Bonjour à tous !
Dans cet épisode 52, Simon Deschênes reçoit Nathaly Riverin, fondatrice de Persévérance Entrepreneuriale, entrepreneure en série et figure incontournable de l’écosystème entrepreneurial québécois.
À travers une discussion honnête et profondément humaine, Nathaly parle de ce qu’on aborde rarement sans filtre : la détresse entrepreneuriale, l’épuisement, les signaux d’alerte qu’on ignore trop longtemps et l’importance de demander de l’aide avant que ce soit trop tard.
Elle explique pourquoi le Québec vit un déclin entrepreneurial majeur, comment son équipe accompagne les dirigeants en difficulté, et partage des histoires réelles — parfois bouleversantes — d’entrepreneurs qui ont failli tout perdre… avant de rebondir.
On y explore aussi les tabous liés à l’échec, le poids mental que portent les dirigeants de PME, l’importance de briser l’isolement, et ce que signifie réellement persévérer quand on a tout à perdre.
Un épisode essentiel pour tous les entrepreneurs, dirigeants et conseillers qui souhaitent comprendre l’arrière-scène émotionnelle et financière de la résilience en affaires.
Bonne écoute !
Linkedin Nathaly Riverin : https://www.linkedin.com/in/nathaly-riverin-9461747/
Mon compte LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/simondeschenes/
Nathaly Riverin: [00:00:00] On a beaucoup de faillites au Québec. Je sais pas si t’es au courant, mais on a 50 % des faillites du Canada.
Simon: [00:00:14] Bonjour. Bienvenue! Aujourd’hui, on aborde le thème de la persévérance entrepreneuriale. Donc oui, c’est pas facile de persévérer quand on est entrepreneur. Puis on a une invitée toute particulière aujourd’hui parce que c’est la présidente de l’organisme Persévérance entrepreneuriale. Donc on a de la suite dans les idées. Nathaly Riverin Merci beaucoup d’être là avec nous.
Nathaly Riverin: [00:00:36] Merci beaucoup de l’invitation.
Simon: [00:00:38] Écoute, parle-nous de c’est quoi, comment c’est né puis c’est quoi, persévérance entrepreneuriale au juste?
Nathaly Riverin: [00:00:45] Oui, c’est né d’un besoin que j’ai observé chez mes clients, que j’ai en accompagnement stratégique dans Rouge Canari, qui, au tournant de la Covid, avait des grands besoins, vivait de la grande détresse et avait pas. Je n’ai plus les moyens d’être accompagné sur le plan stratégique. Puis à ce moment là, je me suis dit je vais aller voir ce qui se passe dans l’écosystème. Ça se peut pas qu’on ne puisse pas trouver une subvention, quelque chose pour t’aider, pour réaliser qu’il n’y avait absolument rien pour aider les entrepreneurs qui vivaient de la détresse ou des enjeux de santé financière dans leurs entreprises, dans tout l’écosystème. Ça fait que, tu sais, il y a des choses sur la croissance, transformation numérique, Repreneuriat La productivité, tu sais, c’est les mots qu’on entend souvent ces temps-ci. Ça fait que j’ai soumis un projet au ministère de l’Économie pour dire Écoute, on pourrait créer un programme pour aider les entrepreneurs en difficulté. Ça fait qu’on a vu le jour en décembre 2022. Ça fait que ça va faire bientôt trois ans que j’ai eu le goût officiel pour partir ce projet là. Fait que l’intention, c’est de se dire on a beaucoup de faillites au Québec, je sais pas si t’es au courant, mais on a 50 % des faillites du Canada qui sont au Québec.
Simon: [00:01:54] Ça s’explique comment ça?
Nathaly Riverin: [00:01:55] Oh mon Dieu! J’aimerais tellement l’expliquer. Oui je sais pas.
Simon: [00:02:01] On a plus d’entrepreneuriat donc on a plus de stats. Non même pas.
Nathaly Riverin: [00:02:05] Non, je pense qu’on. Je pense qu’on a. Il manque quelque chose dans. Justement, dans ses hauts et ses bas en affaires, C’est peut être l’audace d’aller demander de l’aide quand ça va mal. C’est sûr que dans la culture anglophone, avoir des difficultés ou même faire faillite, c’est pas c’est pas mal vu, c’est c’est souvent un passage. Fait que j’ai l’impression qu’ici peut être les entrepreneurs, quand ça va mal, s’isole et ont peur d’en parler parce que c’est. Ont peur que ça se sache. Fait que quand on a créé Persévérance, on s’est dit Bien, on est en déclin de l’entrepreneuriat, il y a de moins en moins d’entrepreneurs. Tu sais, tu dis Oui, il y en a beaucoup. Oui, c’est pas vrai, Il y en a deux fois moins qu’il y en avait au tournant des années 2000, des entrepreneurs, là. Fait que là, je te parle pas des franchises puis de toutes les grandes entreprises étrangères qui viennent s’installer ici, mais il y avait, au tournant des années 2000, à peu près 2000 entrepreneurs comme toi, qui avaient au moins un employé en 20 26. On va franchir le cap des 100 000 parce que 200 000, 100 000.
Simon: [00:03:06] De 200000 à 100000 200 000 en 20 ans, en 25 ans.
Nathaly Riverin: [00:03:09] Oui. Puis moi j’ai un background d’économiste, c’est quand je me suis remis à plonger dans ces stats là. Je me suis dit ça se peut pas qu’on ait tellement poussé sur l’entrepreneuriat au Québec puis que, là, on connaisse un déclin majeur puis qu’on n’ait pas d’initiatives assez structurantes pour aider les entrepreneurs en difficulté. Fait qu’on a ouvert les lignes, là, je te dirais, le 21 décembre, là, parce que Dominic Gagnon m’avait fait le privilège d’en parler dans le Journal des affaires, puis puis on a eu des centaines d’appels dans les premiers mois.
Simon: [00:03:41] Ah oui. Ça a été. C’était populaire. Wow!
Nathaly Riverin: [00:03:44] Tu sais, on s’attend. Je m’attendais pas à ça. Tu sais, c’est une startup, là. Fait que je partais ça, puis j’avais deux, trois ressources à la pige en me disant On va faire un site Internet, on va faire de la commercialisation puis on va répondre au téléphone, tu sais. Mais, mais écoute, j’étais dans le temps des fêtes. Dans le temps de Noël, tu sais. Le téléphone sonnait. C’était ma ligne personnelle, parce que là, je ne savais pas quelle envergure ça allait prendre. Fait que écoute a fait que finalement ça a été, ça a été un succès. Puis, tu sais, c’est tout le temps un succès mitigé parce que je me dis Bon, bien, ça fonctionne. Mais ça veut dire qu’il y a beaucoup d’entrepreneurs en difficulté.
Simon: [00:04:15] Oui, oui, j’imagine que c’est la réflexion qu’on se fait là. Oui, c’est ça.
Nathaly Riverin: [00:04:21] Fait que, concrètement, qu’est-ce qu’on fait? Premièrement, on est là pour dédramatiser. L’échec fait qu’on a fait beaucoup de promotion dans dans les deux dernières années pour pour parler justement de la persévérance entrepreneuriale, puis amener des entrepreneurs qui ont réussi à venir raconter un moment où ils ont failli tout échapper. Puis, tu sais, des fois, ils vont nous dire Écoute, une journée, tu penses que t’es sauvé, puis le lendemain t’as une mauvaise nouvelle, puis là t’as peur de perdre ta maison. Fait qu’on a beaucoup d’entrepreneurs qu’on appelle les grands persévérants chez nous qui viennent déjà nous aider à faire la promotion de persévérance. Puis à venir raconter leurs histoires à nos persévérants qu’on appelle. Donc, d’une part, ça, l’Autre chose qu’on s’est dit qu’on allait faire, c’est qu’on allait être la première ligne pour parler aux entrepreneurs qui vivent de la détresse. Ça fait que c’est sûr qu’il y a des lignes comme SOS Suicide et tout ça, là. Fait que. Mais l’entrepreneur, des fois, quand il vit des difficultés, c’est quoi, le réflexe? C’est. C’est de dire quand, quand ma business va aller bien, moi je vais aller bien, fait que j’ai pas besoin de SOS suicide, j’ai besoin d’aide pour sauver mon entreprise. Ok. Fait que on s’est placé comme la première ligne d’entrepreneurs en détresse, soit avec des enjeux de santé, d’épuisement ou des enjeux financiers ou des enjeux de structure. Fait qu’on est encore cette ligne là à ce jour. On parle pendant au moins une heure de façon confidentielle, à tous les entrepreneurs qui nous contactent pour juste, juste avoir un feeling de notre fuite ensemble.
Nathaly Riverin: [00:05:50] Puis après on a un programme qui est un programme qui dure douze mois. Notre programme dure douze mois et là on est en accompagnement financier, en coaching personnel, co-développement avec des cohortes de dix entrepreneurs. On a de la formation à chaque mois sur qu’est ce que tu dois apprendre quand ça va mal? Tu sais c’est quoi le langage du redressement? Comment du refinancement? Quand ça marche, Comment? Puis tu sais, pour être pour que l’entrepreneur, dans ses défis, se sente mieux outillé pour prendre des décisions. On a des experts qui viennent vraiment intervenir directement pour aider l’entrepreneur à régler un problème. Ça peut être bon. Bien là, il faut faire des mises à pied. J’ai jamais vraiment fait ça. Comment. Fait qu’on a des experts dans 25 champs très, très précis qui viennent nous donner du temps? Fait qu’il y a beaucoup, beaucoup de grande contribution de la collectivité. Puis au final, bien, moi, comme tu sais, mon mon parcours avant de faire persévérance, puis Rouge Canari, j’ai créé l’École d’entrepreneurship de Beauce. Fait que je. Je veux m’assurer que tous ces entrepreneurs là qui vivent des difficultés. Bien, le privilège de connaître l’école puis de. Ça fait que c’est là qu’on se rassemble puis qu’on passe 24 h à Lab. Fait que tout ça, c’est le programme. Persévérance. Puis, à ce jour, en termes de volume, je te dirais qu’on a eu 1750 appels, qu’on a été capables de rentrer dans notre CRM. Fait que ça, c’est pas les appels que je pognais entre deux.
Simon: [00:07:15] Que vous avez été capables de traiter dans une première heure, au moins une heure.
Nathaly Riverin: [00:07:19] Dans 1 h de premier appel.
Simon: [00:07:20] Fait que.
Nathaly Riverin: [00:07:21] C’est beaucoup d’entrepreneurs en détresse.
Simon: [00:07:23] De toutes les régions.
Nathaly Riverin: [00:07:24] Du Québec.
Simon: [00:07:25] Tu sais, depuis.
Nathaly Riverin: [00:07:26] Depuis décembre 2022, mais je te dirais que.
Simon: [00:07:30] C’est deux ans et demi. Bien, ça va faire trois ans. Trois ans. Mais, tu.
Nathaly Riverin: [00:07:34] Sais, avec un programme qui commence. Fait que c’était pas connu.
Simon: [00:07:40] Ça, avec une notoriété.
Nathaly Riverin: [00:07:41] Journal de Montréal. Le journal de Québec. Parce que je me suis dit faut que ça soit grand public. Il faut que dans le temps des Fêtes, les conjoints conjointes voient ça. S’ils est sans colère, tu sais.
Simon: [00:07:49] Ouais, c’est ça. Appelle là là.
Nathaly Riverin: [00:07:52] Là. Tiens, j’ai vu ça passer.
Simon: [00:07:54] Wow!
Nathaly Riverin: [00:07:54] Fait que. Fait que pour. Puis on a accompagné 250 entrepreneurs, ce qui est pas beaucoup. Parce que, tu sais, moi, je me suis dit. Je me disais Ça veut dire que, tu sais, on a un un sur cinq qui rentre dans le programme, mais au moins c’est déjà ça.
Simon: [00:08:09] Qu’est ce qui fait que tu sais? Est ce que c’est par qualification ou c’est ce manque de tu sais dire je veux, c’est la volonté qui fait qu’ils vont pas jusque là ou c’est plus vous en faites une qualification puis c’est quoi la qualification pour faire partie du programme?
Nathaly Riverin: [00:08:24] Il y a un coût pour participer au programme parce qu’il était subventionné, mais à 60 %. Fait qu’il y a un coût qui est quand même pas très élevé, là, ça coûte trois 400 $ par mois pour pour être accompagné pendant un an puis avoir tout le package, L’offre complète de services fait qu’au début, tu sais, les gens pensaient que c’était gratuit, puis tout ça fait qu’on a de ça. C’est sûr que les gens ont embarqué embarque avec eux dans dans leurs souliers. Il faut qu’ils nous partagent leurs états financiers puis qu’on travaille vraiment. C’est leur réalité. Des fois, les gens ont une petite gêne ou les chiffres sont tellement pas en ordre parce qu’ils ont pas eu le temps de s’en occuper, fait qu’ils sont juste pas qualifiés parce qu’il y a pas de oui, il y a pas de il y a pas, il y a de l’ordre à faire. Puis là on leur dit Bien, va, quand t’auras des bons chiffres, viens nous voir parce que sinon on saura pas sur quoi travailler, tu sais.
Simon: [00:09:08] Hum hum.
Nathaly Riverin: [00:09:08] Hum. Puis après c’est un engagement, tu sais, c’est pas tous les entrepreneurs qui sont coachables. Je sais pas si tu sais ça.
Simon: [00:09:14] Ouais ouais. J’imagine. Ouais.
Nathaly Riverin: [00:09:17] Tu sais, il faut avoir l’entrepreneur. Il avait vraiment envie de faire équipe avec nous pour qu’on l’accompagne pendant une année. Fait que c’est essentiellement ça, là. Fait que le coup, c’est une barrière, la transparence ou la capacité de se dire Je vais me rendre vulnérable au point de vous dévoiler mes chiffres, mais en même temps de moi, de nous. Une fois qu’on sait ça bien, on est OK. On est 45 personnes autour d’un entrepreneur à essayer de trouver des solutions, là.
Simon: [00:09:42] Wow! Quand même. Fait que. Puis qu’est ce que ça des 250 qu’on parle? Tu sais comment tu vois ça évoluer? Tu sais, j’imagine, il y en a qui ont géré, ils ont minimisé leurs pertes là dedans, il y en a d’autres qui s’en sont sortis. Tu sais comment, statistiquement parlant, ça se situe ou.
Nathaly Riverin: [00:10:02] Tu vas reconnaître l’économiste en moi? Moi, je mesure tout à fait.
Simon: [00:10:05] Ce que ça donne, ce programme-là, finalement.
Nathaly Riverin: [00:10:08] Tu sais, il y a au démarrage 70 % des gens qui rentrent chez nous, qui sont épuisés ou démotivés, ou ils voient plus de solutions. Ça fait que c’est sûr que, tu sais, ça arrive des semaines où tu dors plus, puis t’es tellement stressé.
Simon: [00:10:22] Puis c’est beau, hein?
Nathaly Riverin: [00:10:24] Fait que c’est souvent l’État, l’état de crise dans lequel les entrepreneurs, nous. Puis ils ont une entreprise en difficulté. Fait que, des fois, c’est pas nécessairement en perte de rentabilité, mais des fois, ils sentent que ça s’en va, là, parce que le marché est en train de changer. Tu sais, il y a beaucoup changé le marché, Puis le pire, la pire des situations, c’est là justement, il commence à être plus capable de rembourser soit le gouvernement ou soit les banques, mais on veut pas qu’il nous appelle à ce stade là, c’est trop dur de travailler. Tu sais, quand les gens nous appellent un peu avant, on est vraiment capable de faire quelque chose. Fait que concrètement, qu’est ce qu’on réalise à la fin? 95 % nous disent J’ai plus d’enjeux de santé parce qu’on travaille beaucoup sur l’humain, si je peux dire que c’est une des grandes sphères, même si je te parle de chiffres depuis le début, là, oui, ce qui est important pour nous, c’est l’humain. Parce que je me dis toujours Tu sais, on se dit OK, t’as une entreprise qui a été en difficulté, mais t’es quand même un entrepreneur. Puis là l’entrepreneur, il y a un humain derrière, puis celui là, il est en détresse. Ok. Fait qu’on ramène ça autour de l’humain pour que l’entrepreneur retrouve sa, sa confiance, sa flamme. Parce que c’est ça le moteur de toute la patente. Fait que la majorité, tu sais, vont, vont vont vraiment mieux. Puis pourquoi? Parce qu’on leur a Leur donner le droit de prendre des congés. Tu sais les gens entrepreneurs, que quand ça va mal, ils mettent deux fois plus d’heures dans leur business.
Nathaly Riverin: [00:11:50] Puis là tu dors pas, puis tu travailles deux fois plus. Fait que ça fait pas des bonnes conditions pour prendre des bonnes décisions. Fait que il y a eu beaucoup d’entraide dans le programme aussi. Fait qu’on travaille sur l’humain, puis on travaille sur renforcer la posture de l’entrepreneur. Fait qu’il y a beaucoup de doutes, là, quand t’as pris une couple de mauvaises décisions puis que ton entreprise est en difficulté, beaucoup de doutes qui s’installent, puis. Puis le doute. Ça fait que l’entrepreneur arrête de prendre des décisions alors qu’il faudrait qu’il en prenne, Les filles. Les filles jouent. C’est pas clair quelle décision prendre? Puis quand t’es épuisé, puis que t’es comme t’es écoeuré de gérer des enjeux dans ta business, bien là tu te retrouves à être plus dans une spirale négative que positive. Fait qu’on travaille vraiment sur la posture de l’entrepreneur. Puis ça, on fait ça en cohorte de douze entrepreneurs qu’on rassemble pendant deux mois. Pendant 2 h à chaque mois. Puis là c’est comme, premièrement, on va sortir de l’isolement, gang, on va se parler, Tout le monde vit les mêmes affaires. Puis c’est pas parce que tout le monde pense. Chaque entrepreneur rencontre au début, se sent un peu coupable d’avoir fait des erreurs ou de pas être capable de trouver une solution. Mais quand tu mets dix entrepreneurs ensemble, tu réalises que tout le monde vit les mêmes problèmes à des degrés différents, puis à différents moments dans le temps. Puis ça, ça fait du bien.
Simon: [00:13:06] Puis ça doit faire quelque chose de spécial parce que, pour avoir fait partie de groupes de codéveloppement, puis, tu sais, dans des groupes de codéveloppement, c’est souvent arrivé que chacun. On vivait des passes tough, là, mais on dirait que c’était pas amené comme ça, puis c’était pas voulu comme ça. Puis le facilitateur était pas du tout le responsable de ça. Mais on dirait que la nature même des entrepreneurs, c’était de s’ouvrir là dessus. C’était pas facile, tu sais. Puis la perception des autres. Tu dis ouais mais là ça doit être spécial. Tu sais, t’es douze entrepreneurs, les douze, d’une façon ou d’une autre, ça va pas bien là, tu sais, pas pour les mêmes raisons peut être, là, Mais oui.
Nathaly Riverin: [00:13:50] Ça, ça, ça, ça brise la glace parce que tout le monde sait que si tu rentres dans la persévérance, parce que t’as besoin de te demander de l’aide.
Simon: [00:13:58] Puis c’est ça le côté justement, rentrer dans la persévérance. Tu sais, il y a de la résistance de dire OK, j’ai demandé de l’aide, j’ai appelé, mais après ça, de rentrer dans le programme, tu sais, c’est tu vraiment tant besoin d’aide que ça, là. Puis, dans le fond, la rencontre d’une heure sert à ce qu’il se convainc lui même.
Nathaly Riverin: [00:14:18] Ouais, mais tu sais, en ce moment là, tu sais, on a moins d’argent pour faire du marketing, puis c’est un peu ce qu’on fait, puis la majorité de nos clients rentrent par référencement. Ouais. Fait que ça veut dire qu’il y a une conversation à quelque part d’un entrepreneur à un autre qui a dit Heille, va donc, va donc faire le programme, tu sais, ça va t’aider Parce qu’au final, tu sais, au bout de trois quatre mois, on en a trouvé des solutions. L’entrepreneur est plus solide, il est capable. Sa vision est plus claire et on fait un plan de match ensemble. Ok. Là, la priorité c’est on va aller voir tes prix de revient parce que là, plus plus tu vends, plus tu perds de l’argent. Fait que Ah ouais, OK. Fait que là, tu sais, on prend les problèmes un à la fois. Ok. Au bout de six mois, la majorité des gens se sont stabilisés au niveau de l’entreprise, de leur santé. L’entreprise, on a des solutions. Ça, ça aide à dormir. Tu dis OK, c’est ça le plan. Si je suis le plan, ça va aller. Puis les entreprises, à la fin du parcours, 82 % ont plus d’enjeux financiers. Ok. Fait que c’est sûr qu’il y a des gens utiliser le 18 %. Ils ont fait quoi? Soit ils ont vendu parce qu’on a réalisé que l’entreprise n’était plus le bon véhicule. Tu sais, des fois, le marché a changé. Tu t’acharnes à essayer de vendre à des clients qui ne veulent plus acheter. Puis fait que. Puis c’est long, faire le deuil de ça. Mais nous, on les a, tu sais, on leur dit T’es un humain, t’es un entrepreneur. Ce n’est plus le bon véhicule. So what? On va t’aider à bien fermer ça. Garder ton crazy. Puis tu vas repartir dans d’autres choses après.
Simon: [00:15:43] Parce que c’est rare qu’ils ont pas d’autres idées aussi. Déjà de.
Nathaly Riverin: [00:15:46] Tout le monde se dit je peux embauchables là, moi je suis un entrepreneur, j’irai.
Simon: [00:15:49] Pas.
Nathaly Riverin: [00:15:50] Parce que je veux entreprendre, j’ai pas envie d’avoir de patron. Fait que dans le fond, le cheminement dans la persévérance c’est beaucoup. Ça c’est je suis un entrepreneur dans une entreprise, on va essayer de la de la relever puis de changer le modèle d’affaires pour que ça soit rentable puis. Mais si c’est pas le cas, bien, il y a plein d’options, il y a vendre, vendre les actifs, fermer, bien fermer ses comptes, faire des ententes avec nos fournisseurs parce que notre réputation, comme entrepreneur, c’est important. Puis, si on veut, quand on va être, quand on va retrouver une bonne idée, là, on veut que les portes s’ouvrent pour pour être capable de relancer une business.
Simon: [00:16:29] Oui, effectivement. Puis est ce que ça arrive que. Bien là, tu disais il y en a qui se qualifient pas. Bon, il y a un il y a un frais d’entrée. Entre autres, ce qui fait que c’est quand même bas, trois 400 $, parce que tu parlais, c’est à cause que c’est toujours subventionné.
Nathaly Riverin: [00:16:44] Oui, bien là, on a revu notre modèle d’affaires. Fait qu’on va tourner autour de 400 $ maintenant.
Simon: [00:16:49] Ok.
Nathaly Riverin: [00:16:50] Mais on travaille très, très fort, là, pour. On est en train d’articuler une campagne de financement privé.
Simon: [00:16:55] Ok.
Nathaly Riverin: [00:16:55] Moi, je veux que le Québec s’implique pour redonner au suivant, parce que, des fois, tu sais, entre 400 et 300 ou deux, ça fait la différence. Parce que si t’as jamais été accompagné comme entrepreneur, euh, il y a un frein. Juste ça, c’est un frein à. Tu penses ça, hein? Mais là, quand tu commences à avoir un coach qui est comme tu peux, tu peux appeler n’importe quand. Puis là ça fait un. Ça change une vie. Puis là, quand tu commences à avoir un groupe que tu peux appeler devant une décision, là, tu fais comme Wow! Moi, j’en ai besoin.
Simon: [00:17:26] Ouais.
Nathaly Riverin: [00:17:27] Puis si t’es capable de parler à un super comptable, un fiscaliste, un avocat a l’intérieur de 24 ou 48 h. Parce que t’as trouvé ta solution, tu sais. Tu sais, quand t’as un besoin comme entrepreneur, tu vas chercher une référence. Là, tu cherches, tu demandes à tes chums, t’as ça un entrepreneur, un avocat à me référer. Juste ça, Ça prend quoi, une semaine, deux semaines.
Simon: [00:17:48] Tu sais.
Nathaly Riverin: [00:17:49] Puis t’es pas sûr que tu vas avoir le bon. Nous, nos experts sont qualifiés, ils ont le cœur sur la main, ils collent à nos valeurs. Ils ne sont pas là pour faire de la business sur le dos. Nos clients. C’est pas le temps. Tu sais, on est là pour ça aussi.
Simon: [00:18:00] Il y a pas de. T’es pas dans un groupe de réseautage d’affaires, là, tu sais ça.
Nathaly Riverin: [00:18:04] On n’est pas.
Simon: [00:18:05] Là, du moins, direct, là, tu sais. J’imagine bien.
Nathaly Riverin: [00:18:08] Des fois, il y a des vrais enjeux qui qui ont. Qui demandent plus d’heures, tu sais. Mais après ça, on le sait, qu’il reste quand même dans la persévérance. Puis j’ai pas vu aucun expert, là, faire des offres de services abusives, là. Non, parce que, collectivement, on veut qu’ils s’en sortent. Puis tu vois, à la fin du parcours, il y en a beaucoup qui ont fini le parcours, là. Là, on est rendu une communauté de persévérance. 250 entrepreneurs.
Simon: [00:18:33] Il se passe quoi après?
Nathaly Riverin: [00:18:34] Dire de se dire les vraies affaires? Puis c’est ce qu’ils nous disent, c’est c’est un safe space. Je vais toujours pouvoir aller dire vraiment ce qui se passe dans ma business à cette communauté là. C’est tout le monde. C’est une des valeurs qui est bien importante pour moi, c’est l’authenticité. Fait que c’est ça la communauté. Persévérance au terme du parcours. Puis ils ont tellement apprécié le codéveloppement, les formations qui en redemandent à la fin. Puis ils en redemandent de refaire les formations. Parce que tu sais, quand ça ne va pas bien, puis t’as une formation sur le modèle d’affaires, mais t’es en train de juste essayer de mettre ta comptabilité en ordre. T’es pas. T’es pas rendu là, tu sais. Fait que là, ils nous demandent de continuer le programme même après qu’ils ont terminé.
Simon: [00:19:19] Tu sais, parlons de toi parce que t’es t’es t’es dans l’entreprenariat, puis t’as T’as une. Je veux pas, J’aime pas dire ça, mais t’as une business, on va dire que t’as une Business inc. Puis t’es parti dans un OBNL, puis off off record off. Mike Tu me disais je m’étais promis de pas retourner dans une structure avec un conseil d’administration, puis tout ça, puis, tu sais, je veux dire, ça prend une puis puis bravo, parce que je pense que, tu sais, tu, tu, tu agis sur des avec des humains qui ont des problèmes, puis tu en fais une, un devoir, mais jusqu’à quel point ça t’occupe. Maintenant, par rapport à te mentionner, t’as un business ici en conseil stratégique qui est rouge canari, tu le mentionnais tantôt, c’est quoi, la division de ton temps puis comment tu réussis à le faire les deux? Parce que c’est pas évident.
Nathaly Riverin: [00:20:10] Mais quand C’est sûr que, quand j’ai créé Persévérance, je me suis dit Je me connais maintenant, je sais que moi je développe, je suis la visionnaire, je suis celle qui influence, je suis celle qui fait les contacts, les partenariats. Mais, mais quand j’ai les deux mains dedans, là je me perds. Fait que du jour un, je me suis dit ça me prend une équipe là, dans la persévérance que j’ai, j’ai structuré la business puis le modèle d’affaires pour avoir de l’aide en partant. Ça, ça fait pas.
Simon: [00:20:34] Tout le temps celle qui prend les appels dans le temps des Fêtes.
Nathaly Riverin: [00:20:38] Là. Fait que j’ai une super équipe dans la persévérance, puis on se connaît bien parce qu’encore une fois, une de nos de nos grandes valeurs, c’est l’authenticité. Ils savent que moi, mon X, c’est développer à développer le programme, développer la pédagogie, développer le parcours, puis eux autres, c’est de, c’est de prendre le téléphone, faire les premiers appels, s’occuper de l’administration. Fait qu’on est vraiment une équipe très, très complémentaire. Fait que ça, ça me permet de faire ce que j’ai à faire dans. Comme PDG de persévérance pour le développer puis surtout assurer sa pérennité. Tu sais, comme comme PDG, ma job, c’est ça, là.
Simon: [00:21:13] C’est comme ce que tu fais. Puis développer des partenariats, les partenariats.
Nathaly Riverin: [00:21:18] Monter des campagnes de financement, être ici, être en représentation. Fait que ça C’est quand t’es sur ton X, tu ne sais pas, ça gruge pas d’énergie. Je suis capable d’avoir un peu de temps pour les bons clients que j’ai gardés dans le rouge canari qui qui qui sont fidèles depuis des années, Depuis maintenant dix ans presque.
Simon: [00:21:39] Ouais, c’est ça. J’imagine que là, tu as développé une relation à long terme, puis t’es moins en hunting grind de nouveaux clients comme tel, là, je suppose. Est-ce que ça t’est arrivé? Puis là je ne veux pas de nom, là, mais que des persévérants deviennent des clients de ton conseil stratégique, dans le fond. Bien oui, parce.
Nathaly Riverin: [00:22:00] Que, quand on leur dit Écoute, t’es pas tu n’es plus dans la misère, là.
Simon: [00:22:03] Bon, là, je signe le chèque, là, là, là, là, là.
Nathaly Riverin: [00:22:06] Là, parce qu’il y a plein de gens qui nous donnent du temps. C’est une structure avec des commanditaires. Fait que, tu sais, on est là pour aider les gens à s’en sortir, mais, s’ils veulent une planif stratégique, là, ça va être ça va être dans Rouge Canari ou, tu sais, nos experts, après ça, ils peuvent, nos persévérants peuvent développer des affaires avec.
Simon: [00:22:23] Eux, Développe des affinités avec certains.
Nathaly Riverin: [00:22:25] Ce qui est bien populaire, c’est modèle d’affaires. Là, tu sais, quand t’as goûté à l’outil, là, du business model canvas pour voir comment fonctionne ta business, là, tu disais Moi, j’aimerais ça faire ça à chaque année, là, avec mon équipe, parce qu’on voit clair maintenant. Fait que fait que c’est. Ça fait que ça, c’est dans la rouge, soit c’est avec nos autres partenaires, là.
Simon: [00:22:46] Wow, As tu encore une fois, de façon très anonyme, tu sais, des des situations que peut être que vous avez regardé au début de dire ouf, tu sais, là, on va gérer la fin, puis finalement ça s’est relevé, puis des belles surprises. Autrement dit, tu sais, on.
Nathaly Riverin: [00:23:03] A plein de belles surprises.
Simon: [00:23:04] J’imagine.
Nathaly Riverin: [00:23:05] Bien, Tu sais, une des choses qui est qui nous a vraiment surpris, mais on le savait. Mais tu sais, il y a des gens souvent à peut être à mi chemin du parcours ou à la fin qui nous a écoute, je trouvais pas persévérance, je n’étais plus là, je mettais fin à mes jours. Wow ok puis Pis c’est pas deux trois sur 250.
Simon: [00:23:24] Ah non, c’est pas un.
Nathaly Riverin: [00:23:25] Fait que tu sais. La détresse d’un entrepreneur, là, elle est profonde. Fait que ça, c’est sûrement notre plus beau succès. Puis on est très très vigilant là dessus. On est associé avec la clinique Lacroix. Fait que quand.
Simon: [00:23:39] Je connais.
Nathaly Riverin: [00:23:40] La clinique Lacoste, c’est de la médecine privée puis c’est compliqué. Ils vont remettre ça au rendez vous dans le public.
Simon: [00:23:44] Fait qu’on s’est associé. Fait que c’est un des coachs, un des.
Nathaly Riverin: [00:23:47] Un des un des experts.
Simon: [00:23:48] Prestataires de services.
Nathaly Riverin: [00:23:49] Médecine, psychologie. On a des On a des. On a des partenaires dans ça. Fait qu’aussitôt qu’on sent une vulnérabilité ou que, tu sais, là, il y a fait que les gens ont accès à avoir un rendez vous, un premier rendez vous en 48 h chez un médecin. Fait que.
Simon: [00:24:01] Juste.
Nathaly Riverin: [00:24:02] Ça, ça vaut. Ça vaut quasiment 400 piastres.
Simon: [00:24:04] Ouais.
Nathaly Riverin: [00:24:07] Fait que mes des beaux succès, il y en a. Il y en a beaucoup.
Simon: [00:24:10] Oui.
Nathaly Riverin: [00:24:11] Il y en a beaucoup. Puis tu sais, de Je te parle, je peux te parler de Maggie? Nadine parce qu’elle vient de la région. Elle a une entreprise qui s’appelle Béké-bobo. Manufacture d’une vingtaine d’employés à l’international. Quand elle nous a contactés, Maggie, elle venait d’avoir un accident de vélo. Trois ou quatre mois avant, elle était couchée dans un lit.
Simon: [00:24:31] Wow!
Nathaly Riverin: [00:24:32] Puis il fallait qu’elle gère. Elle avait une business qui roulait à côté, mais elle n’était plus capable.
Simon: [00:24:36] De.
Nathaly Riverin: [00:24:36] Tout mettre dedans.
Simon: [00:24:37] Ok.
Nathaly Riverin: [00:24:38] Ok. Puis elle se disait J’abandonne tout. On a commencé à commencer la persévérance, vraiment couchée dans un lit, là, en codéveloppement, puis elle était là, puis on l’a vraiment accompagnée pour que tranquillement après, elle prenne ça une étape à la fois. Fait qu’au bout de six mois, elle était capable de retourner dans son entreprise. Tu sais, quand tu dis que t’es épuisée, puis t’es à bout de ta business, puis de toute façon, faut que tu t’occupes de toi.
Simon: [00:25:03] Hum hum.
Nathaly Riverin: [00:25:04] Hum. On a travaillé aussi son modèle d’affaires. On a trouvé des vraiment des beaux marchés qu’elle n’avait pas vus. Parce que tout seul, des fois tu vas, tu sais ce que tu sais. Puis écoute, je pense qu’à six mois, elle est allée au musée du Louvre. C’est un ourson thérapeutique qu’elle a développé. Elle est ingénieure magasine son ourson thérapeutique. Il est exposé au musée du Louvre dans une affaire d’objets pour enfants. Ok, mais tu sais. Voilà un an et demi, Maggie. Nadine, elle n’en menait pas large. Donc ça, c’est nos beaux succès. C’est sûr que là, elle partait vraiment de zéro. Il fallu que dans la même année, elle réapprenne à marcher, à lire. Elle avait une business de 20 employés, elle continuait de se faire rouler, sinon elle s’en allait dans le mur, puis elle faisait faillite. Ok. Il a fallu qu’elle retrouve son permis de conduire. Parce que tu sais, je retrouve confiance à son équipe, apprennent à diriger son équipe à distance, à avoir.
Simon: [00:25:57] Tu sais, ça.
Nathaly Riverin: [00:25:58] C’est notre notre, notre modèle de courage exceptionnel. Mais on en a des modèles comme ça, on en a plein d’autres.
Simon: [00:26:04] Ouais, celui là il est très imagé.
Nathaly Riverin: [00:26:07] Là tu pars, tu pars de zéro.
Simon: [00:26:09] Là, mais tu sais.
Nathaly Riverin: [00:26:11] Plein d’autres modèles. Tu sais, on a beaucoup de gens qui passent dans des incubateurs puis les incubateurs de toutes les régions du Québec, c’est des incubateurs de croissance. Ça fait que là, tu pars ton entreprise, là, puis là il te structure un super modèle d’affaires avec de la réinjection d’argent tout de suite en partant. Puis, tu sais, t’as des. Tu rentres dans les capitaux de risque, puis là ton produit, il faut que tu le scale up à l’international. Fait qu’au bout de 3 à 5, tu sais, quand tu sors de l’incubateur puis que t’as ton modèle, mais 3 à 5 ans plus tard, bien là, nous, on en a eu beaucoup, des gens qui nous ont dit Écoute, j’y arrive pas, puis c’est tellement gros, ce que j’ai comme bateau, à amener.
Simon: [00:26:52] Des investisseurs et tout exigences, puis je suis seule.
Nathaly Riverin: [00:26:55] Là-dedans, puis il me manque. Mon coffre à outils est pas assez, il est pas assez gros. Fait que je te dirais qu’on en a beaucoup, beaucoup de monde dans la construction. Tu sais, la construction c’est à la fois t’es entrepreneur, mais surtout quand t’as une business, mettons entre cinq et dix employés, t’es quand même sur le plancher. Là, c’est physique. Oui, c’est physique, c’est mental. La charge mentale est grosse, surtout quand l’entreprise est pas encore assez structurée.
Simon: [00:27:23] Mais on le voit, tu sais que l’entreprise n’a pas suffisamment les moyens. Tu sais, on le voit, tu sais, le modèle d’entreprise de PME québécoises, il y en a, quoi, 70 000 à peu près au Québec, des PME, c’est large PME, mais de la peur, il y en a beaucoup, beaucoup, beaucoup. Puis on le voit, tu sais, nous, nos clients, c’est notre nid. On dirait que c’est toujours les dirigeants, le président ou les associés ou quoi que ce soit, puis c’est encore eux autres. On agit beaucoup au niveau des ventes, puis c’est encore eux autres qui drive le show au niveau des ventes. Puis on dit tous Ça ne devrait pas être le cas, mais c’est pas vrai que tu peux te payer un vendeur, puis que tu peux même espérer avoir quelqu’un qui va comprendre aussi bien ta business que toi pour closer des deals et tout. Ça fait que c’est. Je dis ça parce qu’on cumule beaucoup de chapeaux, puis c’est souvent ce qui cause éventuellement la perte. Tu sais, c’est trop, mais à quel point tu peux te laisser aller. Tu sais, tu peux te payer ces ressources là.
Simon: [00:28:17] Des fois c’est plate que tu sais, il faut se rendre jusqu’à un point où il y a un mur, ou où il y a vraiment un gros obstacle pour avoir ce type d’aide là. Mais tu sais, tu touches un point. Tu sais, je pense qu’il y a beaucoup d’aide pour la croissance. Quand tu commences à faire de l’argent comme le financement, là, quand tu commences à faire de l’argent. Oui, il était bien, bien, bien des options, mais entre les deux. Puis, tu sais, là, tu sais, tu parles de persévérance quand c’est mieux d’être avant que ça aille, que ça soit trop tard, évidemment. Mais même dans la pente descendante, des fois, tu sais, il y a des. Parce que tu le sens, des fois, je pense qu’il y a une pente descendante ou que ou il y a de quoi qui se passe. Il y a tellement de fractions dans le marché en ce moment. Tu sais, il y a plein de domaines qui sont touchés par l’arrivée de l’IA par exemple. Juste ça, c’est cool.
Nathaly Riverin: [00:29:06] Ça.
Simon: [00:29:06] Va. Tu sais, si t’étais traducteur voilà deux ans, là, ça shake, là, tu sais. Fait que. Mais comment tu gères le timing de de ça quand ça arrive? Puis ça serait le fun d’avoir des mécanismes, même en amont, de persévérance entrepreneuriale, qui sont pas aussi coûteux non plus, parce que ça aussi, là, tu hésites à dépenser. Tu sais, pour te faire aider.
Nathaly Riverin: [00:29:27] Mais la valeur ajoutée, là, tu sais, d’être accompagné puis d’avoir de l’expertise.
Simon: [00:29:32] Au bout des.
Nathaly Riverin: [00:29:32] Doigts pendant une année, là, tu sais, c’est vraiment pas cher, là, pour trouver la rentabilité puis être capable de payer le banquier, là, c’est pas cher, payer 400 piasses par mois.
Simon: [00:29:45] Bien non, ça.
Nathaly Riverin: [00:29:45] Demande à ton comptable, juste pour analyser tes chiffres, puis il va t’envoyer une facture de 1000 piastres, tu sais.
Simon: [00:29:50] Bien oui. Fait que est ce que ça arrive que vous refusiez des entrepreneurs parce que ça ne va pas assez mal? Je sais pas comment mesurer ça.
Nathaly Riverin: [00:29:58] Bien, en fait, c’est que c’est sûr que si tu rentres dans la persévérance, tu vas avoir accès à des gens qui ont des défis. Des fois, c’est des enjeux de santé, tu sais, des belles business, qu’on a eu, de belles entreprises techno, mais la dirigeante était épuisée alors qu’à la base il y a ça.
Simon: [00:30:15] Ok, fait que ça peut être juste pour le facteur humain, que la business est encore sur les rails comme il le faut, mais qu’elle.
Nathaly Riverin: [00:30:22] N’est pas obligée d’être les deux ou l’inverse. Tu sais, tu t’en vas dans le mur, mais t’es en forme, Mais t’as quand même besoin d’aide, tu sais. Fait que. Puis tu sais, on dit toujours aux gens Appelez-nous avant qu’il soit trop tard. Arrête d’attendre, tu sais. Tu sais, si t’as. Tu songes une fraction de seconde à appeler un syndic. Elle nous appelle, nous, là. Ouais. Parce que là, tu t’embarques dans une aventure qui est pas du tout la même que celle de persévérance. Les syndics, ils protègent leurs clients. Les créanciers, pas les entrepreneurs.
Simon: [00:30:51] Ouais.
Nathaly Riverin: [00:30:52] Fait que ça fait toute une différence.
Simon: [00:30:54] Ouais.
Nathaly Riverin: [00:30:54] Bien, on a. Tu sais, au fil de Dans les derniers mois, on a créé des produits d’entrée dans la persévérance. Fait que pour 300 $, les gens peuvent avoir un diagnostic financier avec un plan de match.
Simon: [00:31:06] Ok.
Nathaly Riverin: [00:31:07] Fait qu’on est pas fait que ça. C’est. Puis là on peut voir. Puis ça peut leur donner une idée de. J’ai vraiment besoin d’aide ou ou pas, tu sais.
Simon: [00:31:17] Mais sinon, un entrepreneur qui. Qui se sent, qui est en difficulté puis qui a les moyens de payer 400 $ par mois. C’est rare. Vous le refusez, j’imagine? C’est sûr. C’est automatique.
Nathaly Riverin: [00:31:29] Tu sais, mon intention, Simon, c’est d’aider au moins 1000 entrepreneurs dans les 3 à 5 prochaines années. Ok, pour faire une différence. Tu sais, ça va être 1 % des 100 000 qui nous reste. Ça va être pas beaucoup, OK.
Simon: [00:31:40] Mais les autres 100 000? Je veux pas dire qu’ils sont en difficulté, mais quand même, sûrement plus que 1000 sur 100 000. Oui, sûrement.
Nathaly Riverin: [00:31:47] Oui, mais tu sais, il y a une étude en juillet de la BDC qui est sorti qui disait que 36 % des entrepreneurs étaient en épuisement au Canada puis que ça nuisait à la productivité de notre économie. Oui. Bon, l’autre bout de la phrase, je le trouvais moins, je le trouvais tellement rationnel. Mais tu sais juste, il y a 30 6 % des chefs d’entreprise qui sont épuisés. On fait quoi? Oui.
Simon: [00:32:07] On peut pas nécessairement culpabiliser encore plus.
Nathaly Riverin: [00:32:10] Ça nuit à la productivité.
Simon: [00:32:11] Ok, oui c’est ça, je suis une nuisance.
Nathaly Riverin: [00:32:14] Oui c’est ça, je suis pas encore assez performant.
Simon: [00:32:16] Non c’est ça effectivement. Oui.
Nathaly Riverin: [00:32:18] Oui. Fait que. Puis tu sais, il y a quelque chose qu’on remarque beaucoup dans la persévérance, c’est que l’entrepreneur, il va se mettre de de côté pour son entreprise, il va mettre l’entreprise avant lui, mettre la famille avant lui, les employés avant lui ou elle. Puis il va se dire quand tout ça, ça va bien aller, moi je vais bien aller.
Simon: [00:32:40] Ouais.
Nathaly Riverin: [00:32:41] Ok. Puis ça, on travaille vraiment à casser cette croyance là. Nous, ce qu’on dit, c’est l’entrepreneur qui va bien est capable de relever, se mettre en avant, se donner plus d’importance que son entreprise. Puis il voit qu’il est plus solide, il va être plus plus en mesure de remonter son entreprise.
Simon: [00:33:01] Tu vois, c’est beaucoup de. Puis, tu sais, je suis pas un coach en mindset, là, mais je suis quand même un fervent apôtre du fait que je pense que le mindset change beaucoup de choses. Tu sais, de ton état d’esprit, de comment tu peux t’aider toi-même aussi à repartir et tout. Mais vois tu, tu sais, je ne sais pas si tu connais le livre de GAPS and the Game. Tu sais, moi je suis je suis un fervent. Parce que c’est toujours en train de te mesurer aux idéaux et aux objectifs que t’as fixés pour te. Pour te donner une petite tape dans le dos toi même pour dire c’est bon, on a avancé, ça arrivera jamais. Par rapport au fait que tu puisses regarder les deux trois derniers mois, on dirait mesurer tout ce qui a avancé. Oui, peut être pas aussi vite que tu voulais, mais tu sais d’où t’étais, Puis où est ce que ça se rend? Puis tu sais, tu t’encourages avec ça. Fait que, tu sais, il y a comme il y a vraiment une. Puis il y en a beaucoup de mes collègues confrères qui savent bien, Oui, les objectifs sont pas encore atteint, On verra. Puis là, quand on arrive aux objectifs, il y en a déjà d’autres, puis ça, ça épuise énormément. Ça, ça tue. Tu sais ce que tu vois, Ça j’imagine, tu vas constater ça aussi.
Nathaly Riverin: [00:34:11] Mais c’est vraiment quelque chose qu’on cherche à déconstruire. Parce que si c’est juste ça qui te fait te lever le matin, les chiffres, la performance de ton entreprise, à un moment donné, tu te vides de l’intérieur. Là, il faut que tu te ressources ailleurs que dans l’entreprise. Puis ça te rend compte quand tu as une vie à l’extérieur de l’entreprise, puis que t’es pas trop dépendant de tes des hauts et des bas des affaires, T’es beaucoup plus solide comme dirigeant. Hum hum hum. Fait qu’on travaille beaucoup la dissociation, puis ça aide, tu sais, ça aide, puis ça fait autre chose. On dit à des entrepreneurs Prends le week-end off. Ah non! Heille, c’est ça ton devoir! Moi, je suis à coach. Là, je te donne le devoir de prendre trois jours off. Pas de business, pas de téléphone.
Simon: [00:35:03] Non offline aussi, c’est ça?
Nathaly Riverin: [00:35:06] Tu penses, Tu penses que je peux? Et essaie le, Tu me diras comment tu te sens lundi matin. Ok, tes idées sont plus claires. Plus claires. As tu moins peur? Tu sais, quand t’as fait un bon trois jours de ressourcement, tu reviens au bureau le lundi? Ben là là t’es pas fatigué. Le niveau de peur a diminué, le niveau de clarté a augmenté, puis l’énergie pour faire prendre des décisions est davantage là. Des fois, c’est juste ça, mais c’est tout ça à la fois, parce qu’il y a des entrepreneurs qui ne se donnent pas le droit de se faire passer avant leur entreprise.
Simon: [00:35:42] Hum hum hum. My god! Qu’est ce qu’on Qu’est ce qu’on fait quand on a. Puis je dis on parce que je fais partie de cette communauté là. Mais qu’est ce qu’un entrepreneur fait quand il sent que peut être que comment il vous contacte puis tout ça, Il y a juste un courriel à vous envoyer parce que finalement toutes les infos de contact, on les met dans notre check list et tout, mais.
Nathaly Riverin: [00:36:04] C’est juste pour venir voir, prendre, prendre. Rendez vous sur Infos à commercial à Thinktank Entrepreneur point org. Oui parce que c’est le nom de l’OBNL qui est derrière. Persévérance. Juste venir jaser avec Maryse. Qui? Maryse qui est celle qui fait toutes nos tous nos premiers appels?
Simon: [00:36:20] Ah oui, c’est tout Maryse qui fait tout. Ok.
Nathaly Riverin: [00:36:23] Puis on a une équipe derrière quand il y a trop de volume. Mais Maryse, elle aime tellement les entrepreneurs. Puis tu sais, juste prendre 1 h pour jaser avec, avec elle, puis avoir son beau sourire puis son énergie. Juste ça, ça fait du bien. Puis après, bien, c’est voir il y a un fit, il y a un fit, puis des fois c’est ah ben écoute, peut être que t’as besoin d’un quick fix. Tu sais, des fois c’est juste une réflexion sur comment faire pivoter ton modèle d’affaires. Fait que c’est assez simple. Un Il y a un numéro un 800 sur le site de Persévérance. Tout est tout est en ligne. On va chercher 1 h 01 plage horaire de libre, puis on.
Simon: [00:37:02] Se rend compte d’une heure. Puis à ce moment là, on le sait. Si.
Nathaly Riverin: [00:37:05] Si, ça coûte rien, si.
Simon: [00:37:07] Ça se poursuit avec quelqu’un.
Nathaly Riverin: [00:37:09] Qui est avec qui on peut ventiler notre semaine, si c’est juste pour ça que les gens appellent. Moi ça me dérange pas. On va avoir fait cheminer un entrepreneur puis on aurait été là.
Simon: [00:37:19] Bien, en tout cas, bravo. Premièrement, merci, bravo pour tout ça. Je suis vraiment content qu’on a trouvé puis qu’on a eu la chance d’avoir la discussion. Oui, tout à fait. Puis écoute, comme toujours, je mentionne à notre audience ceux qui veulent avoir toutes les informations, puis aussi les points forts de l’entrevue, on fait une check list. Donc, abonnez-vous à notre infolettre, puis vous allez avoir accès à cette checklist là. Merci beaucoup, Nathalie.
Nathaly Riverin: [00:37:52] Ça fait plaisir. Merci de l’invitation.
Simon: [00:37:55] Plaisir.
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