant
Puis après ça, là où c’est intéressant, c’est de se dire comment cette histoire là va influencer tout ce que je fais. Parce que ce serait facile de dire je prends cette histoire là, puis je crée ma brochure ou je crée mon site web puis dire Bon, bien ça y est, c’est fini, mon histoire est bien et bien déployée. Nous, on essaie d’amener nos clients à dire Cette histoire là, vous devez la raconter à tous vos points de contact. C’est à dire que même tes tes employés doivent contribuer à cette histoire là. Ton communiqué de presse, tes contenus sur les médias sociaux et tout ça devient un peu comme des épisodes d’une grande série.
[00:06:58] Simon Deschênes
Est ce que vous adaptez, Vous créez du storytelling Parce que plusieurs, par exemple de nos clients, on travaille avec. Par exemple, je ne sais pas, des sociétés logicielles qui ont des logiciels de gestion, mais ça va s’adapter au marché de la construction ou des petits entrepreneurs ou à certaines franges du manufacturing que vous identifiez. Vous positionnez une histoire dans différents contextes qui a le même, un petit peu la même finalité, mais contextualiser où vous en faites une. Puis après ça, c’est à vos clients de contextualiser, finalement, je veux dire.
[00:07:36] Jean-Baptiste Lepesant
Admettons, par segment.
[00:07:37] Simon Deschênes
Par segment de marché. Oui.
[00:07:39] Jean-Baptiste Lepesant
C’est important que l’histoire globale fonctionne à travers tous les segments, à travers tous les produits. Par exemple, des fois, tu as des clients dans différents produits qui s’adressent à différents marchés. C’est là le challenge de la stratégie de marque, c’est de dire quelle est la réalité qui est vraie pour tout le monde, que j’ai envie que tout le monde répète. Parce qu’on ne se cachera pas que la réalité du storytelling, c’est de mettre les mots dans la bouche des clients pour qu’ensuite ce soit facile à répéter. Puis si c’est trop précis, le message va se diluer, il va perdre en cohérence parce que le vendeur du secteur construction va adapter l’histoire. Le vendeur du secteur industriel va l’adapter également. Là, ça va être ça va perdre en cohérence. Donc, il faut faire une histoire générale qui fonctionne, qui montre le bénéfice que l’entreprise dans son ensemble offre. Mais après ça, par contre, ce qui est le fun, c’est qu’on peut segmenter en épisodes. Donc imaginez que vous avez écouté Breaking Bad, série série culte bien à travers les saisons. On touche quand même à différents thèmes, à différentes aventures. Donc là ça permet de dire comment est ce qu’on prend la trame narrative générale puis comment est ce qu’on fait un épisode sur la transformation dans le secteur de la construction. Comme ça, ça établit l’univers. Puis les gens qui ont un intérêt pour quelque chose de précis vont également se retrouver.
[00:09:04] Simon Deschênes
Puis ensuite, au niveau des applications, est-ce que vous avez développé ça. Est ce que vous développez aussi le wording par exemple d’un site internet? Est ce que vous donnez ce que vous allez dans les applications aussi comme tel? Dire je ne sais pas s’il y a des certaines landing page peut être privé de vente ou des documents de toutes sortes.
[00:09:25] Jean-Baptiste Lepesant
Nos interventions. Il y a les deux cas de figure, parce qu’il y a des clients qui nous engagent uniquement pour développer l’histoire.
[00:09:31] Simon Deschênes
Ok.
[00:09:31] Jean-Baptiste Lepesant
Donc là, on va leur remettre des des guides, des une banque de texte, toute une structure narrative, toute aussi l’élément créatif d’une histoire, le décor des personnages, l’univers, tout ça c’est l’élément plus créatif, c’est les visuels, la qualité des photos, etc. Donc il y a des clients pour qui on remet tout ça, puis eux ils pigent là dedans. Après, ça leur permet d’avoir une cohérence dans tout ce qu’ils font. Puis il y a également des clients qui nous mandate pour déployer l’ensemble. C’est sûr que quand on peut, quand on a la responsabilité de déployer l’ensemble, là, on peut peaufiner ça, On peut le développer sur mesure pour chaque élément. Mais on le sait très bien qu’aujourd’hui, particulièrement en B2B, particulièrement avec la PME, les clients ont besoin d’indépendance. Ils ne peuvent plus. Comme quand moi j’ai commencé, un client nous donnait tout et on contrôlait tout de A à Z. Ça, c’est pas mal terminé.
[00:10:25] Simon Deschênes
Oui, c’est ce que tu remarques comme tendance, effectivement.
[00:10:27] Jean-Baptiste Lepesant
Puis ce que je remarque aussi, c’est même quand l’agence a trop crafté tout de façon parfaite, le client est un peu pris avec quelque chose de très rigide qui ne peut plus se l’approprier, il ne peut plus le faire évoluer. Donc on aime mieux donner des morceaux au client, puis lui offrir du conseil, puis le déployer. Mais c’est beaucoup plus puissant quand tout le monde s’approprie l’histoire.
[00:10:48] Simon Deschênes
Effectivement, est ce que vous travaillez aussi dans le ton? Tu sais. Évidemment, il y a après ça, il y a, il y a tout ce qui. Il y a tout ce qui est. Document Foire aux questions, par exemple des petites sections ou quoi que ce soit. Est ce que vous développez le ton, le type de personnalité aussi au niveau. Je ne sais pas si vous avez travaillé avec. Je rencontrais Qu’entraîne une ferme, travailler avec les archétypes pour déterminer le ton et tout ça. Vous travaillez avec les.
[00:11:13] Jean-Baptiste Lepesant
Archétypes, C’est directement lié au storytelling?
[00:11:15] Simon Deschênes
Oui, c’est.
[00:11:16] Jean-Baptiste Lepesant
Une façon simplifiée d’identifier la personnalité des personnages clés. Donc ça, c’est exactement un bel exemple de comment guider le client dans l’utilisation. On ne se cachera pas aussi qu’aujourd’hui, les clients développent beaucoup de contenu avec l’intelligence artificielle. Donc nous, le fait de développer le storytelling, le guide, la définition de l’archétype, la définition du ton, les messages clés, tout ça, ça fait un bundle que le client met dans son agent. Il y a. Puis il va ensuite développer toutes sortes d’histoires basé là dessus.
[00:11:48] Simon Deschênes
Effectivement, quand tu gardes, quand tu bâtis, ça évite.
[00:11:53] Jean-Baptiste Lepesant
Ça évite de faire inventer le storytelling par l’intelligence artificielle où là il va devenir trop générique. Donc on lui rentre un peu nos paramètres qui vont nous différencier, puis lui, il va l’adapter à un feuillet de vente ou un vendeur va faire son PowerPoint, puis il va aller faire écrire ses textes par l’intelligence artificielle qui va se baser sur ce que lui veut dire et souvent très technique mais influencé par la la bonne tonalité, la bonne, la bonne approche.
[00:12:17] Simon Deschênes
Est ce que vous faites aussi l’intégration de votre travail dans dans un agenda interne, chez le client aussi? Est ce que ça arrive qu’on peut le faire aussi?
[00:12:25] Jean-Baptiste Lepesant
Ce qu’on réalise honnêtement, c’est que souvent les clients sont au même niveau que nous.
[00:12:28] Simon Deschênes
Ok ok.
[00:12:30] Jean-Baptiste Lepesant
Tu sais, on n’est pas, nous, une firme d’intelligence artificielle, on l’utilise.
[00:12:34] Simon Deschênes
Mais ils ont développé leur propre façon de faire, c’est ça?
[00:12:37] Jean-Baptiste Lepesant
Et puis ce qu’on voit, c’est que les gens ont rapidement intégrer l’IA dans leur façon de faire. Puis pour nous, on s’est même questionné à dire OK, est-ce que l’IA menace le storytelling?
[00:12:47] Simon Deschênes
Oui.
[00:12:48] Jean-Baptiste Lepesant
Et là on s’est dit bien non, au contraire. Tu sais, je pense que le storytelling c’est profondément humain, c’est profondément créatif. Donc là, il faut influencer l’IA avec un storytelling de qualité. Puis pour nous, c’est une belle, c’est un bel ajout, c’est une belle façon d’aider nos clients à prendre ce virage là.
[00:13:07] Simon Deschênes
Non, effectivement, je pense que si vous arrivez pas avant qu’il y ait de la création de contenu par l’IA, on a Houston, ça va être beige, là ça va être beige.
[00:13:18] Jean-Baptiste Lepesant
Puis c’est vrai que dans le cadre des PME, des industries, des fois qui sont dans des domaines très spécifiques, c’est facile de dire C’est pas grave, c’est générique. Mon texte, il faut que je parle de mes caractéristiques, de mon produit. Oui, mais souvent l’inconvénient c’est que les gens perdent le côté affectif, le côté la perception qui fait que quand tu rentres chez toi le soir puis que ton conjoint ou ta conjointe te demande qu’est ce que t’as fait aujourd’hui? Personne a envie de raconter les caractéristiques.
[00:13:45] Simon Deschênes
D’un.
[00:13:45] Jean-Baptiste Lepesant
Outil, mais tout le monde se souvient de l’histoire.
[00:13:47] Simon Deschênes
Le volet mémorable, c’est l’histoire, c’est l’histoire.
[00:13:50] Jean-Baptiste Lepesant
C’est ça l’objectif du storytelling, c’est de trouver quelque chose qui va marquer les esprits, qui va être facile à répéter puis qui rend nos métiers trippants aussi. C’est un client qui vend des systèmes de fosse septique. On s’entend que c’est assez plate.
[00:14:05] Simon Deschênes
Oui, on.
[00:14:05] Jean-Baptiste Lepesant
Joue dans du dans du caca, mais on réussit à créer une histoire. Le fun qui des fois part de l’histoire de l’entrepreneur qui part d’un problème du marché qu’il a réalisé et qui est basé sur l’histoire du beau-frère, et tout ça, on réussit à créer à partir de là quelque chose que les gens ont envie de répéter et qui est facile à retenir.
[00:14:26] Simon Deschênes
Puis soudainement, ça devient plus de jaser comme.
[00:14:29] Jean-Baptiste Lepesant
Ça devient plus le fun.
[00:14:29] Simon Deschênes
Pour l’interne à.
[00:14:30] Jean-Baptiste Lepesant
Discuter.
[00:14:31] Simon Deschênes
Là. Bien oui, qu’est ce que tu penses de Storybrand, Donald Miller Et tout ça, c’est des choses que vous utilisez, C’est une espèce de structure que vous utilisez aussi. Si tu sais, au niveau de la méthodologie, je sais pas comment vous fonctionnez, il y a.
[00:14:48] Jean-Baptiste Lepesant
Plein de structures. Nous, on s’est beaucoup basé sur le Pixar Pitch parce que c’est vraiment le plus facile à comprendre dans notre méthodologie. C’est sûr que le storytelling c’est je dirais que c’est l’output, c’est ce que le client veut. La méthodologie, pour nous, elle commence vraiment en amont, au niveau de la stratégie, parce que tu ne pourras pas. Tu peux difficilement faire un bon storytelling si tu n’as pas un positionnement clair.
[00:15:11] Simon Deschênes
Oui.
[00:15:12] Jean-Baptiste Lepesant
Donc là, là, ça rejoint les techniques classiques de marketing de trouver le problème du marché, d’identifier le marché, d’identifier les segments de clientèle, d’identifier leurs bénéfices.
[00:15:23] Simon Deschênes
Oui.
[00:15:24] Jean-Baptiste Lepesant
Tout ça, c’est ce qui va, après ça, aider nos créatifs à développer la bonne histoire. C’est pour ça que la méthode de création du storytelling n’a pas besoin d’être très sophistiquée quand on part avec les bons éléments.
[00:15:36] Simon Deschênes
Puis quand vous ne les avez pas, quand vous n’avez pas de livre de marque ou quoi que ce soit, il faut que vous dégagiez ça par des ateliers ou comment qu’on fait ça?
[00:15:43] Jean-Baptiste Lepesant
Là, il y a toutes sortes de façons. On sait que traditionnellement, c’est ça qui fait peur aux clients.
[00:15:48] Simon Deschênes
En.
[00:15:48] Jean-Baptiste Lepesant
B to B, en PME, je me fais vendre.
[00:15:51] Simon Deschênes
Je me mets la main dans quoi?
[00:15:53] Jean-Baptiste Lepesant
Tu sais.
[00:15:53] Simon Deschênes
Ça.
[00:15:53] Jean-Baptiste Lepesant
Va être long, ça va être compliqué. Fait qu’on a développé plusieurs façons de le faire. Il y en a où on va aller en recherche. Donc, la façon un peu plus classique, avec des entrevues de clients pour aller chercher le problème. Puis, à l’autre extrême, il y a des façons très simples on prend 2 h avec l’entrepreneur et son équipe de vente.
[00:16:10] Simon Deschênes
On pose plein.
[00:16:11] Jean-Baptiste Lepesant
De questions, on fait sortir des inside. Et à un moment donné, on se fie sur l’entrepreneur, on dit Bon, bien, je pense que tu connais ton marché. Si tu me dis ça, ça fait du sens, c’est un bel angle, on part là dessus.
[00:16:23] Simon Deschênes
Oui, parce que c’est pas tous vos clients qui sont à l’aise à ce que vous ayez scruté leurs clients, j’imagine, pour toutes sortes de raisons.
[00:16:30] Jean-Baptiste Lepesant
Puis des fois, ce serait même difficile, surtout dans des choses très techniques, très technologiques.
[00:16:36] Simon Deschênes
Oui. Puis il y a la disponibilité des gens aussi qui est souvent un problème.
[00:16:40] Jean-Baptiste Lepesant
Exact.
[00:16:40] Simon Deschênes
Puis.
[00:16:41] Jean-Baptiste Lepesant
Puis on connaît la réalité des entrepreneurs. Un entrepreneur.
[00:16:45] Simon Deschênes
Oui, beaucoup.
[00:16:45] Jean-Baptiste Lepesant
De choses, beaucoup de dossiers dans sa tête, beaucoup de choses à avancer. Ils veulent que ça aille vite, ils veulent voir des résultats rapides. Il faut aussi s’adapter à ça.
[00:16:53] Simon Deschênes
Il faut que ça soit fait hier.
[00:16:54] Jean-Baptiste Lepesant
C’est ça, Faut qu’il soit fait hier. Puis souvent, quand on sort d’un atelier de storytelling, le client veut l’implanter le lendemain. Tout ça pour nous être capable de lui envoyer rapidement en disant OK, parfait! Ce que je retiens de la rencontre, c’est que tu as aimé ça, ça, ça. On te propose un petit guide pour commencer à le faire. Fait que la méthode est très agile.
[00:17:14] Simon Deschênes
Ok. Puis combien de temps ça peut prendre? Tu sais dire? J’imagine que ça dépend, mais le cas classique d’une PME B2B, je dirais que c’est pas très le classique.
[00:17:25] Jean-Baptiste Lepesant
Normal, c’est deux, trois, quatre mois.
[00:17:28] Simon Deschênes
Ok.
[00:17:29] Jean-Baptiste Lepesant
Après ça, bien évidemment, il y a des clients qui traînent ça très longtemps.
[00:17:33] Simon Deschênes
C’est sûr que c’est la vitesse aussi que la collaboration qui s’installe.
[00:17:35] Jean-Baptiste Lepesant
À l’inverse, on se fait squeezer des fois, on a fait des ventes, réussi à faire des lancements de marque en un mois.
[00:17:41] Simon Deschênes
Ok, il y a une bonne base là. Souvent, ce.
[00:17:43] Jean-Baptiste Lepesant
Que je dis aux clients qui nous challengent sur la rapidité, c’est que c’est plus un challenge pour eux que pour nous. Parce que nous, on a une équipe, on peut mettre plusieurs personnes en parallèle. Par contre, il faut que l’entrepreneur et son équipe fassent partie du processus. Il y a rien de pire qu’une histoire ou une stratégie qu’on va développer rapidement, puis que le client va la diffuser à l’interne, puis que les gens adhèrent pas. Ça prend les meilleurs porte-parole d’une marque, c’est l’entreprise, c’est les employés, c’est, c’est. Puis les gens adhèrent à ça.
[00:18:16] Simon Deschênes
J’imagine. Vous revisitez des histoires aussi une fois de temps en temps. Tu sais, quand t’as fait, quand t’as fait un premier mandat, t’as livré les guides et tout ça, ils l’utilisent et tout. Tu dirais à quelle fréquence ça a besoin d’être revisité? Ou est-ce que ça prend absolument un contexte de changement d’offre ou fusion-acquisition, ou ces choses là où ça peut être bon longtemps?
[00:18:38] Jean-Baptiste Lepesant
En fait, ce qui se passe, c’est que des fois, il y a des gens qui partent avec une histoire ou une stratégie ou un plan, et ils se rendent compte en cours de route que ça ne fonctionne pas. Ça fait que ça, ça arrive qu’on récupère des histoires qui ont été entamées puis qui avaient des trous dedans. Fait que là, il faut le faire pour voir quand, quand l’histoire est faite, quand la stratégie est bien, bien montée. Je dirais que normalement ça dure quand même de 3 à 5 ans. Ok. Ça devient une trame suffisante qui permet. Puis c’est la beauté de la chose, c’est ça évite qu’à chaque année, dans ta planification, tu repenses ton histoire. D’ailleurs, on ne devrait pas faire ça. Vos clients devraient coller à votre histoire à long terme. Un peu comme une marque que tu veux développer de la perception? Oui, faut que ça demeure. C’est sûr qu’après, quand il y a un changement d’offre, un changement de vision, un changement de marché, une acquisition, bien souvent c’est une belle opportunité pour repenser le message. Mais pour nous, c’est important de séparer justement le storytelling général, la trame narrative des tactiques précises. Les tactiques précises, elles, elles doivent évoluer.
[00:19:38] Simon Deschênes
Oui.
[00:19:39] Jean-Baptiste Lepesant
On a lancé un nouveau produit. Bon, bien, parfait. Là, on a besoin d’un épisode qui va parler de ce nouveau produit là, mais il faut que ça fitte dans la grande, dans la grande histoire.
[00:19:47] Simon Deschênes
Dans la grande histoire. Puis l’idéal, c’est qu’elle soit pérenne dans le temps. C’est ça.
[00:19:51] Jean-Baptiste Lepesant
Puis qu’après ça, les épisodes évoluent. Ça, c’est même le fun, ça évite d’avoir une histoire plate. Effectivement, souvent c’est ce que les clients vont me dire dire OK, là tu m’as fait une belle histoire, j’ai fait un vidéo, un brand vidéo, je le fais sur les médias sociaux. What’s next? Mais tu sais, je peux pas faire circuler ce vidéo là à chaque jour. Fait que là, ce qu’on leur dit c’est non, non, faut faut garder la trame puis faut l’appliquer à autre chose.
[00:20:15] Simon Deschênes
Tout ce que vous allez faire comme contenus répétitifs.
[00:20:17] Jean-Baptiste Lepesant
C’est un peu ce que je vais montrer dans la conférence de demain. C’est quoi les les éléments qui vont, qui peuvent demeurer. Donc, tout ce qui est justement, vous parliez de l’archétype, c’est un élément, tout ce qui est le profil des clients qui vivent la transformation. Autrement dit, les personnages de l’histoire, eux, il faut qu’on les retrouve. C’est là souvent qu’on va retrouver nos segments de clientèle. Par exemple.
[00:20:39] Simon Deschênes
Comment ça peut vivre, comment on s’en sert presque régulièrement.
[00:20:44] Jean-Baptiste Lepesant
Puis la même chose pour les messages, pour les éléments visuels, de garder une cohérence. Fait que les gens reconnaissent un univers.
[00:20:52] Simon Deschênes
C’est super.
[00:20:53] Jean-Baptiste Lepesant
On écoute Le Seigneur des Anneaux, on voit deux, On voit cinq secondes Seigneur des Anneaux, on sait qu’on est dans le Seigneur des Anneaux. C’est un peu ce qui fait qu’une marque devrait essayer de faire.
[00:21:03] Simon Deschênes
C’est super intéressant. Puis on va certainement pas manquer ta conférence.
[00:21:07] Jean-Baptiste Lepesant
Bien, merci.
[00:21:08] Simon Deschênes
Merci beaucoup. Jean-baptiste. Merci d’être passé. Puis bien bon show.
[00:21:13] Jean-Baptiste Lepesant
Merci. Bonne continuation.
[00:21:14] Simon Deschênes
Merci beaucoup.
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Thank you for Signing Up |