Bonjour à tous !
Dans cet épisode de B2B&Go, Simon Deschênes reçoit Nicolas Quintin, président de GLM Conseil et animateur du podcast La Chaise Bleue.
Ensemble, ils abordent un enjeu qui préoccupe de plus en plus les dirigeants d’entreprise : la productivité. Dans un contexte où la pénurie de main-d’œuvre, la pression économique et l’arrivée massive de l’intelligence artificielle bouleversent les façons de faire, plusieurs PME cherchent encore par où commencer.
À travers son expérience auprès d’entreprises manufacturières partout au Québec, Nicolas explique pourquoi la productivité ne passe pas uniquement par la technologie. Avant l’IA, il faut d’abord comprendre ses processus, structurer ses opérations et éliminer les sources de gaspillage qui freinent la croissance.
Pourquoi le Québec accuse-t-il un retard important en matière de productivité ?
Pourquoi plusieurs projets de transformation numérique échouent-ils encore aujourd’hui ?
Et comment l’intelligence artificielle peut-elle générer des gains rapides sans attendre des années avant d’obtenir un retour sur investissement ?
L’épisode aborde également l’importance du Lean, le rôle des gestionnaires de terrain, la valorisation des données d’entreprise et la manière d’intégrer concrètement des agents IA dans les opérations quotidiennes.
On parle aussi des erreurs fréquentes que commettent les entreprises lorsqu’elles implantent de nouvelles technologies, de l’importance de former les équipes et des opportunités qui s’offrent aux manufacturiers pour les prochaines années.
Un épisode concret, accessible et rempli d’exemples terrain pour tous les entrepreneurs et gestionnaires qui souhaitent rendre leur entreprise plus performante, plus agile et mieux préparée pour l’avenir.
Bonne écoute !
Linkedin de Nicolas Quintin : https://www.linkedin.com/in/nicolas-quintin
Linkedin de Simon Deschênes : www.linkedin.com/in/simondeschenes/
Nicolas: [00:00:00] Si dans le fond, l’IA, c’est un des moyens très puissant pour augmenter la productivité et faire en sorte que les humains vont aller refaire les tâches à valeur ajoutée, créative, relationnelle et autres. Toutes les tâches a non valeur ajoutée. Mais si on peut les automatiser, tant mieux. L’ia c’est un des moyens. Puis ce n’est même plus une vague comme on disait dans le 4.0, c’est un tsunami qui s’en vient.
Simon: [00:00:30] Bonjour et bienvenue. Aujourd’hui, on reçoit un invité avec qui on va échanger sur la productivité en milieu manufacturier. Les temps changent, ça bouge vite vite vite vite vite. En 2026, pas besoin de le dire à tout le monde, je pense que tout le monde est au courant. L’aspect technologique, ça fait très longtemps qu’on parle de transformation numérique. Justement, il me disait que ça fait quinze ans qu’il en parle. On a dépassé ça. Donc on accueille aujourd’hui Nicolas Quintin de chez GLM Conseil et aussi de La Chaise bleue, Podcast Confrère. Oui. Nicolas. Bienvenue.
Nicolas: [00:01:08] Bien, merci Simon.
Simon: [00:01:09] Merci d’être là. Écoute, peut être nous présenter un peu les deux La chaise bleue puis GLM. Qu’est ce que ça fait? C’est quoi votre mission tout ça? Avant qu’on aborde notre sujet d’aujourd’hui.
Nicolas: [00:01:20] Merci pour l’opportunité. Simon un C’était un plaisir de te recevoir aussi sur la chaise bleue.
Simon: [00:01:24] On s’échange la.
Nicolas: [00:01:25] Balle. J’adore ça. Aller me promener de même. Tu sais, un de plus important. Je vais te présenter GLM rapidement. Glm c’est une firme de conseil en productivité d’entreprise. On va y revenir. Notre mission d’entreprise, c’est d’accompagner les dirigeants d’entreprise pour augmenter la productivité. Puis je vais donner plus de détails plus tard, mais ça passe souvent par trois grands milestones. Un Ce qu’on offre, c’est tout le service en excellence opérationnelle. Donc avoir notre gestionnaire sur le plancher de production qui est au cœur de la productivité, c’est lui, notre leader qui donne le tempo, qui prend les décisions, qui, qui coache les gens puis fait tout ce qui est. Les outils du Lean, les les systèmes de gestion. Améliorer les processus, Valider les communications sur le plancher de production. Se créer une organisation. Où est-ce que les. Les humains sont bien. Orchestrer les uns avec les autres. Rôles et responsabilités bien définis. Processus d’affaires bien défini. Mesuré. Contrôlé. L’excellence opérationnelle, c’est. Ça fait que tous les outils du Toyota Way aussi, on va les rentrer là dedans. Deuxième chose qu’on fait une fois qu’on a une entreprise qui roule rondement au niveau humain et processus, c’est là, pis j’aime ça le dire souvent, c’est PPT, people, process and technology, à la fin, fait que on travaille humain processus. Et par la suite, c’est là qu’on rentre dans des plans numériques basés sur une stratégie d’affaires, des orientations stratégiques que l’entreprise peut avoir. C’est ça que mes clients me disent OK, moi je suis en croissance, je viens d’acheter une entreprise, puis j’ai des ratios à respecter avec le banquier, puis j’ai un plan de croissance. Il faut valoriser les actions de l’entreprise. Fait que c’est ça que tu es en mode croissance, tu es en mode maintien ou est ce que ça a vraiment augmenté les ventes? Il faut que tu fasses les choses autrement parce que là nos process, il y a des balles qui dropent.
Nicolas: [00:03:08] Si je dépends beaucoup des humains pour rouler, l’entreprise fait qu’il faut que j’améliore absolument. Je le vois souvent. Fait que on veut juste maintenir le chiffre d’affaires, augmenter notre culture numérique à l’interne puis augmenter notre bâilla ultimement pour réduire la non-valeur ajoutée. C’est ça qu’on est en mode de fusion acquisition d’entreprise où je rencontre des gens qui sont en mode je vends la business ou relève d’un transfo numérique. C’est super important de de comprendre c’est quoi l’intention stratégique des actionnaires principaux en partant, puis par la suite de faire un plan qui va adresser ça sur la prochaine ou les deux prochaines années, puis les accompagner par la suite dans sélection de logiciels, mais surtout dans l’exécution. Je pense que là où il se crée de la valeur, c’est pas de faire un plan qui des fois, récolte la poussière. Ça on le voit souvent. Tu sais, notre grosse force, je pense, c’est d’accompagner les entreprises dans l’exécution du plan, autant au niveau gestion du changement, gestion de projet. Donner les formations puis être présent avec le client lors des rencontres pour intégrer différentes technologies fait qu’on aide l’entreprise à devenir ce qu’on va appeler data centric, un peu avec la transfo numérique. C’est c’est crée-toi un écosystème applicatif. Où est ce que chacune de ces applications là vont être bien connectées entre elles pour que l’entreprise a une stratégie de collecte de données puis qu’ultimement on les valorise en information pour que les décisions soient prises sur des informations qui sont poussées à la bonne personne au bon moment, qu’il y a les bons pouvoirs dans l’entreprise pour prendre des décisions.
Simon: [00:04:35] Donner plus de contrôle ultimement aux dirigeants.
Nicolas: [00:04:39] Décentraliser le pouvoir un peu. Je le vois des fois, il faut mettre des équipes de direction en place qui sont bien outillés puis qui peuvent prendre des décisions au day-to-day. Il ne faut pas que ça remonte aux têtes dirigeantes tout le temps, les décisions des études. Puis notre troisième programme qu’on offre, c’est en intelligence artificielle. C’est comme une couche. Une fois que tu as une belle stratégie d’acquisition de données qui est valorisée, c’est pouvoir l’interpréter beaucoup plus rapidement, créer encore plus de vélocité rapide, puis surtout automatiser des tâches maintenant qui sont à non-valeur ajoutée. Tu sais, je le dis, Simon, dans une des conférences qu’on donne, c’est que depuis toujours, si je repars de notre premier programme en excellence opérationnelle, un des termes qui est super important dans le Lean, c’est pardon, c’est les muda. Les mots en japonais, c’est les sources de gaspillage. Puis avec l’intelligence artificielle, ce qui arrive maintenant, c’est qu’il y a des nouvelles sources de gaspillage qui n’existaient pas avant 2022 quand c’est sorti de la boîte de Pandore Chatgpt. Puis maintenant les nouvelles tâches qui sont considérées comme des Muda qui se doivent d’être adressées, c’est c’est beaucoup des tâches cognitives en entreprise que les humains ont fait depuis toujours, comme analyser du data à perpétuité, de rechercher de l’information, de retranscrire puis de réécrire des milliers de courriels similaires par jour pour faire des comptes recevables.
Nicolas: [00:05:51] Peu importe. Qu’au niveau back office, il y a beaucoup de tâches qui maintenant sont considérées à non-valeur ajoutée. Fait que c’est ça qu’on va aller adresser avec notre programme en intelligence artificielle. Fait qu’on fait essentiellement trois choses. Un Une des choses les plus importantes, c’est de donner une formation à l’ensemble des gens, créer un langage commun, puis rendre ça accessible aux gens. Deux On fait des feuilles de route en intelligence artificielle pour pouvoir targetter les bons projets. Tu sais, moi, je suis tanné des fois. Simon Des gens qui me disent On est en mode exploration en IA, ça fait un an qu’on a ouvert des licences de chat GPT, puis on dit aux gens bien, amusez vous, puis faites de l’exploration avec ça un peu, puis puis puis on se rend compte que ça n’a pas généré de valeur souvent.
Simon: [00:06:33] Parce que guidelines, il y a juste de la dépense comme telle, il n’y.
Nicolas: [00:06:36] A pas de cadre, il n’y a pas d’objectif à atteindre, tu sais. Tu améliores juste que tu mesures. Fait qu’il faut donner certains objectifs puis donner certains projets. C’est correct d’être en exploration, mais un moment donné, je pense, ça prend des projets d’entreprise structurants puis puis d’intégrer liés au cœur des processus d’affaires. C’est important. Une feuille de route, c’est ce que ça va apporter. C’est de travailler sur les bons projets. Puis une fois que ça c’est fait, c’est dans nos feuilles de route. Dernier point qu’on fait, c’est il y a deux types d’IA dans les entreprises manufacturières. Il y a tout ce qui est la gestion de la connaissance, beaucoup bureaux, Ça, les LLM sont rendus extrêmement performants. Puis il y a tout ce qui est l’IA industrielle qui est la jonction souvent des du monde physique avec l’IA où est-ce qu’il y a des projets pour sauver de l’énergie? Des projets pour augmenter la productivité puis la production des projets au niveau inspection, qualité, inventaire. Aussi des projets au niveau jumeau numérique. Fait que tout ce qui est les capteurs dans l’usine. Les connecter avec l’IA pour automatiser.
Simon: [00:07:36] La connexion aux machines. Oui, exactement.
Nicolas: [00:07:38] Ça, c’est un des points qu’on va se couper. Mais on va travailler avec des partenaires pour livrer ça.
Simon: [00:07:43] Là, depuis tantôt, tu parles d’un contexte d’affaires précis. Je pense que vous agissez surtout en manufacturier, tout ce qui est volet industriel. Exact. Vous vous spécialisez vraiment de ce côté là?
Nicolas: [00:07:54] Moi, je nous vois comme une firme à la base de génie industriel avec une saveur numérique.
Simon: [00:07:59] Ok. Ok. Ne traitez pas avec des entreprises de services nécessairement. Un peu, un petit peu, oui.
Nicolas: [00:08:04] Mais 80 % manufacturier, je te dirais.
Simon: [00:08:08] Ok. Ok. Ok. Parle-moi donc un petit peu de pourquoi la chaise bleue, là, dans tout ça? Tu avais trop de temps.
Nicolas: [00:08:16] La chaise bleue, dans le fond, c’est. Tu sais, dans la vie, c’est pas toujours ce que tu connais, mais qui tu connais aussi qui peut être important dans la consultation. Tu sais, c’est un peu notre travail de faire une veille de marché pour nos clients. Puis puis un des concepts qu’on enseigne aux superviseurs dans les usines, qui est d’aller faire un game walk, ça dit Va là où l’action se passe, puis tu vas valoriser tes écarts de production, puis quand t’es superviseur d’une usine, reste pas dans le bureau, va sur le plancher puis va jouer ton rôle de leader là bas. Fait qu’on s’est dit faut nous autres aussi, aller sur là où l’action se passe, ce qui est très chaud pour faire nos veilles technologiques, puis puis en transfo numérique. Une des choses qui est hyper importante, c’est une belle phrase de Henry Ford, puis ça fait longtemps que je l’ai pas dit, mais je disais ça avant, c’est. Il y avait dit Henry Ford. Si j’avais demandé aux gens ce qu’ils veulent, ils m’auraient dit des chevaux plus rapides. Fait que, en transfo numérique, l’erreur que je vois des fois, c’est d’aller numériser ce qu’on fait depuis toujours. Souvent, c’est la plus belle opportunité de faire les choses autrement avec les outils d’aujourd’hui pour créer plus de valeur pour le client. Fait qu’on s’est dit tant qu’à aller dans les trade show puis prendre un kiosque dix par dix, mettre un bol à bonbons comme on fait depuis toujours pour s’habiller propre, on va acheter du gear numérique d’aujourd’hui. Fait qu’un kit de podcast, puis les rencontres qu’on va faire à valeur ajoutée, on va on va les enregistrer puis on va les rediffuser pour faire notre veille technologique au lieu que je revienne one-to-one avec mes clients, puis dire OK, j’ai rencontré telle compagnie. Ils sont vraiment Spécialisé au niveau PLM. Ils vont faire ça pour toi. On les a en podcast et on peut les relâcher à l’ensemble des gens qui nous suivent dans le fond.
Simon: [00:09:54] Puis, jusqu’à maintenant, c’était des bonnes retombées pour vous.
Nicolas: [00:09:56] Ça a des bonnes retombées. Pour vrai, oui, je suis vraiment fier. Puis, tu sais, on a quatre valeurs chez GLM, c’est passion, révolution, transparence, puis communauté. Fait que, tu sais, ça répond à une valeur de la communauté. Puis ça arrive, des fois que je rentre dans une usine quelque part, puis ils me le disent Hey, on a écouté tel épisode. Pis ça, ça nous a influencé sur tel point fait que c’est. Je trouve ça génial. Puis ceux qui me disent ça, mais je leur dis Bien, le prochain épisode va être avec toi, je te mets au défi de revenir, prochain Trade Show, puis viens, viens t’asseoir pis c’est. C’est comme un partage des meilleures pratiques d’affaires. Tu sais c’était quoi les projets, les leçons apprises, les erreurs que vous avez faites. C’est un beau signe d’intelligence. Souvent, c’est d’apprendre des erreurs des autres. Là, quand tu peux aller faire ça au lieu de les commettre toi même. C’est un petit peu ça, l’intention du podcast aussi de faire un partage puis de, c’est sûr de de travailler aussi de chez nos clients, mais indirectement.
Simon: [00:10:47] Justement, vous vous promenez pas mal avec le podcast. On parlait à Mike que t’arrives d’Allemagne récemment, et puis je pense que t’as Bon. On parlait aussi du monde de la productivité je pense. On recevait pas longtemps Québec Tech qui parlait de la position du Québec au niveau de la.
Nicolas: [00:11:08] Avec Richard, dans le fond.
Simon: [00:11:10] Richard Chénier Au niveau de la productivité par rapport à l’ensemble des pays de l’OCDE où on était en queue de peloton, pas mal Euh. Tu sais ce que tu observes en ce moment de la position du Québec slash Canada au niveau productivité? Qu’est ce que tu vois? Tu sais pas. Pas juste pour nous faire peur.
Nicolas: [00:11:32] Non non non.
Simon: [00:11:32] Pour nous parler des opportunités aussi. Mais c’est quoi ta lecture? Parce que je pense qu’à se promener aussi. Tu sais, en Europe, qu’en Asie, il y a des choses que tu remarques, il y a des tendances que tu que tu observes. C’est quoi ta lecture à toi par rapport à ça?
Nicolas: [00:11:47] Je nous vois comme des gens. Il y en a pendant longtemps qui ont parlé société des loisirs, Un petit peu. Je pense que si, si on se compare avec les Américains, des fois, ils aiment ça travailler eux autres. Vraiment. Je ne dis pas qu’on n’aime pas travailler ici nécessairement, mais dans leur culture, tu sais, tu le regardes juste une une femme enceinte, elle retourne au travail après quoi, cinq semaines environ. Puis je dis pas qu’il faut qu’on fasse ça, vraiment pas, mais ça fait en sorte qu’ils mettent beaucoup d’heures aussi au travail. C’est des gens qui ont ailleurs dans le monde aussi. Je vois qu’ils ont adopté plus certaines technologies. Puis tu sais, à l’heure actuelle, tu sais, comme Richard disait, 37ᵉ pays au niveau de l’OCDE, ce qui est capoté, c’est une des premières choses. Il faut définir une mesure commune de comment on mesure ça. La productivité, c’est une des choses qui est plus difficile parce que la productivité, pour une entreprise et pour une autre, ça va être différent. Fait que une des mesures communes qui est très holistique, que certains économistes s’entendent, c’est combien de dollars est ce que je réussis à facturer à mon client versus 1 h de travail que je paye à des employés? Puis, à l’heure actuelle, je voyais certaines statistiques. Au Québec, c’est environ 57 $. En Ontario, pour chaque heure payé, un employé, c’est 58 et quelques. Puis, si on va voir, aux États-Unis, c’est 20 à 30 % plus élevé.
Simon: [00:13:08] Ok.
Nicolas: [00:13:08] Fait que c’est capoté, ça. Ça veut dire que chaque heure travaillée ici génère moins de valeur, de richesse pour l’économie. Puis c’est un des points central.
Simon: [00:13:17] Malgré qu’ils en font plus.
Nicolas: [00:13:19] Malgré qu’ils en font en plus. Fait que quand ils en font encore plus, puis ça génère encore plus de valeur. Tu sais, si je compare avec l’Allemagne, euh tu sais, en 2017, on parlait beaucoup d’industrie 4.0. Si on parle de transfo numérique depuis longtemps, on parle d’il y a beaucoup. Mais en Allemagne, l’industrie 4.0, c’était pas juste une intention, c’était une politique industrielle supportée par l’État. C’est comme si je me dis au niveau canadien, au niveau Québec, il faut qu’il y ait une réelle stratégie pour augmenter cette productivité là parce qu’on est en queue de peloton. Puis c’est là qu’il faut mieux utiliser nos ressources humaines, matérielles, financières. Fait que, si on n’en fait pas, la meilleure utilisation possible, fait que, oui, on a des gains à aller chercher, là, assurément.
Simon: [00:14:05] Puis tu faisais une lecture aussi du paysage. Tu sais, je pense, démographique aussi au Québec, qui joue un peu, peut être contre, contre nous, d’une certaine façon, au niveau manufacturier.
Nicolas: [00:14:15] Absolument. Puis, tu sais, c’est drôle, hier, j’ai passé ma journée avec Alliance Métal Québec. C’était leur journée transal et tout à Joliette, au Château Joliette. Puis tout de suite après, je me suis dirigé dans un 5 à 7 où c’était Monsieur Louis Duhamel, dans le fond, qui a fait la tournée Productivité Québec. Il a fait la grande tournée des régions pour aller voir c’est quoi, c’est quoi, le niveau de productivité? C’est quoi l’unité de mesure commune? C’est quoi les recommandations qu’il faudrait donner au gouvernement? Dans le fond, à ce niveau là? Puis, en fin de journée, j’écoutais la game du Canadien. J’ai fait la première période, Tu.
Simon: [00:14:50] L’as écouté au complet.
Nicolas: [00:14:51] Pas au complet. Je me suis tanné. Je suis parti du bar après la fin de la deuxième. Il fallait que je retourne sur la Rive-Sud de Montréal. Mais j’avais une discussion super intéressante avec monsieur Michel Rioux, qui est professeur. C’était un nos mentors chez GLM pendant un petit bout aussi là. J’adore Michel. Puis, tu sais, on avait la discussion puis il me disait Tu sais, Nick, dans le fond, il y a au Québec, Une des choses qui est particulière, c’est qu’il y a beaucoup de petites PME. Le marché est extrêmement fragmenté. Fait que des fois, pour aller augmenter ta productivité, quand tes ressources internes sont limitées puis que t’as 30, 40 personnes, puis tu as beaucoup de gens qui ont deux, trois chapeaux, puis il faut que tu sois bon dans plein de différentes choses. C’est comme si, pour augmenter la productivité dans un contexte qui a beaucoup de de vente et de rachat d’entreprise, on le dit, il manque d’acheteurs pour les entreprises. Il y a beaucoup de gens qui veulent tomber à la retraite, vendre, mais c’est comme si les gens, pour augmenter la productivité dans notre contexte économique, devraient non pas acheter une business, mais prévoir sur un certain temps, en acheter une, deux, trois, de les consolider, d’aller faire des économies d’échelle et d’augmenter la productivité de trois entreprises fusionnées ensemble. Fait que ça, il y a peut-être une opportunité, là.
Simon: [00:16:05] Des marchés hors Québec qui sont où les tailles d’entreprises sont en général plus grosses.
Nicolas: [00:16:10] Absolument.
Simon: [00:16:11] C’est ça.
Nicolas: [00:16:12] Tu sais, tu vas en Allemagne, il y en a pas beaucoup, de petites entreprises versus les gros. Même chose en France aussi. Tu sais, en Allemagne, on parle des semaines des Volkswagen qui sont des géants énormes, mais les autres en dessous aussi, c’est d’autres géants d’entreprises. C’est moins fragmenté dans le fond comme marché.
Simon: [00:16:28] C’est sûr que c’est un marché inc plus mature, donc ça va. C’est ça, ça va de soi. Ça a donné des opportunités de partir à certaines personnes. Certains à nos entrepreneurs.
Nicolas: [00:16:39] Mais absolument, ça va. Mais ce que je veux dire, c’est inciter les gens à y penser dans le fond, à. À ne pas en acheter une business, mais à en acheter deux, puis trois, puis des consolider ensemble. Moi, cette idée-là, hier, elle a résonné solidement avec Michel.
Simon: [00:16:52] Bon, là, on est à 30 000 pieds, on va descendre un peu. Tu sais, on parle, on parle beaucoup, on parle en ce moment tendance. Évidemment, hier. On voit. Moi, je constate aussi pas mal de paralysie, d’une certaine façon, conscientisation, mais un peu figée dans le sens que ce que je fais avec ça. On parle évidemment de productivité dans le secteur manufacturier. Tu en as parlé, des étapes, Je pense que ça donne le pathway de ce qui est important d’avoir un, deux, trois. Tu sais comment vous travaillez, mais, quand tu appliques ça, là, tu sais, tu as des des conseils aux gens qui se disent Ouais, je fais vraiment le move, tu sais, je vais vraiment vers vers ça que ça me donne quoi de faire ça? Tu me parlais tantôt d’un move à ça, d’adieu, d’aller te faire peur. Ouais, exact.
Nicolas: [00:17:44] Ça, j’adore ça. Tu sais, en fait, l’IA, on peut pas se poser la question si on y va ou pas. Non, c’est c’est un incontournable. Puis tu sais, ce qui arrive, c’est. On le voit pas nécessairement, mais en Asie, ils ont cinq ans d’avance sur nous. Puis ça change l’humanité là bas, au day to day, là. Tu sais, on est dans un monde où est ce que c’est? C’est des drones. Tu sais, je regardais des je veux aller visiter Shenzhen, je l’ai pas fait. En passant, j’ai écouté un super documentaire français qui parlait de la ville, qui était comme bâtie au travers cette optimisation là des ressources. Tu sais, dans le fond, l’IA c’est un des moyens très puissant pour augmenter la productivité pis faire en sorte que les humains vont aller refaire les tâches à valeur ajoutée créative, relationnelle et autres, pis toutes les tâches a non valeur ajoutée. Mais si on peut les automatiser, tant mieux. Fait que tu sais, l’IA c’est un des moyens, pis c’est même plus une vague comme on disait dans le 4.0. C’est un tsunami qui s’en vient pis qui est là. Pis ce qui est capoté, c’est que ça donne des moyens extrêmement puissants à de petites, petites entreprises pour qu’il y aille compétitionner des géants qui sont établis. Faque ça, les gens qui qui sont dans des entreprises, des fois établies un peu pis qu’on a la mentalité ben si c’est pas brisé, je le réparerai pas. C’est pourquoi est-ce que j’irais m’y intéresser à le faire? Mais tu sais, je le vois arriver que il va y avoir des avantages compétitifs aux gens qui, seulement au niveau back-office, se sont mis à se poser la question, entre autres, quand il y a un employé qui part, quelles sont les tâches que je pourrais automatiser avec l’IA de cette personne là, au lieu de la remplacer tout de suite? Comment est ce que je peux passer de cinq personnes qui font des tâches répétitives, en prendre quatre pis leur dire, Parler avec mes clients, Allez voir, développer, créer moi une nouvelle campagne marketing, mettons avec B2B.
Nicolas: [00:19:36] Allez propulser mon entreprise ailleurs. Mais c’est sûr que, au niveau des coûts des marchandises vendues, ça va drôlement diminuer ceux qui vont utiliser l’IA. C’est juste au niveau back-office qu’il faut viser. Des fois, c’est des 30 à 40 % de gain en productivité. C’est pas comme en transfo numérique qu’on visite des fois du dix 15 % puis que c’était long, fastidieux. Puis un projet d’intégration d’ERP peut durer un an, ça peut être très complexe. Où est ce que les chances de succès sont à peu près de 30 %? Ceux qui réussissent vraiment dans les objectifs d’affaires, dans le temps imparti, puis dans les budgets. Fait que je pense que l’IA, c’est un tsunami. On ne peut même plus se poser la question si on y va ou pas. Puis la question maintenant, c’est OK. Si c’est un no brainer, il faut y aller. Par où je commence? Ça, c’est la grande question que plein de monde qui me pose comme question par où je commence? J’ai pris une licence de Claude par ci, j’ai fait des tests là. Mais après comment est ce que je code ça dans mon organisation puis ce que je dis maintenant? Puis j’ai entendu cette phrase là d’un podcast que j’adore, puis je vais le nommer, là, c’est Using at work. Je ne sais pas si tu l’écoutes des fois, à l’occasion.
Simon: [00:20:50] Simon Là, ça.
Nicolas: [00:20:51] C’en est un de ceux que moi.
Simon: [00:20:53] J’en écoute beaucoup au niveau ventes et marketing aussi, j’imagine. C’est notre dada. Mais oui.
Nicolas: [00:20:57] Il y a quelqu’un qui est passé récemment, puis je me rappelle pas du nom de la personne, là. Puis, tu sais, il a dit Les bonnes entreprises qui ont une stratégie en IA n’achèteront pas un agent. Ils vont engager un agent. Fait que c’est comme si tu engageait une nouvelle ressource humaine dans ton entreprise. C’est le même contexte que tu dois voir. Rôle et responsabilité à quel moment, ce qui intervient dans le processus. Il faut que tu y fasses un contrôle qualité sur ce qu’il fait, puis il faut que tu l’encadre comme un gestionnaire va aller encadrer son employé, par exemple, fait que c’est c’est une autre mentalité. C’est pas de dire tu peux pas acheter cette technologie là, faut que tu l’engage dans ton entreprise puis que tu revois ton mode de fonctionnement, puis ton organisation avec ces nouvelles technologies.
Simon: [00:21:42] Là, c’est une bonne, c’est une bonne vision. Fait que c’est un peu comme, tu sais, on en développe ici, à l’interne, puis on développe des des agents plus structurants qui demandent un peu de dev avec une firme externe. Puis, oui, je pense que le travail à faire, c’est un peu de. Tu sais, comme. Comme lorsque tu veux embaucher quelqu’un, je veux dire, il faut que tu définisses ses rôles, responsabilités. Tu dis OK, cette personne là va faire quoi? Tu sais, elle va se rapporter à qui?
Nicolas: [00:22:09] Tu lui donnes une rétroaction? Tu atteins les objectifs ou pas? Il faut que tu t’améliores sur quoi?
Simon: [00:22:13] Et de training de probation. Tu sais, je pense que c’est vrai. C’est un bon parallèle à faire parce que le travail à faire avant de travailler avec une firme externe, entre autres, c’est beaucoup, ça. Tu sais, il y en a qui vont l’offrir de venir aider à structurer ça, Mais il y a moyen de le faire nous même aussi.
Nicolas: [00:22:29] Une bonne partie.
Simon: [00:22:30] Quand tu le penses comme tu viens de dire. Oui, ça devient pas si compliqué de dire je vais circonscrire le rôle.
Nicolas: [00:22:39] Comme une nouvelle job quasiment dans le fond. Tu sais, moi, il y a plein de monde qui ont cette vision là, mais dans le futur, tout, tout post en entreprise va avoir un collègue de travail. Ok, il y en a qui vont donner des noms, tu sais, on va l’appeler Paul par exemple, ça pourrait être mon agent ou est-ce que Paul il est là, là, puis il y a un doctorat dans à peu près 50 disciplines, ils travaillent 24 sur sept, il est jamais malade. Puis, le lundi matin, quand j’arrive travailler, je pourrais lui dire Paul, qu’est ce qu’on fait cette semaine? Il me dit ben fin de la semaine dernière. Nick oublie pas là, il y a telle soumission que t’as pas complétée. Puis il faut que tu rappelles ce client là, ou ce partenaire d’affaires là pour valider la stratégie à telle place. Si tu veux, je pourrais te prendre le rendez vous tout de suite, parce que dans ton agenda c’est mardi qui serait l’idéal. Faut que je prenne un rendez vous. Ouais, envoie un courriel demande de rang fait que tout le speech to text, puis ces tâches là cognitives qui sont devenus des non valeur ajoutée, ben on va tous en avoir un agent ou deux qui vont nous aider à gérer notre temps puis l’optimiser, c’est certain. Puis ce qui est fou, c’est ça ne prend pas tant de temps que ça avant de le mettre.
Simon: [00:23:44] Effectivement, il y a des petits agents, il y a des micro agents qui se développent avec des outils qui sont, qui sont disponibles là. D’ailleurs, je sors du sujet un peu, mais en développer, vous allez, j’imagine, vous en avez développé.
Nicolas: [00:23:55] Merci de le.
Simon: [00:23:56] Demander.
Nicolas: [00:23:57] Absolument tout ce qui est les agents de gestion de connaissance bureau, que ça soit au niveau des ventes, les achats, les gestion de la paye, ces choses là, ça oui, On développe les agents avec n’importe quel outil. Puis dans le fond, on a fait le choix chez GLM d’être 100 % agnostique. On ne vend pas un produit, il n’y a pas de licence qu’on vend. Ce que je vends, c’est un transfert de compétences. Tu sais, je dis aux clients que c’est comme quand tu intègres un logiciel ERP, il faut que tu ailles un champion à l’interne. Tu sais, quelqu’un qui est le point de référence que si on a un problème. Je le sais, j’appelle Simon. C’est lui qui est la personne qui connaît le RP. Simon Il a pas la réponse. Il va appeler l’intégrateur pour revenir. C’est la même chose avec l’IA en entreprise. Je pense que chaque business doit avoir un champion. Au niveau des agents, il y a qui a la connaissance des développés mais surtout des entretenir puis de supporter ses collègues de travail. Fait que ma job chez GLM c’est pas de vendre un outil, un abonnement, une technologie comme telle, c’est de vendre un transfert de compétence. Où est ce que première chose qu’on fait c’est une formation 4 h, on fait le 101 pour dire voici comment t’y voici. C’est quoi le black hat? Prompting aussi? C’est quoi les limitations d’un agent? Tu sais, souvent un agent de trois grands problèmes avec.
Nicolas: [00:25:19] C’est un. Il va se mettre à halluciner. Deux, tu y passes cinq fois la même question. S’il n’est pas bien entraîné, tu vas avoir cinq réponses différentes. Tu sais être conséquent d’une fois à l’autre, il faut en être conscient. Puis des fois, les causes à effets, ça peut être dur de faire tous ces liens là. Fait que d’enseigner ça aux gens, à quel moment est-ce que l’IA hallucine pour pas avoir des des choses capoter dans les processus d’affaires, d’enseigner aux gens c’est quoi une gestion de base de données? C’est quoi le Rag puis la vectorisation des données? Tu sais, c’est pas une boîte non magique, là, les les réseaux de neurones un petit peu, qui ont été imaginés puis finalement, bien, ça ressemble à ça, il faut que les gens le comprennent, ça fait partie de la culture numérique. Puis comment créer un agent, On l’enseigne, puis des fois, après 4 h, puis un autre 2 h, les gens sont partis, puis ils peuvent créer leurs propres agents de manière contrôlée dans l’entreprise, là, c’est sûr. Fait que moi, je veux qu’une personne chez mon client soit la personne qui va les créer, que moi, je deviens son soit team par la suite.
Simon: [00:26:18] Hum.
Nicolas: [00:26:19] Fait que c’est un petit peu le modèle qu’on a pris dans le fonds de transfert de compétences vers nos clients fait qu’il n’y a pas d’abonnement mensuel comme tel. C’est c’est des projets. Fait que formation feuille de route, puis par la suite, on livre un ou deux premiers agents. Certains clients vont nous dire oublie ça, je les ferai pas moi même, c’est correct, on va continuer à en livrer. Mais développer cette compétence là, c’est essentiel.
Simon: [00:26:40] Puis je supervise l’adoption aussi, j’imagine.
Nicolas: [00:26:43] Absolument.
Simon: [00:26:44] Tu regardes certains outputs que ça a donné, puis tu peux corriger ou aider, coacher.
Nicolas: [00:26:51] Absolument.
Simon: [00:26:52] Les personnes en place à s’en servir.
Nicolas: [00:26:54] Puis le gros frein, c’est la première peur que les gens ont, c’est Je vais perdre ma job. Ça, c’est ce que j’entends tout le temps, tout le temps. C’est certain. Tu sais, quand on a.
Simon: [00:27:05] Des stats qui viennent de sortir là dessus puis qui sont récentes, puis c’est le contraire qui se passe en ce moment.
Nicolas: [00:27:11] Absolument.
Simon: [00:27:12] Depuis l’adoption de l’IA, il s’est créé beaucoup plus d’emplois. Qui s’en est perdu.
Nicolas: [00:27:17] Dans certains secteurs? Ceux qui ont perdu de l’emploi, Beaucoup et c’est triste. C’est des jeunes programmeurs ces gens là. C’est sûr qu’il y a une partie, mais les gens en entreprise, il s’est créé une grosse demande, puis une augmentation de la productivité, une augmentation du chiffre d’affaires fait que, oui, on a besoin de plus en plus de gens. Ils se créent des nouvelles jobs, des nouvelles fonctions. C’est un nouveau skillset que les gens devraient avoir dans leur 105. Tu sais, j’engage des gens présentement, puis tous ceux qui me disent J’ai pris une formation chez Ivado, mettons, j’ai pris une formation, c’est quoi, un LLM? C’est comme. C’est sûr que t’as un avantage sur les autres. Oui, assurément.
Simon: [00:27:54] J’ai un set de skills déjà développé. Exact pour m’appuyer.
Nicolas: [00:27:59] Tu veux cette culture là numérique en entreprise? Fait que ça, c’est essentiel.
Simon: [00:28:04] Ça c’est un fait. Je pense que pour le marché de l’emploi, c’est. Je veux dire, c’est chercheur d’emploi, je veux dire, garroché vous, là dessus, là.
Nicolas: [00:28:11] Allez investir dans une formation en IA de base puis mettez ça dans le cv. Fait que là, tu sais, c’est ce qu’on fait, on fait niveau un, puis là on est en train de travailler niveau deux avec des avec des partenaires avec qui on travaille pour aller une petite coche, tu sais, déjà là, voilà une couple de mois, on donnait la formation, c’était wow, c’était nouveau pour plein de monde. Comment prompte. Là, je te dirais que 50 % de la salle quand on redonne cette formation là, peut être 30 %, mettons, sont déjà ailleurs. Là ça va tellement vite en y a que là faut refaire absolument le 102 pis arriver à un autre niveau pour augmenter la compétence. Fait que ça, c’est c’est essentiel de débuter par ça.
Simon: [00:28:49] Puis ce qui est le fun dans ce que tu viens de décrire, c’est qu’il y a des gains, il y a des quick wins. C’est parce que tout l’aspect. Puis j’en parlais, j’ai parlé avec une couple d’invités aussi, là, quand on parle de transformation numérique, on dirait que les yeux lèvent au ciel de vivre souvent, là. Tu sais, dans les quinze dernières années, comme tu dis, tu en as accompagné, des entreprises là dedans, là, on sent que ça va être long, là. Tu sais, c’est long avant qu’il se passe de quoi? Avant qu’il y ait un retour sur investissement, on a l’impression, en tant qu’entrepreneur en tout cas plusieurs que je rencontre, de se mettre la main dans le tordeur et que ça finira jamais, tu sais. Puis est-ce qu’il va y avoir vraiment un retour sur investissement au bout? Alors que là, dans. Tu sais, oui, il y a des. Évidemment, il y a le long projet structurant parce que t’as comme pas le choix, tu sais, si tu veux ultimement utiliser l’IA, puis, dans sa pleine capacité, il faut que tu as donné, se restructurer, tu en as parlé, il faut qu’il y ait. Des gens sont formés, la donnée soit structurée et aussi qu’il y ait une infrastructure technologique, tu sais. L’ia remplacera pas ton RP là.
Nicolas: [00:29:53] 100 % d’accord avec toi, l’IA remplacera pas le RP. Puis tu sais, en en lien avec la première question que tu m’as posée, que les gens en ont peur un peu. Puis on en entend parler depuis quinze ans des histoires d’horreur, d’intégration. Rp Souvent des gens ont voulu numériser ce qu’ils faisaient dans une technologie, puis ils l’ont vu comme un mal nécessaire un peu, Puis beaucoup d’implantations de RP que j’ai visité, où je vois la personne à la comptabilité super heureuse. Mais je regarde le directeur des opérations, le planificateur, celui qui fait l’ordonnancement de production, celui qui fait les achats. C’est moins pire, mais tout le suivi dans l’usine. Eux autres, c’est encore sur Excel. Ils n’ont pas réussi à se rendre jusque là. Fait que c’est là que c’est important, le changement de culture, puis le lean en amont, d’optimiser les process pour après faire la transformation numérique pour que quand on arrive, pour informatiser un processus manufacturier. Mais toute ta stratégie de tes bill of materials, ton génie industriel de base, c’est comment? Est ce que tu vas planifier tes jobs? Qu’est-ce qui est important C’est de livrer à temps, de privilégier tel type de client. Est ce que tu veux limiter les coûts? Tu veux optimiser tes temps de setup parce que tu as beaucoup de temps pour livrer toutes ces questions là de base si c’est fait avant d’intégrer une technologie, mais au moment de choisir la tech, tu peux t’assurer que ça répond à ton modèle d’affaires, fait qu’il y a beaucoup de gens qui en ont acheté.
Nicolas: [00:31:21] Puis tu peux pas acheter un logiciel ERP des fois si tu t’en vas. C’est un changement de culture, des fois dans l’entreprise qu’il faut que tu repenses à ces process là en amont. Puis un logiciel ERP c’est oui, long, fastidieux, puis trop se ramasse au même niveau mettons, de productivité, mais avec une technologie au goût du jour qui bénéficie pas. Il y a tellement de monde qui disent ok, j’ai un bon RP, mais j’utilise 20 % de ce qui me permet de faire. Puis ils ont pas de projet d’amélioration continue pour aller ailleurs. Fait que c’est long, c’est risqué, ça coûte cher, puis des fois il y a pas beaucoup de gains à part d’être moins à risque avec une vieille technologie qui est en d’os, en os, 400 ou qui est plus supporté, fait que oui, tu es supporté, mais tu n’as pas généré de gain. Ce qui est fou, à l’instar de ça avec l’IA. Tu sais, il y a deux grands types de projets, comme je le disais, connaissance un peu back-office, puis les projets d’IA industrielle qui est complètement autre chose. Mais des fois en deux ou trois semaines, tu vas avoir un gain.
Simon: [00:32:19] Oui, c’est ce que tu peux prendre. Dans le fond, ce que tu me dis, c’est que l’ERP qui est mal, qui est mal adapté pour la production ou qui est pas juste, qui a, qui a pas eu le push de développement suffisant pour arriver à ses fins. Oui, tu peux quand même appliquer l’IA sur les secteurs qui ont de la donnée qui est assez structuré. Travailler sur la donnée. Travailler sur l’humain.
Nicolas: [00:32:42] Absolument.
Simon: [00:32:42] Puis avoir des quick-win quand même. Tu n’es pas obligé d’attendre que tout le business soit nécessairement.
Nicolas: [00:32:49] Intégré au complet.
Simon: [00:32:51] Pour.
Nicolas: [00:32:51] Ça. Absolument pas. Tu sais, je le disais tantôt, avant qu’on pendant qu’on parlait, avant le podcast, tu sais, le single Source of Truth, de la donnée financière va demeurer l’ERP, la donnée financière, ça va partir d’une soumission, souvent en manufacturier qui va être transféré en commande adaptée peut être ou pas par l’ingénierie ou est ce que je vais faire une recette de fabrication? Fait que toute cette donnée là, avec mon prix, mon casting. Faut qu’elle soit traitée là. Puis stocker de manière structurée dans un logiciel ERP pour gérer tes listes de prix, fournisseurs, clients et autres. Puis ultimement tes factures pour faire le bilan. État des résultats. Mais une fois que tu as ça de structuré, quand on va vouloir aller ordonnancer une production, certains logiciels ERP sont super bons, puis ils font Des fois c’est extrêmement cher puis complexe à mettre en place. Fait que plein d’entreprises l’ont pas fait. Ils n’ont pas payé le module pour ça. Puis le temps de travail, oui, la donnée du RP est structurée, puis je vois de plus en plus de logiciels, de compagnies qui se disent on va juste aller chercher les recettes de fabrication de nos commandes en cours avec les dates de livraison promises, puis rapidement, avec des IA qu’on développe, on va aller simuler 1 million de scénarios. Puis donne moi comment ce que tu veux, choisir tes critères, mettons pondérer. Comme je te disais, faut que j’optimise les temps de setup pour réduire les coûts, ou il faut que je livre vraiment vite telle et telle soumission. Fait que voici en IA le scénario qu’il faudrait faire aujourd’hui considérant tes critères de sélection. Fait que je vais de plus en plus de logiciels qui veulent venir agrémenter cette donnée financière là en optimisation, je le vois dans plein, plein, plein de secteurs du logiciel ERP.
Simon: [00:34:31] Ça peut venir même. Donc, ça peut venir cadrer pratiquement les processus qu’il faut que tu mettes en place puis pousser le développement du dernier module au niveau. Ça peut l’IA, dans le fond. C’est juste que ça pose après, normalement, peut venir aider à déployer puis à absolument structurer le dernier module qui reste à déployer souvent, qui est la production, là. Absolument, absolument. Tantôt, puis on achève bientôt. Mais c’est super intéressant parce que tu parlais de formation, puis on a tendance à penser que c’est les employés de bureau qu’on forme. Tu parlais de formation en IA pour sensibiliser tout le monde. Puis si tu me donnais un exemple ou pas nécessairement. Justement, la formation s’étend pas mal plus que ça.
Nicolas: [00:35:15] Absolument.
Simon: [00:35:16] C’est autour de ça. J’ai pas brûlé ton scoop.
Nicolas: [00:35:20] C’est parfait. Tu sais souvent les permettre aux gens du métier. Tu sais, souvent, une des premières choses que je fais quand je fais un plan numérique, c’est je vais cartographier la chaîne de portée ou la chaîne de valeur en entreprise. Chaîne de valeur Souvent dans une usine, ça va varier d’un modèle d’affaires à l’autre. Il y a souvent deux choses pour lesquelles est-ce que ton client est prêt à payer, que tu fais comme activités qui génèrent de la valeur? Souvent, c’est au niveau des ventes et au niveau de la production. Ceux qui sont dans la production, souvent, que ça soit quelqu’un qui opère une presse injection de plastique, quelqu’un qui fait de la soudure, quelqu’un qui va faire, qui va opérer de la chambre de peinture. C’est ces opérations que lui fait au day to day que ton client est prêt à payer pour. Ça génère de la valeur. Ok. Puis souvent, quand on va faire des roadmaps pour savoir c’est quoi les bons projets au niveau de l’IA. Par exemple, dans une entreprise, il ne faut pas que ça soit les gestionnaires seulement qui y participent. C’est super important je pense, de prendre nos leaders, les gens plancher métier puis de leur permettre d’aller dans une formation d’IA, de monter le niveau d’awareness ou de connaissance ou de conscience, excuse moi de ce qui est possible ou pas. Puis ces gens là retournent travailler. Après ils sont comme il me semble Moi mes recettes au niveau de la peinture, il faut toujours que manuellement ou je refasse des calculs pour calibrer tel rouge en fonction du résultat du test, il faudrait que je le mette de même. Puis là il y a eu une formation, puis tu te rends compte que s’ils utilisaient. Claude Puis il y avait une base de connaissances, puis Claude, il est génial en mathématiques, il pouvait l’utiliser dans le laboratoire pour balancer ses recettes de production. C’est peut être ça le bon projet. Il a fait que c’est important, je pense, de former les gens en entreprise qui sont.
Simon: [00:37:02] Qui font les choses, qui.
Nicolas: [00:37:03] Font les.
Simon: [00:37:04] Choses qui sont plus proches de la valeur que le client veut payer.
Nicolas: [00:37:06] Absolument et qui ont les capacités suivantes. Ils sont passionnés, sont autodidactes. Puis ces gens là veulent contribuer à un objectif qui est plus grand qu’eux, même au travail. Tu sais, quand tu identifies ces employés clés là dans l’usine, eux autres, ils ont un potentiel de devenir des leaders de l’utilisation de l’IA. Puis souvent partir avec un bon premier projet. Qui est ton modèle ou ton projet pilote, bien, ça peut faire des petits rapidement par la suite. Fait que faites contribuer vos vos leaders même au niveau métier, dans l’entreprise, dans une formation IA Je pense que c’est essentiel ça.
Simon: [00:37:43] Ça c’est vraiment un Quick tip vraiment intéressant parce que puis aussi, je pense que ça, c’est vraiment le fun pour ces employés là de contribuer à ça. Tu sais, je peux juste m’imaginer à quel point ça stimule ton un peu ta passion métier, de penser aussi.
Nicolas: [00:38:00] Au travail.
Simon: [00:38:00] Aussi. Oui, tout à fait, tu sais, Mais ça rend la job encore plus agréable de pouvoir utiliser ce texte là pour pouvoir améliorer ta job, Probablement sur des. Des tâches qui t’énervent. Tu sais, faire des recettes de peinture? C’est sûrement pas la passion.
Nicolas: [00:38:15] C’est ça qui m’est venu en tête. Mais il y en a des milliers de tâches comme ça. Où est-ce que c’est possible, tu sais? Instructions de travail, Rebalancement de lignes de production, name it. Si tu voyais, Simon, le nombre de fichiers Excel que je vois encore dans les usines, tu sais, c’est correct. Excel au début peut être pour comprendre c’est quoi la mécanique qu’il faut que ça fasse, mais un moment donné, tu peux arriver maintenant rapidement, en 2026, avec le même genre de mécanique beaucoup plus performante et efficace, qui demande pas de manuellement colorier des cases dans Excel, puis les tasser et ainsi de suite. Fait qu’on est complètement ailleurs. C’est une belle révolution. Honnêtement.
Simon: [00:38:52] C’est super le fun. Puis je pense qu’on pourrait en parler pendant longtemps, vraiment longtemps, plein de choses qu’on n’a pas abordées. Mais écoute, merci beaucoup. Nicolas Tu sais, je pense que ça, ça dresse un portrait. Puis, tu sais, je trouve qu’il y a un côté optimiste de dire Il y a des gains à court terme à aller faire. Pas juste le big plan, mais évidemment ça prend un big picture aussi.
Nicolas: [00:39:13] Mettons Big picture. Commence par des premiers quick-wins, tu sais. Dernier point, souvent Simon, tu vas prioriser tes projets d’IA avec deux axes un l’effort à mettre, puis l’autre le retour sur l’investissement. Choisis pas tes projets que tu as le plus de retour sur l’investissement tout de suite. Choisis tes projets que tu as le moins d’effort possible pour créer l’effet d’entraînement, puis que les gens veulent plus tranquillement, pas vite.
Simon: [00:39:36] Non, c’est vrai, c’est vrai parce que je pense que quand on constate qu’on vient de gagner, même 1 h par semaine sur un truc qui a pris 1 h et demie à produire mais prend.
Nicolas: [00:39:46] Un stylo puis attaque la prochaine.
Simon: [00:39:48] Tâche, on se donne du momentum puis.
Nicolas: [00:39:50] Qu’on augmente notre productivité. C’est ce dont on a le plus de besoin. Je te laisse en te disant que d’après moi, là, 2026 2027, c’est l’année du retour du Lean au Québec puis de l’augmentation de la productivité. Oui, l’IA va être là en trame de fond tout le temps, puis il va y en avoir, puis on va le voir. Mais le retour à la productivité puis aux principes de base du Lean, je sens que les entreprises vont vouloir réinvestir là dedans.
Simon: [00:40:13] Oui, parce que c’est une base de. Tu sais, je veux dire, c’est.
Nicolas: [00:40:16] La première fondation, la.
Simon: [00:40:18] Fondation.
Nicolas: [00:40:19] Je le vois. Fait que ça, c’est ma prédiction pour 2026.
Simon: [00:40:22] C’est ton corps, là. On le prend, puis on a fait un punch line.
Nicolas: [00:40:25] Yes!
Simon: [00:40:26] J’aime ça.
Nicolas: [00:40:27] Bien, écoute, merci beaucoup. Ça me fait plaisir. Simon.
Simon: [00:40:29] Merci beaucoup. Comme vous le savez, on a une check list à chaque épisode qui reprend les points essentiels, les points importants, les mentions aussi, soit d’outils ou d’événements ou de technologies ou peu importe, ou de méthodologie. On résume tout ça. Évidemment, on va donner aussi les coordonnées pour être capable de rejoindre Nicolas chez GLM aussi et à La Chaise Bleue. Et comme vous le savez, pour bénéficier de cette belle checklist là, il faut s’abonner à notre infolettre sur notre site internet ou via LinkedIn.
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