Bonjour à tous !
Dans cet épisode capté en direct à Stratégies PME 2025, Simon Deschênes reçoit Alex Blouin, associé chez Barricad Fiscalistes et fiscaliste depuis 14 ans. Ensemble, ils plongent dans les erreurs fiscales les plus fréquentes que commettent les entrepreneurs et qui peuvent leur coûter… jusqu’à un million de dollars lors de la vente de leur entreprise.
Alex explique de façon simple et concrète l’exemption pour gains en capital, la nécessité de « purifier » son entreprise avant une transaction, les pièges liés au cash excédentaire, les règles du 24 mois, et les conséquences trop méconnues d’un mauvais montage corporatif.
Un épisode essentiel pour tout entrepreneur qui veut protéger la valeur de son entreprise, éviter des erreurs coûteuses et planifier une vente — ou une relève — sans mauvaises surprises.
Bonne écoute !
Linkedin d’Alex Blouin: www.linkedin.com/in/alexblouinfiscaliste/
Linkedin de Simon : www.linkedin.com/in/simondeschenes/
[00:00:00] Alex Blouin
L’acheteur va toujours vouloir acheter les actifs. Pourquoi tu viens de le dire? Le risque juridique. Je sais. Tu sais que t’as fait. Moi ça me tente pas de te poursuivre après.
[00:00:16] Simon Deschênes
Alors bonjour, bienvenue en direct de stratégie PME. Encore une fois, aujourd’hui, on parle avec Alex Blouin de chez Barricade, associé chez Barricade. On va parler de fiscalité en entreprise. Donc plein de questions d’un newbie qui va se faire dans.
[00:00:33] Alex Blouin
Un sujet tellement le fun la fiscalité. Fait qu’on va essayer.
[00:00:37] Simon Deschênes
Le fun pour un entrepreneur.
[00:00:38] Alex Blouin
Le final. Le chèque est meilleur si tu prends le temps de gérer ta fiscalité. Théoriquement, ton chèque est meilleur.
[00:00:43] Simon Deschênes
C’est supposé être le fun. Fait que moi je commencerais ça en disant c’est là, je suis quand même parti du champ gauche. C’est quoi les erreurs les plus fréquentes que tu vois dans des PME au niveau fiscal? Tu sais quel genre d’argent les entrepreneurs dorment au gaz laisse sur la table? Utilise pas davantage le levier.
[00:01:01] Alex Blouin
Sinon je vais t’amener sur le plus gros nanane. On va le dire en français. Le plus gros boni bonbon pour un entrepreneur au Canada. Au Québec, c’est l’exemption pour gains en capital. L’acronyme Dgc CGC, c’est toute la même affaire. C’est ton million, ton premier million 250 000 que tu vends quand tu vends des actions d’une entreprise.
[00:01:20] Simon Deschênes
Quand tu revends.
[00:01:21] Alex Blouin
Ou des biens agricoles ou de pêche, On va les laisser de côté eux autres. Mais vraiment, tu vends des actions d’une entreprise opérante. Immobilier, ça compte pas. Il y a des règles pour exclure les franchiseurs, l’immobilier, les prêteurs privés. Mais une business angels, c’est souvent une entreprise qui vend du pain. Ton premier million 250 000, il est pas imposable? Ok ok, il y a des règles. La plus grosse erreur c’est de pas respecter la dernière règle. La deuxième règle de purifier ton entreprise. Qu’est-ce que ça veut dire?
[00:01:50] Simon Deschênes
On a des purificateurs d’air.
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[00:01:53] Alex Blouin
Purifier l’air, puis le foyer de l’entreprise. Purifier l’entreprise, c’est de ne pas laisser de cash trop s’accumuler dans l’entreprise.
[00:02:01] Simon Deschênes
Ok.
[00:02:02] Alex Blouin
Le gouvernement ne veut pas que pendant deux, trois, quatre, cinq, dix ans, tu accumules une une cash business, puis que tu dises bon ben Simon, moi devant mon IGA, j’ai 5 millions de placements dedans, mais je veux pas payer d’impôt sur la vente.
[00:02:19] Simon Deschênes
Ok.
[00:02:20] Alex Blouin
Ce qu’ils disent c’est détient les actions pendant au moins 24 mois. Fait que transactionnel parlant, si tu ne fais rien avec tes actions, c’est pas une erreur. Ok, tu les achètes à la bonne place. T’as un comptable, un fiscaliste, un notaire, un avocat qui te dit achète ça de telle manière, structurée, de telle façon, Bingo, tu es à la bonne place pendant les 24 mois précédant la vente. Faut que plus que la moitié de ton entreprise, juste la portion actif. Les dettes je m’en fous, juste la portion d’actifs, faut plus que la moitié soit utilisée dans ton entreprise. Qu’est-ce que ça veut dire? Pas d’actions de Tesla, pas de terrain à Vaudreuil, Pas de bloc appartement, pas d’assurance vie, pas de placements en bourse. Ok, là le monde me disent oui mais j’ai du cash cash, je m’en sers. Oui mais fais les tourner Si tu descends jamais en bas de deux 300 zéro zéro dans ton compte de banque. Le gouvernement va dire t’as deux 300 zéro de cash excédentaires. Moi je fais l’addition de tous ces actifs là. Le plus gros actif, malheureusement, on ne l’a pas dans les mains. L’achalandage. Ton brand, ton, ta page Facebook. Ton site internet. Comment ça vaut ta business? Celle là, faut que je l’ajoute dans mon calcul. Évaluateur d’entreprises, on est ça chez nous aussi. Ça tombe bien, ça tombe bien. On extrait puis on dit t’as trop de cash ou pas assez de cash au moment de la vente. L’erreur. Je reprends ta question très simplement, c’est que personne t’a dit vite ton argent, puis vidé ton argent. Ça peut juste être paye tes fournisseurs, achète de l’actif que tu dont tu te sers ou verse des dividendes.
[00:03:47] Simon Deschênes
Il faut que ça soit de l’actif que tu te sers. Exact. Est-ce que d’acheter ton propre bureau par exemple, si t’es une business de ce service ça.
[00:03:54] Alex Blouin
Marche si tu t’occupes plus que 50 % de l’espace du.
[00:03:58] Simon Deschênes
Bureau. Ok c’est ça.
[00:03:59] Alex Blouin
Ok. Fait que pas un bloc appartement. Où est-ce que t’as un local? Qui est ton bureau?
[00:04:02] Simon Deschênes
Ok.
[00:04:03] Alex Blouin
Si les gens font pas ça, il faut que je reparte. Le compteur de 24 mois. C’est dramatique là. Il y a le gars, il arrive, Jack, il veut vendre son entreprise. Bon, bien moi je serais prêt fin d’année. Je voudrais vendre. On regarde les chiffres puis on dit Bien Jack, tu peux vendre, mais t’as pas accès à ton exemption pour gain en capital. Bon, 1 250 000. C’est une transaction de 10 millions. Tu dis C’est plate, mais bon. Mais si t’as mis une fiducie, on peut multiplier cette extension là.
[00:04:27] Simon Deschênes
C’est ça que j’allais te demander. Oui, c’est encore faisable.
[00:04:30] Alex Blouin
C’est encore le cas.
[00:04:31] Simon Deschênes
C’est ça. Là, on vient.
[00:04:32] Alex Blouin
Multiplier le nanane.
[00:04:33] Simon Deschênes
C’est le seul avantage de la fiducie qui reste fiscal.
[00:04:37] Alex Blouin
Parce qu’avant il y avait le fractionnement de revenus. Ça doit être ça que tu veux parler. Tu pouvais splitter un peu?
[00:04:40] Simon Deschênes
Oui.
[00:04:41] Alex Blouin
Sprinkling un peu de revenu dans la famille, mais fiscalement parlant, l’exemption pour gain en capital allait la chercher. Deux, trois, puis quatre, puis cinq, puis dix fois. Ça, ça marche encore. Quand je disais c’était le plus gros bonbon en fiscalité. Si on est capable de multiplier le bonbon. C’est comme l’Halloween, ok, mais si tu ne respectes pas tes tests, bien, il ne marche pas pour toi. Il ne marchera pas pour ta fiducie. Ça, on le voit. Tu sais, normalement, quand t’es rendu à avoir une fiducie, t’es suivi, il y a un fiscaliste qui t’a mis ça en place. Donc, il y en a qui manquent leur chiffre, pareil. Mais ça, plus grosse erreur, c’est une évidence. Il fallait que j’en parle. C’est purifier ton entreprise, t’assurer que t’es prêt à la vente ou à un décès. Ce qui permettent dans l’année de la vente, c’est de dire est ce que dans les 365 derniers jours, tu as été à 90 % d’actif admissible, pas 50. Il monte la règle à 90? Si oui, tu peux vendre ton exemption, sinon for all. Fait que là Simon, je te fais décéder. Malheureusement, toi, ton entreprise vaut 3 millions. Ta famille se dit Bon, bien, le premier million 250, il n’aura pas d’impôt dessus. Il se revire de bord, se qualifie pas parce que Simon, il a pas écouté Blouin, il leur a dit de vider ton entreprise. That’s it, that’s all baseball, OK? Fait que ça, c’est très, très, très, très important.
[00:06:04] Simon Deschênes
Ça, c’est. Tu sais, là, te rattacher une des erreurs les plus communes par rapport à la vente, la préparation à vendre sa business. Il y a tu d’autres erreurs dans les opérations courantes mais qui touchent à la fiscalité que tu vois?
[00:06:19] Alex Blouin
Si on redescend d’une coche dans le quotidien, dans le courant, la décision, ça a l’air évidente.
[00:06:25] Simon Deschênes
Oui.
[00:06:26] Alex Blouin
Ok, il y a des il y a tout le monde, en tout cas depuis des années, c’est ce que j’entends, c’est c’est pas grave, un ou l’autre, ça s’équivaut. Le gouvernement québécois a sorti une règle sur un nombre d’employés, un nombre d’heures, Pardon? 5500 heures pour être une vraie société active. Ils ne veulent plus, en gros, que les médecins, que les consultants, que les avocats à leur compte seul un très petit taux d’impôts.
[00:06:51] Simon Deschênes
Ok.
[00:06:51] Alex Blouin
Ok. Fait que ce qu’ils disent c’est si t’as 5500 heures de payroll, t’es une assez grosse petite entreprise. Fait que ton taux à la place d’être 20.5, il va être douze. Ok. Intéressant. Mais ça me prend du payroll. Donc faut que tu te payes à salaire si t’es deux dans l’entreprise 50 50, puis les deux se payent en dividende. Tu viens de passer à côté de 4000 heures. J’ai le droit à 1080 heures par tête. Par tête de pipe. 52×40.
[00:07:15] Simon Deschênes
Ok.
[00:07:16] Alex Blouin
Tu viens de passer à côté. Fait que là, t’es en train de te disqualifier. Puis peut être. Règle simple gros bon sens. Mais que plusieurs passent à côté pour pour donner un petit quick tips là. Les médecins, les consultants, les courtiers d’immeubles, courtiers hypothécaires, les avocats à leur compte sont tous ou presque sans exception, converti en salaire actuellement. Donc, si vous êtes un dans la gang puis vous payez en dividendes, il y a quelqu’un qui a pas fait son chiffre. Posez une question à savoir si c’est juste parce qu’il a entendu dire ou s’il a fait des calculs pour vous?
[00:07:49] Simon Deschênes
Tu viens te chercher, tu viens te faire chercher Pour un 30.
[00:07:52] Alex Blouin
C’est huit, C’est 8 % qui traînent à terre, là.
[00:07:54] Simon Deschênes
Oui, ok. Sinon, ça veut dire que ceux qui sont dans une situation où t’as le payroll nécessaire et tout se paye en salaire, là.
[00:08:03] Alex Blouin
Le salaire ou dividendes, là, ça me dérange moins, là. Après ça, il y a les frais de garde, il y a les crédits de recherche de développement, il y a d’autres aspects qui pourraient entrer en ligne de compte pour tes charges sociales, fiscales, personnelles. Tu sais, il y a du stock un peu, mais ça, c’est dramatique, on va le dire, là. Ça, c’est vraiment une que, si tu passes à côté, c’est trop facile. Tu sais, c’est de l’argent qui traîne. Looking fruits. Ce qu’ils disent en.
[00:08:25] Simon Deschênes
Anglais, là. Oui, oui, je t’amène ça. Une autre, Un autre, Tu vas.
[00:08:29] Alex Blouin
Y.
[00:08:29] Simon Deschênes
Voir. On parle de croissance des ventes ici. Tu sais qui dit croissance, Il y a deux affaires. J’aimerais ça qu’on parle ensemble. Tu choisirais la première?
[00:08:37] Alex Blouin
Vas y.
[00:08:38] Simon Deschênes
Croissance par acquisition. Mais pour PME, comment on se prépare à ça? Parce qu’on parle pas souvent. 20 l’autre bout. On parle souvent de l’autre bout. Comment se préparer à vendre sa business? Parce qu’il y a beaucoup, beaucoup de business à vendre en ce moment. Il y en a plus que de repreneurs.
[00:08:53] Alex Blouin
Oui, je pense aussi.
[00:08:54] Simon Deschênes
Mais bon, il y a des PME, il y en a qui, comme moi, des fois, pensent à l’acquisition puis aussi assurer la pérennité de sa business. Tu sais donc intégrer des des employés clés, par exemple actionnaires, ou intégrer un nouvel associé, tout simplement. Comment choisir un terrain? Comment tu prépares ça? C’est quoi les do and don’t?
[00:09:17] Alex Blouin
Oui, les. Je vais commencer par l’intégration. Ok. L’intégration de personnes clés dans l’entreprise, c’est un sujet dont on parle fréquemment. Puis une des raisons, je crois, c’est que les entrepreneurs sont fiers de leur business. Ils ne veulent pas nécessairement juste penser à ou exit puis dire Bon, bien, j’en fais un bout, je la monte à une valorisation X, puis après ça je la vendrai, puis ils en feront ce qu’ils veulent. Tu sais, il y a du sexe rond. Si je trouve fatiguant, ils le feront fera mourir. Mais les clients que je parle, il y en a beaucoup là dedans qui disent Bien, je barricade, ça en est une. On l’a fondé de rien, on était deux puis on est rendu 60. Moi, j’aimerais ça que ça reste. Tu sais, on fait un peu un pied de nez aux autres entreprises de notre secteur. Les grands de ce monde qui ont depuis toujours eu une manière de travailler et de penser. Nous autres, on a fait un peu champ gauche, puis ça marche. On est le modèle d’affaires un peu plus 2.01 peu plus dans l’air du temps, on va dire. Fait en sorte que les employés se sentent un sentiment d’appartenance, une culture plus grande. Je voudrais que ça reste. Si je veux que ça reste. Quoi faire? Bien, c’est d’en parler. De un, il y a des repreneurs. Je peux pas leur rentrer dans la gorge, là. Tu sais, il y a beaucoup d’entrepreneurs, des gens qui sont capables de développer de la business dans la business. Puis il y a tu des gens qui sont capables de parler de business puis de venir faire un podcast avec Simon puis de dire On va. Tu sais, on veut la faire connaître, cette entreprise là. Fait que, de un, savoir s’il y en a, puis de deux, commencer à les éduquer dans mon coffre. Actions fiscalistes, ça te parle? Tu sais, ils comprennent déjà, mais.
[00:10:48] Simon Deschênes
Peut être.
[00:10:49] Alex Blouin
Bien en marketing, admettons. Puis en croissance des ventes, ça fait du bien. Un peu moins. Oui, tu sais c’est quoi un dividende? C’est quoi une compagnie de gestion? C’est quoi une fiducie? Tu sais, t’as des bons réflexes. Bien, eux autres, il a toute la gang ici qui nous regarde là. Bien, eux autres t’aiment bien qui te comprennent, puis qu’ils sachent c’est quoi. Ça serait intéressant, Oui. Fait que formation ou bien non, juste de l’inviter. Rencontres de comptables Rencontre d’avocats sans promettent rien, mais au moins commencer et ne pas donner des trop grosses bouchées trop vite. Ça c’est un vrai. Donc, parce que j’aime ça aller, t’as une tarte, Ça se mange à la cuillère, pas la face dedans.
[00:11:24] Simon Deschênes
Ça dépend.
[00:11:26] Alex Blouin
Il y a de la perte, par exemple. Fait que moi je pense que tu commences par le début. Un peu d’action, un peu de venir. Ok. Bien, si t’as ça, t’as ça. Oh ça, ça c’est intéressant. Tu sais, un. Bon, puis je vais le dire encore plus au début avant de donner des actions. Je conseille à mes entrepreneurs de donner toutes les nananes possibles. Si ça marche avec un boni ou un pick up, vas y que ça fournit un truck, Fournit un cellulaire, fournit donne avant de donner des actions. Si tu veux que la business continue ses employés, là, un moment donné, ils vont dire Bien, nous autres, on a des idées, on veut la faire croître, on veut donner le petit plus, parce que ça prend ça aussi. C’est du donnant-donnant. Tu ne prends pas juste la même job avec les actions, tu vas faire un petit plus qui va faire en sorte que tu valorises, que moi j’ai le goût que mon 2 %, tu vas le faire grandir, sinon on va le garder dans mes mains, tu sais. Fait que ça il y a il y a une éducation, je vais dire au départ à avoir.
[00:12:17] Simon Deschênes
C’est intéressant quand même. Puis après ça, au niveau setup, parce qu’on s’en parlait off, même que je l’ai déjà fait avec quelqu’un qui est dans la business. Ça fait que je les défais. Ouais, c’est moins le fun.
[00:12:27] Alex Blouin
Peut être à refaire, on sait jamais.
[00:12:29] Simon Deschênes
Moi, je ne suis pas, je ne suis pas, je ne suis pas fermé à ça du tout. Mais tu sais, puis on l’avait fait d’une certaine façon, au niveau au niveau fiscal, il y a beaucoup de modèles d’affaires. Oui, il en existe plein. Ça doit être tout le temps pas mal.
[00:12:43] Alex Blouin
Je vais te dire, Simon, mettons, tu achèterais un compétiteur en face, là, 99 % du temps, ce qui va arriver, je vais te faire créer une entreprise qu’on va appeler une Bye.
[00:12:53] Simon Deschênes
Bye.
[00:12:54] Alex Blouin
Compagnie complètement vide qu’on crée en novembre 2025. Pourquoi Moi je vais dire à la banque name it, La banque tu vas prêter dans celle là, La banque elle va dire oui mais moi j’ai rien dans celle-là, Tu viens de créer. Non, non mais attends un peu, Elle, elle va acheter les actions au complet de la cible. Ok, mais pourquoi je prête pas dans la cible? Bien, c’est parce qu’elle est pas à moins de un, puis de deux, je dois acheter les actions du vendeur. Oui, si on sort callback. Tantôt je disais le plus gros nanane de l’entrepreneur canadien québécois, c’est de vendre ses actions qui se qualifient. Oui, le vendeur, il le sait. Lui, si lui, il veut vendre des actions. Donc si lui veut vendre, il faut que quelqu’un achète la cible. Si elle prend de l’argent, puis elle donne de l’argent à son actionnaire. C’est un rachat et non un achat. C’est proche, mais la beauté est dans le détail. Le R fait toute la différence. La baekho doit avoir le cash pour acheter, puis la seconde d’après, elle fusionne avec la banque. Tu lui dis regarde, laisse moi aller cinq minutes de temps avec ton argent, tes actifs vont revenir à côté de ton prêt. Tu vas être correct, Tu vas être protégé. Le vendeur vend ses actions. Il est content. Extension pour la capital.
[00:13:59] Simon Deschênes
Il vend pas des actifs, il vend des actifs. Tout ça c’est bien.
[00:14:01] Alex Blouin
Si tu compares viendra juste après là dessus. Puis toi, de ton bord, tu te crées une compagnie vide, mais on la fusionne. Fait que t’as pas plus de frais.
[00:14:08] Simon Deschênes
Fait que là, t’es tu plus responsable de ce qui s’est passé avant? C’est souvent ça. Parce qu’on ne veut pas acheter des actions, Parce qu’on se dit je ne veux pas le perdre.
[00:14:16] Alex Blouin
Sweet nothing sur ta responsabilité dans un bon contrat de vente d’actions, t’as une responsabilité. Donne. Une garantie que le passé est correct et qu’il va s’en tenir garant. Ça implique quand même de le poursuivre. Mais bon, ici c’est plate mais c’est ça. Le vendeur va toujours vouloir vendre des actions ou presque toujours vendre des actions. Autant dans une société en immobilier qu’une société opérante. Parce que bon, il y a certains avantages peut être structurels de son côté et l’exemption pour gains en capital. En business, le l’acheteur va toujours vouloir acheter les actifs. Pourquoi? Tu viens de le dire? Le risque juridique. Je sais. Tu sais que t’as fait. Moi, ça ne me tente pas de te poursuivre après.
[00:15:03] Simon Deschênes
Non, C’est oui.
[00:15:05] Alex Blouin
Et tes bases fiscales? T’achètes un immeuble dans la patente, L’amortissement. Si tu achètes les actions, tu continues avec l’amortissement que lui il a pris. T’achètes les actifs, tu repars ton amortissement.
[00:15:17] Simon Deschênes
Oui, souvent c’est séparé par exemple, souvent l’immeuble, en tout cas quand c’est bien.
[00:15:22] Alex Blouin
Où il vendrait les deux compagnies ou tu ferais de l’hybride. Donc ça c’est bon. Par exemple, tu pourrais acheter l’immeuble puis acheter les actions. La compagnie opérante. Tu sais, on pourrait avoir un scénario où.
[00:15:32] Simon Deschênes
J’ai déjà vu ça dans un de mes clients. Effectivement, tantôt tu parlais. Je suis curieux de savoir parce que moi, j’arrête pas de dire que aujourd’hui, tu sais, ça dépend dans quel business, mais dans une business de services, surtout la façon dont tu as structuré ton marketing, oui, pour moi, ça représente un coefficient de valeur dans une vente de business. Parce que, en tout cas, en 2025, j’ose espérer que oui. Tu sais, si tes réseaux sociaux sont vraiment bien alimentés, si t’as un CRM qui est vivant, qui trace le parcours utilisateur, si t’es vendeur, si t’as un pipeline qui dure depuis des années, tout ça, comment vous calculez ça?
[00:16:10] Alex Blouin
C’est très difficile. C’est faut vendre des honoraires. Je peux pas te donner toute la recette, mais.
[00:16:16] Simon Deschênes
Non, non, non.
[00:16:17] Alex Blouin
Je te niaise. Non mais c’est une entreprise qui fait ça. Mais chose certaine, plus c’est rectiligne. En voulant dire de cause à effet, plus je suis capable d’identifier que c’est à cause du CRM, C’est à cause de ta présence en ligne, de ton site internet.
[00:16:32] Simon Deschênes
Ta notoriété.
[00:16:33] Alex Blouin
Ta notoriété numérique ou physique. C’est sûr que je viens de valoriser, tu sais, nous autres, une cible intéressante. Pour nous autres, tu serais sans doute quelqu’un qui fait du numérique aussi, plus qu’un bureau de fiscalistes à Salaberry-de-Valleyfield qui est dans un coin. Tu sais, moi ce que je vais aller chercher, c’est une présence comme barricade à une présence.
[00:16:51] Simon Deschênes
Bien oui.
[00:16:52] Alex Blouin
On est capable de le valoriser. Comment il vient l’extraire, Comparable. Qu’est ce que tu fais qui est comparable? Font pas. Oui, puis on vient faire une différence entre les deux. Entre autres choses. Mais l’évaluateur, il serait plus capable de vous en parler que moi, malheureusement.
[00:17:06] Simon Deschênes
Mais probablement. Ok. Mais par comparable qui fonctionnerait probablement. Oui. Lui.
[00:17:10] Alex Blouin
Lui lui là. Lui ne l’a.
[00:17:11] Simon Deschênes
Pas.
[00:17:12] Alex Blouin
Fait. Pourquoi lui il vaut plus?
[00:17:14] Simon Deschênes
Parce que c’est à cause de ça. Oui ok ok. Oui, il y a pas de formule mathématique comme telle.
[00:17:17] Alex Blouin
Non non non non non non. C’est ça que j’ai inventé quelque chose tantôt pour te penser intelligent.
[00:17:22] Simon Deschênes
Non mais c’est intéressant. Je me suis toujours posé la question. Je me disais voyons, est-ce que ça se peut? Ça se peut pas, là. Tu sais, il y a encore quelques années, on dirait que c’était vu comme Ouais, pas sûr.
[00:17:31] Alex Blouin
C’est un. C’est un nice to have. Voilà une couple d’années, c’était plus bord à bord. Il y a un site internet, il y a sa page Facebook à vivre. Astheure, c’est C’est rendu. On check le nombre de vues, c’est ses photos et ses vidéos.
[00:17:43] Simon Deschênes
Ouais puis aussi c’est l’âge, j’imagine des acheteurs qui fait en sorte que cette culture là change aussi.
[00:17:48] Alex Blouin
Tranquillement, pas vite.
[00:17:49] Simon Deschênes
Tu valorisés pour l’acheteur ou non? C’est dans sa dans sa façon de voir les choses.
[00:17:52] Alex Blouin
Ce qui est intéressant pour un acheteur qui veut, qui qui vise une cible, La cible, bon, il y a plus de chances qu’il soit plus âgé que toi, tu sais, on parle de repreneuriat, plus de chances que. Donc si c’est ça, peut être que lui il aura pas l’empreinte numérique ou le marketing ou le développement du CRM comme tu parlais, aussi développé que ce que le repreneur veut aller faire, c’est.
[00:18:16] Simon Deschênes
Un quick-win à faire pour lui.
[00:18:18] Alex Blouin
Oui c’est ça. Encore de l’argent qui traîne à terre, là, tu sais.
[00:18:20] Simon Deschênes
Oui, tout à fait, Tout à fait. C’est d’ailleurs ce qu’on ce que je regarde des fois, ce qu’on regarde, tu sais, tu regardes des entreprises qui souffrent au niveau numérique,
[00:18:30] Alex Blouin
On peut avoir une belle entreprise quand même. D’un point de vue physique,
[00:18:33] Simon Deschênes
Il y en a plein.
[00:18:33] Alex Blouin
Mais d’un point de vue numérique, tu dis à calvince Si je faisais juste un petit turnover ici, Je pense que.
[00:18:38] Simon Deschênes
Oui, effectivement. Il y a d’autres choses que tu aimerais lancer comme message aux entrepreneurs?
[00:18:45] Alex Blouin
Oui, il y a une affaire, puis on en a parlé en famille, comme tu disais, les transactions familiales.
[00:18:50] Simon Deschênes
Oui
[00:18:51] Alex Blouin
J’en ai parlé beaucoup. Ça fait que c’est ma 14e année comme fiscaliste. J’en ai parlé depuis que je suis fiscal. Depuis, je suis sorti de l’école. Les transactions dans la famille coûtaient plus cher qu’une transaction, pas dans la famille. C’est triste, mais c’était ça, là, le fédéral, parce que le provincial avait fait quelque chose. Je n’enlève rien au gouvernement, je ne veux pas faire de politique, mais c’était pas bon. Ils ont sorti des règles fiscales qui étaient inapplicables pour les transactions familiales. Ils voulaient les. Ils voulaient leur donner un terrain de jeu, une faisabilité de dire Bien, si vous le faites pour vrai, On va accepter que vous fassiez une transaction dans la famille. Ça, c’est pas des poteaux. Tu sais, il voulait pas qu’on. Parce qu’il y a des fiscalistes. On va les lire, les règles. Tu sais, le fédéral est arrivé avec quelque chose de différent, qui marche, qui a l’air de vouloir tenir. Je vous le dis, actuellement, les transactions familiales avec l’exemption pour gains en capital, c’était ça, l’enjeu. C’est qu’on ne pouvait pas prendre l’exemption pour gains en capital dans la famille. Le 1 250 000.
[00:19:51] Simon Deschênes
Ok ok.
[00:19:51] Alex Blouin
Là, on a le droit, il faut respecter des règles. Ok, là, il y a une.. Il y a une immédiate puis une décalée, il y a. Mais quand même, ça vient de changer la donne beaucoup. Donc, les entreprises québécoises vont être plus rester Québécoises. Puis, s’il y a des repreneurs qui disent Bien, j’aimerais ça racheter mon père, mais je ne veux pas qu’il paye trop d’impôts, sachez que ça a changé, ça fait pas longtemps, c’est pour tout le monde qui le sait. Je vous dirais 2025, ça a été pas mal. Le turning point, on s’en parlait beaucoup en 2024, mais on a vraiment en janvier 2025, puis là on en a fait pas mal. On est vraiment là-dedans.
[00:20:21] Simon Deschênes
Ça, ça avantageait la vente extra familiale.
[00:20:27]
C’était juste parce qu’il voulait pas qu’on fake des transactions.
[00:20:32] Simon Deschênes
Oui, c’est ça.
[00:20:32] Alex Blouin
Que je dise à mon gars reprends mes actions, tu vas être mon repreneur, puis moi je vais me clancher 1 250 000 sans impôt, tu sais.
[00:20:39] Simon Deschênes
Ouais.
[00:20:40] Alex Blouin
Fait qu’il ne voulait pas qu’on fasse ça. Puis on Bon off mic on l’aurait fait, tu sais. Ça fait que là, ils nous ont mis des règles en disant Bien, il faut qu’il reste là, il faut qu’il y ait un vrai transfert d’actions, il faut qu’il y ait un vrai implication financière du repreneur. Tu sais, une couple de règles que t’es capable de dealer avec,
[00:20:55] Simon Deschênes
Ça fait du sens.
[00:20:55] Alex Blouin
Et on veut faire des vraies transactions. Tu sais, les fausses transactions, on va les appeler passes difficiles à faire passer selon les règles qu’ils ont mis. Fait que ils ont comme réussi leur coup, là. Ouais. Fait que transactions dans la famille Astheure. Go!
[00:21:09] Simon Deschênes
C’est super éclairant. Merci, merci, vraiment.
[00:21:12] Alex Blouin
Merci de l’invitation
[00:21:13] Simon Deschênes
En tout cas. T’es un fiscaliste. Pas plate !
[00:21:15] Alex Blouin
J’ai du fun en tabarnouche à faire ça. Bien merci merci.
[00:21:20] Simon Deschênes
Merci d’être passé.
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Thank you for Signing Up |