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Épisode 22 | saison 2

Démystifier le processus de financement

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Bonjour à tous!

Nous plongeons aujourd’hui dans les coulisses du processus de financement!

Avec notre invité, Ali Diallo, directeur régional chez EVOL, nous abordons la perspective du financier chargé d’analyser votre dossier.

Un épisode captivant où nous explorons les différents éléments qui influencent leur décision et les critères utilisés pour évaluer la solidité d’une demande.

Au passage, nous vous offrons également des conseils pratiques pour maximiser vos chances de succès !

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Bonne écoute !

Mon compte LinkedIn : www.linkedin.com/in/simondeschenes
Et celui d’Ali : https://www.linkedin.com/in/alisaib-diallo/

Simon : [00:00:42] Bonjour, Aujourd’hui on aborde un sujet essentiel, vital à la vie de tout entrepreneur, c’est à dire le financement. Donc pour nous en parler, j’accueille et je suis super content d’accueillir Ali Diallo qui est responsable du secteur Montérégie pour Evol, c’est ça?


Ali Diallo: [00:01:01] Directeur régional d’Evol pour la Montérégie.


Simon: [00:01:05] Bienvenue. Merci.


Ali Diallo : [00:01:07] C’est un plaisir que d’être là. Merci pour l’invitation.


Simon: [00:01:10] Donc évidemment, tu vas nous parler de Evol. Puis on aimerait connaître ton parcours, mais tu es aussi ici, vraiment, je pense, dans une mission pour démystifier les démarches de financement, mais du côté entrepreneur, parce qu’on va apprendre que tu as aussi été entrepreneur. Donc parle nous peut être de ton parcours pour commencer.


Ali Diallo: [00:01:32] Oui, je vais essayer de faire ça court, ce qui va être un bel exercice on va dire. Donc j’ai une vingtaine, un peu plus d’une vingtaine d’années d’expérience en financement et puis en accompagnement, donc d’entreprises. Déjà au niveau de la formation, j’ai donc étudié à l’Université Laval, à Québec et en administration des affaires Dominante Finance. Et puis donc, j’ai complété ma formation avec des diplômes en Angleterre et puis en France, toujours dans le domaine bancaire. Et à partir de là, j’ai travaillé vraiment dans le secteur financier. Pourquoi je l’ai fait? C’est parce que j’ai je sentais que c’était pour moi ce qui permettait d’apporter une valeur ajoutée vis à vis de ce que je supportais. Parce que j’ai cette tendance à vouloir développer les individus et les organisations et pour moi, passer par par le secteur financier, travailler à l’intérieur de ce secteur là, cela voulait dire que je pouvais avoir cet impact là. Et donc j’ai beaucoup travaillé en fait à l’international. Et à partir de là, j’ai j’ai aussi donc finalement évolué au Québec, dans le dans le milieu de l’entrepreneuriat, en tant que coach d’entrepreneur, tout ce qui est développement d’affaires, renforcement de capacité en plus du volet financement. Et depuis six mois donc, je suis effectivement directeur régional des vols pour pour la Montérégie. Et. Et voilà donc en quelques mots mon parcours.


Simon: [00:03:07] Merci. Écoute, c’est très diversifié, puis je pense que le rôle chez les vols a perfection parce que les vols, une mission justement d’appui, les les entrepreneurs qui qui proviennent de la diversité, pas juste culturels. Mais peux tu nous en parler dans des meilleurs mots que moi, je suis capable de le faire?


Ali Diallo: [00:03:28] Absolument. Si tu le dis si bien, c’est. Je représente bien en fait cette cible, cette clientèle que Evol est allé chercher. Mais au delà de dire qui je suis, c’est en même temps c’est le pourquoi des vols, c’est ça. C’est à dire qu’à l’origine, les vols a été créé pour pouvoir faire en sorte que un groupe particulier qui avait un accès difficile au capital, au financement puisse justement y avoir accès. Et ce groupe, c’était les femmes à l’origine, il y a une trentaine d’années, tout s’est passé dans la Côte-Nord, là où il y a. Il y a des femmes de la Côte-Nord qui étaient vraiment tanné de voir que c’était difficile pour elles d’avoir accès à du financement, à du capital et qui ont donc décidé de constituer un fonds, un fonds pour faciliter cet accès au financement. Et à partir de ce moment là, dans les différentes régions du Québec, il y a des initiatives similaires qui ont vu le jour. Et ces fonds qui, au début, s’appelaient tous différemment à un moment donné, ont porté le même nom qui s’appelait Femmessor, et la clientèle était toujours à cette époque. Donc constituées de femmes. Mais les bailleurs de fonds des organisations se sont rendu compte qu’en fait cette problématique n’était pas vécue que par les femmes, c’était vécu par d’autres groupes qui étaient sous représentés en fait en entrepreneuriat. Et c’est pour ça qu’en 2021, donc en 20 21, donc là la clientèle cible s’est élargie en intégrant justement dans cette clientèle cible tous ces groupes là qui sont dits sous représentés en entrepreneuriat.


Ali Diallo: [00:05:11] Donc, ça, on peut citer bien évidemment la diversité ethnoculturelle dont je fais partie, il y a les personnes, les entrepreneurs vivant avec une situation de handicap. On a également donc les Premières Nations qui font partie de ces groupes là. Les femmes le sont restées parce qu’à l’origine ça a commencé avec elles. Il y a la communauté LGBT, LGBTQ et donc l’idée c’est c’est vraiment de. Faire en sorte que ces gens là, ces entrepreneurs là, qui, pour qui c’est plus difficile, trouvent un organisme qui soit destiné à justement pouvoir les financer. Et oui, je je, moi. C’est tout naturellement que, en fait, cette mission m’a m’a vraiment parlé parce que bien évidemment je fais partie de la diversité, mais en même temps je suis, j’ai été dans le financement de longues années et puis en même temps, le développement en fait des entrepreneurs me dit quelque chose parce que ils veulent au delà du financement, il y a un volet très important et incontournable chez cet organisme, c’est que on fait du financement. Accompagner, c’est pas que de l’argent qu’on prête aux entrepreneurs. En même temps, on a, on a un accompagnement qu’on leur offre du début jusqu’à la fin de de leur financement, voir même pour des entreprises que l’on ne finance même pas du tout. Donc il y a.


Simon: [00:06:35] Tout le volet services. C’est ce coach expert qui est absolument en ligne de compte.


Ali Diallo: [00:06:40] Il y a ce service là, donc, c’est à dire qu’on a donc en notre sein ce qu’on appelle une brigade qui où on a des experts de différents horizons qui interviennent et qui sont là, en fait, à la disposition de cette clientèle là, qui rencontrent des enjeux, parce qu’il faut dire qu’une partie, en fait de notre portefeuille est constituée en grande partie par des entreprises en démarrage. Parce que ça aussi, c’est une particularité des vols, autant des financiers ou des organismes de financement ou des institutions financières vont être réticents à financer ces entrepreneurs là qui commencent autant. Ils veulent pour aussi mission de pouvoir justement les les accompagner en financement, donc les faire démarrer. Et quand on démarre, c’est sûr qu’on a besoin de renforcer ses capacités. En tant qu’entrepreneur, on ne maîtrise pas tous les tous les contours et tous les outils que ça prendrait pour bien gérer, développer et puis faire croître son entreprise. Et donc Evol a mis en place en fait une brigade d’experts de différents horizons qui permettent justement d’appuyer ces entrepreneurs là. Et au niveau même interne, on a en fait un suivi qui est fait sur tous les dossiers que l’on finance. Donc les entrepreneurs sont accompagnés sur vraiment la durée de leur de vie, de leurs, de leurs crédits.


Simon: [00:08:08] Mais justement, parlons, donnons de financement. Tu me permets si on regarde puis là on enlève le chapeau, peut être des vols, mais plus de financiers comme tel. Mais souvent, pour avoir fait moi même le parcours, c’est difficile comme entrepreneur de se présenter devant un financier puis de savoir à l’avance parce qu’on a tous une première expérience, puis après ça, bien on en a une expérience, mais diffèrent d’une fois à l’autre. Puis je pense qu’on a des fois de la difficulté à se comprendre. C’est difficile de savoir à l’avance à quoi ils s’attendent. Qu’est ce que je devrais? Comment je devrais me préparer? Qu’est ce que je devrais avoir comme sous la main, comme document? Puis qu’est ce que je devrais avoir travaillé avec mes comptables? Peut être dans mes livres pour être certain de maximiser mes chances de succès. Mais vraiment, j’aimerais ça que tu nous éclaire là dessus.


Ali Diallo: [00:09:01] Oui, écoute, j’aime bien. Où est ce que tu nous amène là? Parce que c’est c’est vraiment un constat que personnellement, moi j’ai fait et puis d’autres. Dans l’écosystème financier, c’est vrai qu’on est confronté par parfois à une un enjeu, c’est que on reçoit des dossiers et puis on se rend compte que ces dossiers là, on peut pas, on peut pas vraiment les financer, on peut pas les projets, on peut pas les financer à cause de ce qu’on reçoit comme comme informations. Et là on constate qu’il y a vraiment un décalage entre l’entrepreneur qui peut avoir un très beau projet ou alors une entreprise qui a du potentiel et tout. Et puis nous, ce qu’on voudrait apporter comme comme soutien financier, donc il y a vraiment, on n’est pas, on n’est pas du tout aligné et donc il y a comme un gap, là, qu’il faut combler. Et moi, moi je l’explique surtout par le fait qu’il y a quand même parfois une une méconnaissance de la part des entrepreneurs, des de ce qui constitue en fait les attentes, les attentes des financiers par rapport à des à des dossiers qu’ils recevraient. Alors je vais juste m’arrêter pour dire aussi que là, c’est très important pour les entrepreneurs de faire preuve d’ouverture d’esprit.


Ali Diallo: [00:10:16] Déjà, pourquoi je dis ça? C’est parce que beaucoup d’entrepreneurs vont venir avec un projet et puis ben c’est le projet qui va changer le cours de l’histoire et puis c’est tout. Plus rien ne sera plus comme avant. Et tout ça, c’est moi. J’appelle ça le syndrome du bébé en fait. C’est à dire parce que quand tu as une maman qui est là avec son bébé, là, et puis elle le voit et. C’est son bébé le plus beau du monde et tu peux le regarder. Bon, tu peux te dire que peut être tu as vu un bébé qui est plus beau que lui, mais tu n’oses même pas lui dire parce que pour elle c’est vraiment ça. Et un entrepreneur avec un projet, parfois ça peut être ça. C’est à dire qu’il vient avec son projet, il y croit tellement qu’il n’a pas d’ouverture d’esprit pour avoir comme une réplique. Ou bien c’est une rétroaction en disant il faudrait faire attention à telle et telle chose. Donc la première chose qu’on demande en fait aux entrepreneurs, c’est d’abord d’être ouverts d’esprit.


Simon: [00:11:08] Au niveau des c’est quoi les quelques piliers qu’il faut? Faut faut s’attendre à regarder puis comment on va, On adressera peut être comment se faire pour se préparer un peu mieux en tant qu’entrepreneur.


Ali Diallo: [00:11:18] Oui, oui, il y a, il y a des critères, il y a des paramètres qui sont comme des incontournables. D’abord lorsqu’on parle d’un projet et déjà quand on parle aussi d’une entreprise, il ne faut jamais oublier que derrière tout ça, il y a, il y a l’être humain. En fait, il y a l’homme, il y a la femme, il y a des personnes qui constituent une organisation. Donc la première des choses qu’on va faire quand on reçoit un dossier, on regarde en fait qui est le porteur du projet, qui sont les, le ou les entrepreneurs derrière. Donc quelle est leur qualité, quelle est leur connaissance en fait du domaine d’activité où ils sont, quelle est leur expertise? Quel est aussi donc leur, Qu’est ce qu’ils ont comme comme acquis déjà? C’est à dire il y en a certains qui vont justement parler d’expertise, donc il y en a qui vont venir avec leurs compétences, il y en a d’autres qui vont venir avec leurs ressources financières, vont dire Moi, j’ai de l’argent et puis je veux juste qu’on me complète une mise et tout ça. Donc on va regarder en fait ce que donc le porteur du projet nous nous apporte. Donc, ça, c’est la première des choses, ok, si on n’est pas à l’aise avec ça, ben ça commence déjà pas très bien.


Simon: [00:12:32] T’arrête deux secondes qu’est ce qui peut faire que vous n’êtes pas à l’aise avec ça? C’est quoi les raisons? Je te donne.


Ali Diallo: [00:12:36] Un exemple, par exemple d’un entrepreneur qui vient. Et puis finalement, on se rend compte que partout où il a déposé une demande de financement, qu’il a obtenu du financement, il n’a jamais remboursé. Donc, le crédit, c’est vraiment, on est vraiment mauvaise. Là, l’historique est vraiment mauvais, le scoring est pas bon et donc les antécédents font que si moi je reçois un dossier où on me dit que telle personne fait partie en fait le promoteur ou la promoteur du projet en question. Bon je vais, je vais réfléchir avant de avant de dire oui. Déjà parce que j’ai en face de moi quelqu’un qui ne respecte pas ses engagements et c’est pour ça qu’il est vraiment important de le faire. Et je fais juste une parenthèse en ce qui concerne évidemment par rapport à ça, puisque nous on finance aussi, dans les groupes sous représentés, il y a les immigrants et la diversité ethnoculturelle. Donc il y a ces gens là qui viennent d’arriver au Canada parfois, et qui n’ont pas d’historique de crédit. Et parfois ils ne savent même pas ce que c’est et donc ils le découvrent parfois lorsqu’ils viennent nous voir. Et vu qu’ils n’ont pas l’habitude de la cote de crédit, de la marge de crédit et tout ça, ils ont pas eu un comportement entre guillemets sage parce qu’ils savaient pas de quoi il s’agissait. Et nous on reçoit un dossier où déjà on commence à voir que attention, au niveau de la cote de crédit, ça va pas très bien, mais là c’est quelque chose qui n’est pas qui n’était pas intentionnel.


Ali Diallo: [00:13:59] C’est donc à ce moment là, c’est pour ça que nous on a une lecture pas binaire des choses, on essaie de comprendre et on se rend compte si par exemple il y a quelqu’un qui arrivait de Suisse il n’y a pas longtemps et puis qui vient et qui a une cote de crédit, qui est, qui est, qui est très différente d’un Québécois entrepreneur qui est là depuis longtemps. On ne va pas lui dire parce que ta cote de crédit, elle n’est pas bonne, on ne va pas te financer, on va essayer de comprendre pourquoi c’est le cas. Donc donc, c’est ça, c’est un peu une parenthèse que je voulais faire à ce niveau là. Et donc ce qui fait que bon, on regarde ces éléments, on regarde quels sont les les atouts, les faiblesses, et ensuite on va sur le projet. On regarde le projet. Est ce que le projet a du sens? Est ce que le projet on parle d’entrepreneuriat? Donc quelque part, il faut aller chercher les revenus et surtout la rentabilité. C’est ça qui est le plus important. Donc, est ce que le projet, finalement, il va être bénéficiaire quelque part? Est ce que quand on fait les prévisions, on se rend compte que finalement c’est une affaire qui va générer des revenus, mais surtout des bénéfices pour pouvoir déjà payer tout le monde et puis rétribuer en fait les actionnaires.


Ali Diallo: [00:15:08] Donc on regarde ça, on regarde aussi donc de quoi et de quelle richesse est constituée l’entreprise. Et quand je parle de richesse, je préfère parler de richesses que de ressources. Là on parle des richesses humaines, on parle des richesses matérielles, on parle des ressources financières. Donc ça c’est des éléments vraiment qu’on regarde. Et puis quelles sont celles là qu’on va aller aussi chercher dans le cadre du projet qu’on va faire. Donc, on fait, on fait un tour par rapport à ça. En ce qui concerne les vols, il y a aussi une dimension qui est très importante, c’est le volet inclusion dont j’ai beaucoup parlé. Mais il y a un autre aspect que je n’ai pas encore évoqué et qui pourtant est vraiment fait partie de ce qui est exigé chez nous, c’est l’aspect développement durable. Il faut que l’entreprise et soit que l’entrepreneur, soit ouvert à tout ce qui est développement durable. Et on peut, on peut prendre un entrepreneur qui n’est pas encore rendu là, mais si on sent qu’il y a l’ouverture d’esprit, on peut l’accompagner justement pour que cet entrepreneur aille sur ce sur cette approche là. Parce que pour nous, ça fait, ça fait partie des des obligations. Aujourd’hui, pour toute personne responsable sur terre.


Simon: [00:16:24] On parle ici pas de projet nécessairement qui concerne uniquement le développement durable, mais que l’entreprise s’inscrive dans un dans un courant d’évolution de ces opérations que ce conscientise. Autrement dit qu’il y a un certain programme qui fait en sorte qu’elle va évoluer pour le mieux au niveau du développement durable, c’est ça? Oui, tout.


Ali Diallo: [00:16:47] À fait Bon, pour comprendre. En fait, notre notre raisonnement, c’est que nous, on s’appuie sur sur un principe. Il y a les Nations Unies qui ont développé 17 objectifs, 17 objectifs de développement durable qu’on appelle les ODD des Nations Unies. Il y en a 17 et donc il y a certaines entreprises. C’est facile de pouvoir les loger dans une des cases, il y en a d’autres, c’est un peu moins évident. Mais lorsqu’on regarde bien et qu’on voit quel est le secteur d’activité, qu’on regarde, comment se passent, se déroulent les opérations et tout, il y a de la place à les trouver là pour faire en sorte que justement on oriente ces entreprises là vers un comportement responsable. Donc c’est un peu On regarde les 17 objectifs, on voit déjà dans quel objectif, lequel ou lesquels cette cette entreprise là se retrouve, et puis où est ce que on a là, on a du potentiel pour pouvoir l’amener dans un de ses objectifs ou bien vraiment l’améliorer. Et donc là, ce qui va être important pour nous, c’est vraiment le degré de maturité de l’entreprise à ce niveau là. Il y en a qui ne sont pas du tout, qui ne sont pas du tout là, mais il faut qu’on les amène justement à évoluer vers un fort degré de maturité. C’est ça notre objectif.


Simon: [00:18:00] Donc, si les pilotes du projet puis si le projet aussi va complètement dans la direction opposée, c’est un non, c’est un non catégorique.


Ali Diallo: [00:18:11] C’est si l’entrepreneur n’est vraiment pas ouvert à ça, j’avoue qu’on assume complètement une réponse défavorable par rapport à ça. Quoi d’autre? Alors? On a donc le projet, quand on veut le lancer, on le lance dans un secteur d’activité donné. D’accord. Donc nous, on va regarder, en fait, justement, dans quel marché se situe ce projet. Est là. Dans quel secteur d’activité est ce que c’est un secteur d’activité qui est porteur ou pas? Est ce que on a des difficultés qu’on a constaté dans ce secteur d’activité? Et ça, c’est sûr que ça va, ça va, nous. Ça va peser dans l’appréciation qu’on va faire aussi sur le dossier, quoi que. On peut trouver des fois des projets qui sont dans des secteurs d’activité un peu plus difficiles, mais ça, c’est un peu le principe des fois des marchés de niche ou bien des exceptions qui confirment la règle. Mais en général, s’il y a des secteurs difficiles où on va dire bon, attention, c’est il faut que nous, on regarde de plus près, ou en fait, qu’on soit sûr que l’entreprise a pris en compte tous ces paramètres là dans dans l’information qui va nous être donc partagée. Donc, la conjoncture économique aussi fait partie des choses que l’on regarde. Il y a des moments qui sont meilleurs que d’autres, c’est sûr. Quels sont aussi les opportunités que l’entreprise a dans ce qu’elle veut faire et quelles sont les menaces aussi auxquelles elle est confrontée? Donc on regarde ça. Quelle est la compétition aussi autour? Quelle est la valeur ajoutée en fait sur par rapport au marché? Comment est ce que de manière comparative, vis à vis des concurrents, comment l’entreprise fait la différence? Parce que beaucoup de gens vont venir, ils vont, ils vont voir. Ah tiens, je parle de secteur d’activité, ça marche très bien dans tel secteur d’activité parce que ça marche bien. Là, je vais, je vais y aller, je vais me lancer, je vais faire quelque chose.


Simon: [00:20:04] Dans une copie.


Ali Diallo: [00:20:06] L’original est toujours et toujours meilleur, on s’entend. Et donc et donc. Donc c’est ça. Et là, c’est pour ça que quelque part, nous, on regarde, on regarde ça quand même de près. Et puis j’ai constaté que jusqu’à présent, je parle de financement et tout, mais je n’ai même pas parlé de chiffres en fait. Et donc c’est ça, je ne vais pas parler de bilan, je ne t’ai pas parlé de quoi que ce soit, mais c’était c’était volontaire parce que on fait une appréciation globale générale, donc on regarde vraiment l’entreprise, on regarde son environnement, Donc c’est ce qu’on appelle une un regard, on va dire qualitatif, là, sur sur ce qui se passe pour l’entreprise et puis autour d’elle. Et ensuite maintenant on arrive à la dimension chiffrée, en fait de l’information qu’on reçoit. Et lorsqu’on va là bas, là, c’est c’est là qu’on a les détails. Maintenant, la performance financière. D’accord. Pour les entreprises en démarrage, c’est simple, il n’y a pas, il n’y a pas d’antériorité, il n’y a pas d’histoire. Donc on va juste se baser sur des documents et des prévisions. Et là on fait vraiment attention à ce que ce soit, encore une fois, je le disais tantôt, réaliste, raisonnable et tout ça. Donc on regarde tout ça. Et par contre pour les entreprises existantes, on va. Il y a des documents qui sont importants dans notre appréciation. C’est d’abord le bilan, le bilan qui se donne un peu la photo en fait, du patrimoine de l’entreprise, là, quels sont les avoirs? Et puis donc quel est le passif? Et donc on regarde, on regarde ça, on regarde quel est aussi quels sont les revenus, donc les revenus, et puis quelles sont les dépenses, est ce que ça dégage en fait un profit? Donc ça, c’est à travers un document qu’on appelle l’état des résultats.


Ali Diallo: [00:21:55] On regarde aussi le budget de caisse. Et puis donc tout ça, c’est des documents qui nous permettent en fait de faire un 360, là, sur sur la performance financière de l’entreprise. Donc, ça, c’est sur l’existant. Et on prend toujours des prévisions pour savoir comment l’entreprise se projette dans le futur, à horizon un an, deux ans, parfois plus sur sur ses performances, parce que c’est ça, c’est à partir de là qu’on saura. Est ce que le projet, financièrement parlant, il est porteur ou pas? Donc on regarde si quand on fait nos calculs et tout, il y a certains ratios qu’on utilise et tout. Mais est ce que l’entreprise est capable de rembourser selon nous et tout? Est ce que l’entreprise n’est pas déséquilibrée financièrement? Structurellement parlant, c’est un peu technique, là, mais c’est vraiment des aspects que l’on regarde pour pour s’assurer que l’entreprise est stable financièrement, qu’elle est solide financièrement et que les perspectives sont bonnes pour que pour justifier le fait qu’on lui prête de l’argent parce que sinon, en fait, on la mettrait plus dans des problèmes qu’autre chose. Donc c’est un peu ça l’objectif que l’on que l’on vise. Et enfin le dernier élément fondamental en fait dans notre appréciation. Et je finis par ça alors que parfois le client, lui, commence par ça.


Ali Diallo: [00:23:16] Donc c’est l’aspect des garanties. Pourquoi moi je préfère en tant que financier, finir par ce point là? Parce que beaucoup de gens pensent qu’on va faire un dossier pour une garantie, mais la garantie ne donne que du confort dans le dossier. C’est à dire que ça, c’est au cas où ça ne va pas, qu’est ce qu’on fait? Qu’est ce qu’on a? Pour pouvoir se couvrir. Mais l’objectif du financement n’est pas d’arriver justement à la garantie et puis de l’exercer. L’objectif est de de pouvoir accompagner financièrement une entreprise qui a besoin de fonds pour qu’elle puisse grandir. Donc c’est ça le why, le fameux pourquoi il est là pour nous et il n’est pas dans le fait d’avoir des garanties pour pouvoir les exécuter. Donc quand on regarde la garantie, on regarde c’est quoi sa valeur? Qu’est ce que c’est? Qu’est ce qu’on nous propose comme garantie? Qu’est ce que c’est? Si jamais c’est quelque chose de très tangible, c’est ça? C’est quoi la valeur? C’est à quel niveau que ça nous couvre? Est ce qu’on peut aussi convertir cette garantie là pour qu’elle soit? Est ce que c’est vendable, par exemple, je prends le cas des fois des garanties qu’on prend au niveau des, des propriétés ou des titres et tout. Donc c’est des c’est des questions aussi qu’on se pose, mais, Mais moi j’aime bien le mettre en dernière position parce que en général, c’est pas pour ça qu’on fait le financement.


Simon: [00:24:30] Quand on regarde ça du côté entrepreneurial, est ce. Est ce qu’il y a des pour le volet, comment on se prépare? Comment? Parce que je le vois un peu comme une déformation professionnelle, comme une vente du point de vue entrepreneurial, alors que vous avez des critères quand même qui sont, vous allez faire vos devoirs, là. Mais c’est certain que la façon de présenter, de se présenter à un financier, le travail qu’on va avoir fait part auparavant, avant, avant de se rendre, avant le rendez vous, puis avant de donner les documents. Puis parlons des documents peut être. Là, on va avoir un impact, j’imagine, sur la façon que vous allez évaluer le projet. Je me trompe?


Ali Diallo: [00:25:13] Non, non, non, absolument. Et puis même, en fait, je réfléchissais pendant que tu parlais. Parce que d’abord, même avant de voir comment on réfléchit pour regarder le dossier et tout le projet. Mais il y a déjà la manière quel projet on va aller identifier, qu’est ce qui fait qu’un projet il est bon ou il est pas bon? Ok, il y a déjà cette question qu’il faut se poser. Il y a certains qui vont dire ok, il faut suivre ta passion, tu es passionné par les abeilles, Faire un projet sur les abeilles, c’est ça? Donc. Mais pour moi en fait la vraie manière en fait de regarder un projet et puis de pouvoir en fait réaliser quelque chose, c’est un projet doit doit partir d’une réflexion qui est, qui amène à identifier une problématique quelque part et puis y apporter une solution si on y est, si on y arrive. L’aspect passion, c’est formidable parce qu’on fait quelque chose qui est dans la passion. Je dis pas de ne pas la regarder, mais je dis que si cette passion là, elle est juste pour nous seuls, là, tout seul, je ne pense pas qu’on va avoir de la valeur ajoutée pour ceux qui nous entourent et pour ceux qu’on veut servir soit en service ou un produit, le service ou le produit qu’on offre. Là, il faut qu’il réponde à un enjeu, à une problématique ou à un challenge particulier, parce que sinon il ne va pas trouver son marché qui est réel, qui est réel, parce que c’est comme votre votre entreprise à vous autres, là, si vous avez de la clientèle que vous allez, vous arrivez à trouver, à capter et tout, C’est parce qu’ils ont une problématique, ils ont des enjeux et que vous, vous êtes la solution ou que vous leur proposez des solutions.


Ali Diallo: [00:26:52] Donc, c’est moi. Je pense que déjà, la réflexion à l’origine, là, sur le projet en question, déjà, il faut se poser les bonnes questions, ok. Et une fois qu’on a, qu’on a, qu’on a passé ce cap là, bah il faut justement présenter des informations qui sont qui, où on va trouver en fait, ces éléments que j’ai que j’ai nommé là il y a pas longtemps, et puis en plus faire en sorte que justement, ces éléments là, au delà de les nommer, l’information qu’on va trouver à l’intérieur de ça, c’est c’est de l’information qui est vraiment fiable, vérifiable, et puis que c’est pas des choses, j’ai l’impression que c’est telle chose. Et puis donc je vais, je vais le nommer, mentionner dans mon plan d’affaires et tout, et puis de de le présenter comme ça, parce que c’est des yeux, c’est des yeux extérieurs qui vont le regarder, c’est pas nos propres yeux. Donc quand quelqu’un d’autre lis ça et tout, il faut que l’important n’est pas ce qu’on dit. L’important c’est ce que l’autre entend ou ce que l’autre comprend. Et donc c’est pour ça que nous, lorsqu’on va lire cette information, il faut s’assurer qu’on la comprenne comme comme elle est censée être, comme le message est censé être véhiculé.


Simon: [00:28:01] Donc on parle principalement d’un. On parle de ce qui est le contenu d’un plan d’affaires. Dans le fond, est ce que vraiment vous vous tapez ça? Vous lisez tous les plans d’affaires?


Ali Diallo: [00:28:10] Bien, on n’a pas le choix que de lire ce qu’on finance, parce que sinon on aurait pas mal de on peut fermer. Maintenant je le dis la je suis sincère quand je dis ça. Non, non, on regarde et on regarde ça sérieusement et on analyse tout ça bien sûr, parce que derrière c’est des enjeux, mais c’est l’enjeu surtout pour l’entrepreneur pour comprendre une chose, c’est que un entrepreneur, il. Va chercher du financement et le fait d’accepter de financement pour un entrepreneur ou un entrepreneur. Quelque part, c’est une prise de risque pour le financier, mais c’est une énorme prise de risque pour l’entrepreneur aussi. Et donc il faut qu’on s’assure en fait du fait qu’une fois que ces entreprises ont leurs fonds, que nous, à notre niveau, lorsqu’on a fait en fait notre notre, notre étude, notre analyse et tout, et qu’on est convaincu que cet argent là, ces fonds qu’on va décaisser, il y a une plus value qui a une valeur ajoutée et que ça va servir à bonifier une situation plutôt qu’à la détériorer. Parce qu’après, c’est bien le monde de l’entrepreneuriat, mais c’est dramatique pour certaines personnes aussi, donc faut pas l’oublier, faut pas, faut pas être complice de ça et tout. Donc c’est pour ça qu’on se. On se doit bien sûr de tout regarder.


Ali Diallo: [00:29:27] En ce qui concerne Evol, la particulièrement, c’est intéressant ce que nous nous offrons parce qu’on a on a justement des conseillers qui sont là pour accompagner les les entrepreneurs dans la réalisation de leur plan d’affaires et puis de leurs prévisions de cette manière là, puisque on se dit que un entrepreneur peut être très, très bon dans ce qu’il fait, mais pour si c’est pour finaliser. Et puis nous, nous nous proposer de bons documents, ils auraient peut être besoin de support, de soutien et tout. Et donc nous on a intégré ça dans notre dans notre, dans notre service. Et ce qui fait que bon ben une fois qu’on reçoit ces documents là, au moins, ils ont été bien travaillés, il y en a d’autres qui peuvent le faire sans problème. On les reçoit, mais c’est une approche interactive où parce que ça nous arrive de recevoir des plans d’affaires où on voit que, bon, il y a certains aspects qui ont été omis ou bien qui nécessitent d’être davantage clarifiés. Et donc là c’est une conversation qu’on engage avec avec l’entrepreneur pour arriver à bien comprendre, et puis finalement à ce que on prenne une décision qui est basée sur des informations exhaustives et précises.


Simon: [00:30:37] Est ce qu’il y a des. Qu’est ce qui serait les trois erreurs à ne pas commettre pour aller chercher du financement, des erreurs ou peut être des faux pas ou des choses des devoirs à faire avant? Je ne sais pas comment on peut le présenter, mais est ce que c’est irréversible? Je présente un projet, il est mal monté. L’idée est bonne à la base, mais ce que je peux me représenter avec ce projet là, je vais me faire rejeter automatiquement.


Ali Diallo: [00:31:03] Non, non, c’est pas c’est pas irréversible, bien sûr, parce que je te donne un exemple. On peut recevoir des dossiers et puis un dossier, et puis on se rend compte qu’en fait, en lisant, l’entreprise n’a pas besoin d’un financement par le prêt. Ok, l’entreprise a pas mal d’engagements, déjà pas mal de prêts et on se rend compte que les fonds propres dont je parlais, la solidité financière de l’entreprise est devenue fragile. Et donc nous aussi on va on va lui donner du financement supplémentaire, mais on va la fragiliser davantage. Donc, qu’est ce qu’il faut faire? Ce qu’il faut faire? Il y a d’autres formules que le prêt conventionnel soit l’entrepreneur peut aller chercher de l’équité plutôt que de la dette, parce que ça, ça renforce les fonds propres, en fait, les capitaux propres d’une entreprise. Donc, ça, ça solidifie l’entreprise plutôt que de la fragiliser. Si nous, on ne le fait pas, on peut demander à un partenaire de le faire. On peut aussi lui dire écoute, tu as une entreprise qui fonctionne, tu as, tu as des produits et des services que tu offres déjà, tu as une clientèle que tu peux aller capter, on va dire, on va lui dire bah écoute, fais toi une rente de sociofinancement.


Ali Diallo: [00:32:23] Qui te prend un mois, deux mois, trois mois et puis là tu génères du chiffre d’affaires, c’est pas de la dette et en même temps tu accrois tes ventes parce que tu génères du chiffre d’affaires et puis tu génères des revenus. Et donc là, il y a une manière en fait de renforcer si tu veux la la la la, la situation financière de l’entreprise sans passer par la dette, mais d’utiliser une on va dire une escale. Je vais utiliser un terme, une étape, on va ajouter une étape à ça. Et là, si l’entreprise arrive à le faire, elle aura amélioré en fait sa performance financière et quand elle reviendra nous voir au bout de trois mois ou quatre mois, là ce sera le moment pour nous d’y aller. Donc c’est pour ça que chaque cas est différent. Mais nous on regarde toujours. L’objectif ultime, c’est vraiment l’entreprise. Est ce que est ce que notre décision elle est, elle va, elle va dans le sens de de préserver les intérêts de l’entreprise, parfois au détriment même de En fait de l’appréciation des fois de l’entrepreneur, l’appréciation immédiate. Mais après il s’en rendre compte un peu plus tard en fait.


Ali Diallo: [00:33:28] Mais aussi c’est d’offrir des solutions si jamais il y a absolument un certain éclairage pour l’entrepreneur comme tel.


Ali Diallo: [00:33:34] Mais c’est fondamental, c’est fondamental. Quand on vient voir un financier, peut être qu’il y en a qui le font pas, mais moi j’encourage toujours les financiers à le faire quand même. Quand on dit non à un entrepreneur qui veut, qui veut, qui vient nous voir, il faut qu’on lui dise non, mais il y a telle chose qui est possible de faire ça peut. C’est vraiment ça. Parce que l’objectif en fait, de l’entrepreneur qui vient voir un financier, c’est parce qu’il a un besoin. Donc, quelque part, il faut, il faut essayer de répondre à ce besoin. On n’est pas obligé de le répondre nous même, là, parce qu’on peut pas, c’est satisfaire tous les besoins du monde. Mais on peut, on peut avoir des solutions qui vont au delà de ce que nous on peut offrir.


Simon: [00:34:19] C’est super intéressant. Merci d’avoir débroussaillé cet univers là qui est souvent même, on pourrait dire que certains qualifient de hostile, même des fois, mais aride aussi. On a l’impression de ne pas se faire comprendre comme entrepreneur. Je pense que ça éclaire bien le trajet. J’espère en tout cas que ça, ça aura aidé notre auditoire. Je te remercie énormément de ta contribution. Merci d’être passé nous voir, d’avoir vraiment mis ton cerveau de financier au service des entrepreneurs. Un grand merci.


Ali Diallo: [00:34:57] Merci, merci encore une fois de me recevoir, C’était vraiment un plaisir. Et puis voilà, si ça peut être utile en tout cas aux auditeurs, ce serait, ce serait une bonne chose, comme toujours.


Simon: [00:35:08] De toute manière, on sort notre fameuse check list et puis tes coordonnées seront dessus profil LinkedIn courriel, comment te rejoindre chez Evol et tout. On va te créer plus de travail.


Ali Diallo: [00:35:24] On est là avec plaisir, on est là pour ça de toute façon. Donc ce serait, ce serait un plaisir de recevoir des même des questions ou quoi que ce soit. En tout cas, merci beaucoup. Merci.


Simon: [00:35:42] C’est ce qui met fin à un autre épisode de B2B&Go. N’oubliez pas de vous abonner à notre infolettre en vous rendant au Be to be comme par rubrique podcast pour être notifié dès la sortie de notre prochain épisode, en plus de recevoir l’aide mémoire préparée par notre équipe. Vous trouverez dans celle ci un résumé des sujets abordés aujourd’hui, en plus de stratégies pour donner un boost de caféine à votre développement d’affaires B2B. Rendez vous le mois prochain pour un tout nouvel épisode. A bientôt. Le podcast que vous venez d’écouter est propulsé par AUX B2B. Une firme spécialisée dans le développement d’affaires numériques.

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