Épisode 45 | saison 4

Sécuriser et structurer son entreprise grâce au cadre légal

(avec Adèle Pilote-Babin - fondatrice de La Boîte Légale )

Bonjour à tous !

Dans cet épisode, Simon Deschênes reçoit Adèle Pilote, avocate, médiatrice et fondatrice de La Boîte Légale, pour démystifier l’importance du cadre juridique dans la gestion et la croissance des entreprises.

Alors que les entrepreneurs investissent beaucoup d’énergie dans leurs clients, leurs employés et leur développement commercial, la structure légale est souvent négligée, ce qui peut avoir des conséquences coûteuses et complexes à gérer.

Avec son approche accessible et stratégique, Adèle partage les fondamentaux à ne pas négliger, les erreurs courantes à éviter, et surtout, comment transformer le droit en un véritable levier de croissance plutôt qu’un simple fardeau administratif.

Une discussion essentielle pour les startups comme les entreprises établies, afin de bâtir des bases solides et éviter les pièges qui peuvent freiner leur succès.

🎧 Écoutez cet épisode pour sécuriser votre entreprise et mieux structurer vos relations d’affaires ! 🚀

Bonne écoute!

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Simon: [00:00:42] Bonjour, Bienvenue! Aujourd’hui, on aborde un sujet qui est, comme je dirais à la base, peut être pas le fun à aborder, on peut le percevoir comme ça, mais qui est qui est très très nécessaire, qui fait peut être faire des pas, des nuits blanches, mais certaines nuits blanches à certains entrepreneurs et tout on. Par nos entreprises, on met beaucoup d’emphase sur nos clients, beaucoup d’emphase sur nos employés, sur notre gestion, notre administration. On veut faire du profit, on veut que notre entreprise rayonne, on fait du réseautage, tout ça. Mais qu’en est il du cadre légal de notre entreprise? C’est un peu le squelette sur lequel s’assoit tout ça. Ou ça peut des fois s’effondrer dans des des cas où ça a été mal géré, au même titre que la comptabilité par exemple, où des experts, des experts qui nous conseillent en fiscalité et tout ça. Aujourd’hui, on parle de du légal en affaires, mais pour PME avec.

Adèle: [00:01:47] Bonjour Simon.

Simon: [00:01:48] Comment tu vas?

Adèle: [00:01:49] Je vais très bien, Merci.

Simon: [00:01:51] Merci d’être là. Écoute, Simon, tu as fondé la boîte légale. Et puis quand on s’est connu. Et ça m’a interpellé parce que tu connectes vraiment bien avec le marché de la PME. Ce n’est pas le cas de tous. Toutes les boîtes, toutes les firmes d’avocats en droit des affaires, on a l’impression qu’il y a des très gros. Il y a des moyens, puis il y a des gens à leur compte. Mais comme entre les deux, il y a un il y a un vide que je dirais. Euh, écoute parle-nous de toi Parle-nous de ce qui t’a amené à faire ce que tu fais. T’as une histoire vraiment le fun. J’aimerais ça que notre auditoire l’entende.

Adèle: [00:02:30] Ah super! Je vais essayer de faire court, mais oui, j’ai un parcours un peu particulier. Donc je suis avocate à la base, avocate et médiatrice. Puis je me spécialise vraiment en accompagnement stratégique et juridique pour les entrepreneurs et leurs projets. Donc c’est vraiment ça que je fais, mais ce n’est pas ça que je faisais dès le début. Je suis allée en droit. Souvent, quand on va en droit, c’est parce qu’on a la justice tatouée sur le cœur. Puis on veut un peu défendre la veuve et l’orphelin. Donc je n’ai pas fait exception à ça et je suis allée en droit. Puis j’ai terminé mon parcours et commencé aussi ma carrière un peu plus en droit international, où je faisais beaucoup quand même de droit international des contrats, mais plus pour des grandes organisations affiliées à l’ONU et tout ça. J’ai vraiment tripé, j’ai vraiment adoré ça, mais il m’a manqué rapidement. Du concret, je dirais. Puis vraiment, justement, cette notion là de. Tu l’as dit en introduction, le droit, ça peut être plate, le droit, ça peut être lourd, le droit ça peut être, on peut voir ça comme une lourdeur, comme quelque chose de nécessaire. Mais moi, il y avait quelque chose qui m’appelait à rendre ça.

Adèle: [00:03:29] Bon, là je je vais rester humble en disant pas le fun nécessairement, mais du moins accessible et d’outiller les gens vraiment au niveau juridique. Et c’était très passionnant ce que je faisais. Mais il me manquait ce contact là, humain et ce sentiment là d’utilité, de ramener mes connaissances et mes compétences pour qu’ils servent aussi à autrui, aux personnes qui sont concernées, tu sais. Donc je suis revenue ici après un périple de quasiment cinq ans, un peu autour du monde où j’ai fait des choses comme passionnantes, mais avec vraiment l’intention de revenir aux sources et de me dire je vais apporter mon expertise, mon expérience pour que ça serve à. Un peu plus sur le plancher des vaches, là, tu sais, dans le sens que ça sert plus concrètement. Donc ça fait déjà presque quinze ans, je dirais. Là, j’ai parti la boîte légale, donc, qui était vraiment destiné à accompagner les entrepreneurs, donc de ramener mon expertise en droit commercial, accompagner les entrepreneurs dans toutes leurs démarches juridiques. Au début, c’était vraiment ça, c’était vraiment très juridique. Mais rapidement, puis tu l’as dit, sur le marché des PME, on vient à discuter, puis à échanger avec des chefs d’entreprise qui viennent pas te voir nécessairement juste pour te parler de leurs besoins ou contrats, ou de leurs leurs, leurs problématiques.

Adèle: [00:04:52] Ça devient une stratégie, ça devient, ça devient une discussion, ça devient que tu dois comprendre la vision du représentant de l’entreprise, du chef du CEO. Bon, avec tout dépendamment avec qui tu parles, pour pouvoir vraiment répondre à son besoin et lui donner la bonne structure, lui donner le bon alignement, lui donner la bonne sécurité, les bonnes fondations qu’il vient chercher auprès de toi. Donc moi je ne dis plus ah, je suis avocate ou je suis conseillère légale? Je dis moi, je suis vraiment la conseillère stratégique et juridique de la PME. Donc souvent les plus grosses entreprises vont avoir des conseillers juridiques à l’interne, puis ils vont aller les voir directement en cognant à leur porte. Moi, je suis au bout du clavier et j’ai tel projet et là il y a tel casse-têtes qui m’arrivent. Et là je développe de telle manière, là, j’ai peut être un petit nœud que je rencontre. Qu’est ce qu’on peut faire avec? Fait que finalement, oui, le légal, mais le légal s’inscrit tellement au niveau stratégique des affaires que c’est ça mon approche. Puis l’approche de mon équipe aussi.

Simon: [00:05:51] Qu’est ce que tu vois? Tu sais, quand tu rencontres des entrepreneurs pour la première fois, Qu’est ce que tu vois qui cloche souvent dans le setup légal? Si tu vois que tu dis Oh ça c’est le portrait que j’ai vu bien des fois, mais que hier, il est temps de faire quelque chose.

Adèle: [00:06:10] Ben ça dépend, c’est sûr de ça, ça dépend souvent de ça fait combien de temps que l’entreprise est sur pied? On parle d’une start up, on parle de quelqu’un qui est établi depuis trois, cinq ou dix ans. Ça dépend aussi de la taille de l’entreprise. C’est certain que si on parle d’une entreprise qui a cinq ans et plus, qui a quand même une bonne, une bonne quantité d’employés, les Red Flags sont moins présents parce qu’ils vont avoir eu souvent les meilleurs réflexes ou un meilleur accompagnement. Si on parle de quelqu’un qui est plus en démarrage ou mettons le zéro trois ans ou même le zéro cinq ans et qui est en train justement d’acquérir ses ressources humaines à l’interne et tout ça là, souvent le plus gros red flag c’est les gens qui veulent tout faire par eux même. Puis on le sait hein, quand on est entrepreneur, tu l’es toi aussi? Je suis moi aussi délégué. C’est pas toujours évident. S’en remettre à l’expertise de quelqu’un aussi, c’est pas toujours évident et l’investissement aussi doit être fait. Tu l’as dit, c’est pas le fun le droit. Est ce qu’on a envie de prendre un 3000, 5000 10 000 $ à mettre pour mettre nos fondations puis les sécuriser? La réponse, c’est non. C’est ben plus le fun de le mettre justement dans du développement, dans notre branding. Quelque chose qui rend ça plus concret, plus le fun, qui nous apporte directement un résultat pis une visibilité. Le droit, c’est intangible. Moi souvent, c’est ça que je dis. Juste un peu, c’est un peu plate. Je vais donner un conseil, je vais charger cher, mais la personne se retrouve pas avec un papier souvent dans les mains ou un résultat ou un produit. Donc c’est de l’expertise intangible. Donc les gens sont très réticents à aller payer pour ça au départ et donc ils pensent qu’ils peuvent faire les choses un peu à la va vite ou un peu selon leur leurs connaissances de base où ils vont demander à un ami untel qui connaît un avocat.

Adèle: [00:08:02] Et là, quand nous on arrive parce que l’entreprise grandit et que là on fait face à des enjeux qu’on n’a plus le choix d’adresser au niveau légal, ben il faut reprendre tout le travail en amont pis ça coûte quatre fois plus cher au final. Donc le Red flag, c’est de ne pas vouloir investir dans sa structure et dans son conseil juridique et de vouloir faire les choses par soi-même. Moi je dis toujours mieux vaut prévenir que guérir. Mais les entrepreneurs ne sont pas informés. Tu sais, moi je vois des entrepreneurs des fois qui vont choisir une structure. Par contre, par exemple, tu sais, ils vont choisir d’être en société en nom collectif, qui sur papier et est moins engageante et moins euh et moins difficile à mettre sur place, moins cher, moins compliqué à mettre sur place. Mais après ça, ça dure un temps. Après ça, il faut le transformer, par exemple en incorporation. Mais là, les prix de passer de l’une à l’autre par exemple. Et les prix? Je parle de prix parce que ça vient avec la complexité. Souvent les avocats ont changé leur, etc. Bon. Donc la complexité du processus de modifier une structure va à l’autre structure qui va être la structure adéquate et nécessaire et même quasiment obligatoire, autant du niveau comptable, fiscal que juridique. C’est quatre fois plus compliqué. Donc quatre fois plus cher que si on l’avait fait au départ de la bonne manière. Puis là, bien là, ça fait des surprises, des frustrations, des déceptions, puis on n’a pas le choix.

Simon: [00:09:28] Oui, oui, effectivement. Puis, mettons, on prend un cas d’une entreprise qui est sur le bord d’être cinq ans en affaires, qui a, je ne sais pas, moi, entre dix et 20 employés, qui n’a pas nécessairement fait appel à des services légaux ou quoi que ce soit? C’est quoi le cadre? C’est quoi la boîte à outils avec laquelle? C’est. Qu’est ce que tu vas suggérer? Qu’est-ce que ça prend? C’est quoi les piliers des bonnes fondations? Tu parlais des bonnes fondations là? Si on prend un cas un peu plus générique, là, ce cas là.

Adèle: [00:09:58] Mais habituellement, c’est sûr que si c’est dans le cas d’espèce que tu nommes, donc on est quand même assez bien établi, on a quand même des employés, c’est sûr que habituellement, leur structure va être la bonne, tu sais, on va être dans la bonne incorporation, on va avoir des conventions d’actionnaires si on est plusieurs actionnaires, si on est plusieurs partenaires et tout ça, ce qui manque souvent rendu là, malheureusement, c’est souvent plus les contrats. Puis là, moi, ça c’est un peu mon petit dada, là, parce que les contrats, c’est très, c’est très humain, c’est très, très, très humain, parce que bon, on ne réinvente pas la roue à chaque fois qu’on fait un contrat, c’est certain. Par contre, le contrat est très représentatif de ce que vraiment ce qui se passe à l’interne, tu sais, dans la façon de donner les services. Donc il est très adapté, très personnalisé et souvent c’est là la lacune, surtout dans le cas d’espèce que tu amènes dans un dans une entreprise un peu plus établie qui justement on peut être investi dans la structure ou on peut être bâti une structure qui est là, qui leur convenait et qui convenait au niveau fiscal au niveau des années, mais qui n’ont pas mis l’énergie qu’il fallait et qui sont allés un peu à la va vite sur comment on donne nos services, comment on on intervient avec, avec nos clients, avec nos fournisseurs.

Adèle: [00:11:08] On y va, on y va humainement parlant, on y va avec la poignée de main et la fameuse poignée de main. Ça, ce qui peut être correct, mais ce qui a ses limites, surtout quand on grossit. Tu sais, moi je dis toujours le contrat, c’est c’est juste parce que ça peut faire peur. Ok, je fais une petite parenthèse. Les gens ont peur des contrats encore aujourd’hui. Pis moi là. Pis c’est une des raisons pourquoi je suis ici aujourd’hui et c’est une des raisons pourquoi j’accepte les invitations d’aller donner des formations dans des groupes d’entrepreneurs, de donner des ateliers, des conférences et tout ça parce que je veux changer cette perception là, qu’un contrat, c’est pas épeurant. Un contrat, c’est au contraire sécurisant pour les deux parties. On dirait que les gens ont encore dans l’idée que dans un contrat, il y en a un qui tire sur son bout de couverte pis l’autre tire sur son bout de couverte. Moi, là, la manière dont je veux qu’on bâtisse les contrats. C’est de prendre. Quelle est la part de l’un? Quelle est la pente de l’autre? Les rôles, Les tâches, Les responsabilités, les.

Adèle: [00:11:59] Et c’est quoi vraiment notre façon de fonctionner ensemble? Puis on va le mettre par écrit. Parce que le but d’un contrat, c’est d’éviter les flous et les malentendus. Tu sais, je donne toujours l’exemple du tu sais, vous avez une famille, vous avez des enfants, une blonde, un chum, etc. Combien de fois par jour dans votre maisonnée avec les gens qui sont supposés vous connaître et vous comprendre? Vous dites Oui, on te l’avait dit. Bien non, c’est pas ça que j’ai dit. Voyons, je te l’avais dit. Fait que. Imaginez le. Voyons, je te l’avais dit qu’on ment. Comment Et combien de fois il peut arriver avec des partenaires d’affaires, avec des fournisseurs qui n’ont pas nécessairement de la mauvaise foi. Mais il vous connaît pas, Il est pas dans votre tête. Donc on veut juste éviter ce Voyons, je te l’avais dit. Puis que s’il y a un voyons, je te l’avais dit. Bien, on peut se référer à quelque chose de clair, net et précis dans un contrat, pour éviter que justement ce soit assimilable à de la mauvaise foi, ou que ce soit que tu sais qu’on puisse se référer à quelque chose de vraiment vraiment clair pour finalement aller de l’avant sans, sans, sans interprétation subjective.

Simon: [00:12:59] Et là, tu parles des contrats clients. Est ce que tu as d’autres choses, Tu sais. Est ce que tu parles de contrats avec des employés? Avec des fournisseurs?

Adèle: [00:13:08] Tous les contrats, Tous les contrats. Là, je parlais de contrat client. Parce que oui, effectivement, c’est important d’avoir des bons termes de services pour les services qu’on donne, les produits qu’on vend. Mais tu sais, je peux parler de contrat justement. Oui, avec les fournisseurs, mais des contrats de distribution, des contrats des employés, ça c’est inévitable. Des contrats de sous traitance aussi. Tu sais, souvent, oui, on a notre équipe.

Simon: [00:13:27] Oui, c’est vrai que les employés, c’est inévitable parce qu’on n’a pas nécessairement une culture ici d’avoir des contrats d’emploi.

Adèle: [00:13:35] Plus qu’on pense.

Simon: [00:13:36] Oui, oui, oui. Ce qu’on a ici, on a une communauté française, on a plusieurs personnes en France et en France. Je sens des rires derrière moi. En France, c’est pratique, c’est presque toujours là. Donc ils arrivent ici, puis ils se demandent s’ils vont avoir un contrat de travail par exemple. On n’en a pas de contrat de travail ici.

Adèle: [00:13:56] Mais c’est maintenant qu’il faut que je te chicane. Comment ça marche? Ok, Parfait. Non, non, je veux juste savoir. Non, non mais plus que écoute. Je ne suis pas étonné de ce que tu me dis, mais c’est plus que l’on pense, tu sais. Puis moi pour faire beaucoup de droit du travail. Parce que bon, la plupart des PME que j’accompagne ont des employés, donc il faut que je m’occupe justement de la rédaction des contrats de travail, mais aussi un peu de la gestion des ressources humaines. Tu sais, quand ils ont des mises à pied, à faire des congédiements, quand ils ont des plaintes à l’interne parce que ça arrive. Mais encore là, il faut se référer à ce qui était écrit dans le contrat. Parce que souvent les plaintes, c’est pas de la mauvaise foi nécessairement, mais c’est. T’as changé les tâches, t’as changé. Donc c’est quoi le pouvoir de l’employeur? C’est quoi les attentes de l’employé? Et oui, il faut que ça rentre dans la culture, encore là pour éviter le malentendu. Tu sais, c’est des gens avec qui on va travailler tous les jours, à qui vous allez demander des choses qui vont être exigeante avec des gens qui ont des attentes, puis qui des fois, bon, on a chacun nos personnalités, on a chacun notre approche, notre philosophie. Donc on va mettre un lien commun entre tout ça qui va être ce qui va s’appeler un contrat. Tu sais, c’est un contrat de distribution, un contrat de fournisseur, un contrat de jeu. Tout, tout, tout. Moi, je pense que toute relation d’affaires doit être mise par écrit. Absolument.

Simon: [00:15:08] Puis moi, je suis un vendeur. Un fait que dans le fond, là. Je suis passionné par le développement d’affaires, puis c’est un peu la mission de ce qu’on fait ici aussi. Tu sais, je suis allé compter un peu les premières années, par choix, par choix. Il n’y a pas nécessairement de grosses restrictions à faire affaire avec nous. Puis je n’ai pas introduit le contrat nécessairement, parce que oui, on le voit que, tu sais, je voyais au début, là c’est différent. Maintenant il y a une entente et tout. Mais qui demandait qui demanderait à être vu? Probablement avec des bons conseils. Mais on le voit en tout cas personnellement. Et puis j’en discute avec d’autres propriétaires d’entreprises. Des fois c’est un frein à la vente aussi, donc ça rajoute du lead time. Souvent parce que le contentieux va se pencher. Et puis des fois ça peut même être vu comme réfractaire, et puis ça peut faire tomber des deals. Et souvent. Puis là, ben je te donne un exemple. J’ai déjà demandé à ce qu’on fasse un contrat si on est arrivé avec une affaire de 23 pages. Tu sais.

Adèle: [00:16:15] Il y a plusieurs choses dans ce que tu dis. Vraiment, je vais, je vais, je vais. Oui, oui, j’ai tout vu, j’ai tout senti. Mais je vais, je vais décortiquer un peu ce que tu viens de dire, parce que c’est ce que je disais, tu sais. Tu dis bon, les gens avec un contrat sont réfractaires et tout ça. Moi vraiment, j’ai une mission de changer la conception face au contrat, qu’on ne voit plus ça comme un poids, mais qu’on voit ça comme un outil pour que moi c’est un peu comme comme une maison. C’est comme de dire aïe, écoute moi, j’ai le goût de bâtir une maison là. Mais tu sais, la fondation, on la verra pas, on la verra pas. Mais moi ce que j’aime, c’est les murs. C’est beau, c’est les câbles sur les murs, c’est le toit en tôle. Je trouve ça bien beau. Fait que la fondation va bien, c’est correct, mais c’est parce que ta maison, elle va s’écrouler peut être tu sais. Fait que. On peut commencer par mettre ça. C’est plate là, ça va être laid, ça va être plate à faire, ça va être du trouble. Mais après ça, on va pouvoir ériger ce qu’on a envie d’ériger sur ces belles fondations là. Fait que c’est comme un coup à donner, tu sais. Puis je dis toujours qu’il faut changer la conception. Moi, j’aimerais que les entrepreneurs qui ont un contrat, puis là je te parle à toi, là, particulièrement, qui en a ou qui en a un, mais tu sais qui est réfractaire à le faire un peu? Ça dépend de la manière de laquelle on l’approche aussi. Tu sais, c’est sûr que si.

Adèle: [00:17:19] Écoute, je trouve ça vraiment cool de travailler avec toi puis tout ça, là j’aurais un contrat par exemple à te faire ça. Mais pourquoi par exemple, tu sais, voici notre manière de fonctionner nous autres et j’ai vraiment hâte de commencer à travailler avec toi. Tout est écrit dans notre contrat. Prends le temps de le lire, on va le challenger ensemble. Let’s go! Puis là, après ça, ça va être fait, on va pouvoir partir. Notre business ensemble fait que tu sais, il y a une manière de ou de dire vraiment écoute, j’ai envie que notre relation soit sur le long terme, puis on va toute l’inscrire dans un contrat qui va nous protéger tous les deux, puis qui va nous permettre de partir sur des bonnes bases. Donc il faut, il faut changer la conception, que ce soit ton contrat que tu présentes à ton client qui a pas le choix d’accepter oui ou non. Et ça, j’essaie aussi d’éduquer les entrepreneurs que le contrat peut être modulable. Ok, il y a deux approches. Moi des fois j’ai des entrepreneurs qui justement trouve ça lourd, qui trouve que c’est une grande gestion. Fait que je dis bien tu peux avoir un contrat pis c’est un peu à prendre ou à laisser. Si on veut travailler avec toi, faut qu’on accepte ces termes là. Pis on met des termes équitables, des termes accessibles, des termes, le fun. Et c’est un peu à prendre ou à laisser comme ça, ça t’enlève une gestion justement, une lourdeur de négociation et tout ça. Mais j’ai dit aux entrepreneurs, pis je pense que ça serait un petit peu plus ton type à toi de dire on a un beau canevas, on part de ça.

Adèle: [00:18:30] Voici notre manière de fonctionner. Voici nos termes et conditions, nos modalités. Mais moi, j’ai le goût qu’on le bâtisse ensemble, notre relation d’affaires selon tes besoins. Si toi t’es pas à l’aise avec ça, moi je suis prête à avoir ce qu’on peut écrire. Tout ça, ça, là, ça te donne des contrats un peu plus personnalisés selon tes mandats, ta clientèle et tout ça. Ceci étant, ça fait en sorte que justement, là, tu bâtis vraiment quelque chose avec ton client. Ce n’est pas juste à prendre ou à laisser, ça dépend de ta business. C’est pour ça que je dis que le droit c’est pas juste du conseil légal, c’est beaucoup de la stratégie. Donc tu sais, si moi je viens pour faire tes contrats, je vais vouloir savoir quel genre de business que tu as. Est-ce que c’est de la business récurrente? Est ce que c’est des contrats avec qui? Avec des clients avec qui tu fais affaire plusieurs fois par année? Fait que là, on ne construira pas de la même manière non plus. Parce que si tu as un client avec qui tu fais affaire plusieurs fois par année sur des mandats un peu sporadique comme ça, tu ne vas pas lui faire signer ton contrat de 23 pages à chaque nouveau mandat. Donc on va faire quelque chose d’un petit peu plus global qu’on va signer aux années, aux deux ans, qui va nommer ta façon de travailler, puis après ça, on va avoir des mandats, puis des soumissions qui vont venir un peu plus alléger la chose. Puis, tu sais, il y a plusieurs manières. C’est par la.

Simon: [00:19:36] Voie du contrat à chaque fois.

Adèle: [00:19:37] Oui, mais là, il y a le 23 pages dont tu as parlé, puis ça, je veux, je veux aller là dessus aussi. Ok. Parce que ça, c’est un autre de mes combats. Souvent, j’ai des clients qui m’arrivent avec un désir de révision de leur contrat service parce qu’effectivement ils ont fait affaire avec un avocat ou une avocate et qui arrive avec un contrat hyper compliqué et complexe, beaucoup trop pour leurs besoins. Ok, je ne dénigre pas le travail de mes confrères consœurs, pas du tout, mais je pense qu’on n’est pas formé en droit et moi c’est ce que je fais avec la boite legal de rendre ça un petit peu plus le fun, un petit peu plus accessible, tout en gardant ça solide et professionnel parce qu’on n’est pas formé en droit, c’est comme si on avait une manière de le faire, puis il faut le faire comme ça, puis il faut dire prestataire de services au lieu de genre client au lieu de parler en dessus, on parle de nous à la troisième personne. Nous, l’entreprise B2B, offrons au client. On peut, tu le sais, dire je puis dire tu puis dire il y a moyen de rendre ça plus léger en gardant le contenu solide aussi dans le ton, dans la forme. Moi j’ai des clients super trippants qui qui rendent ça par leur graphiste. Tu sais qui C’est quasiment un pamphlet le fun à tourner, tu sais. Non mais tu sais, ça peut être ça, puis ça peut devenir ça. Ceci étant, c’est sûr que des fois j’ai des clients qui comme moi, je veux que tu me fasses un contrat, mais je veux que ça tienne sur deux pages, non? Tu sais, moi je vais pas faire un contrat à moitié parce que toi t’as peur d’avoir tes contrats, puis t’as peur d’assumer justement la position légale. Tu sais, il faut qu’on le fasse au complet. Mais il y a moyen de le faire d’une manière très représentative de tes services, mais aussi représentative de ton énergie, de ton image, puis de ton approche avec ta clientèle.

Simon: [00:21:12] Mmm. C’est intéressant. Tu sais. Qu’est ce que tu entends là? Qu’est ce que quand tu arrives dans des dans des contrats, des entreprises puis du conseil des des entrepreneurs qui font déjà affaire avec des clients avec lesquels ils n’ont pas de contrat, tu sais, des clients que ça fait des années qu’ils travaillent sans contrat nécessairement. Est ce que tu penses que c’est touchy ça, revenir là dessus puis dire tu sais, ça fait six ans qu’on travaille ensemble, mais faudrait signer ça. Fait que c’est.

Adèle: [00:21:41] Nécessaire.

Simon: [00:21:42] Nécessaire.

Adèle: [00:21:42] Bien dans le sens que c’est pas moi. Moi je. Puis c’est pour ça que je dis que c’est beaucoup de la stratégie, c’est beaucoup de la vision plus que du seulement juridique. Parce que si j’avais ma tête d’avocate et que c’était seulement du juridique, je dirais oui, oui, je te ponds un contrat et tu l’as fait signer à tout le monde avec qui tu fais affaire. Mais c’est pas ça, là. Tu sais, moi je suis une entrepreneure aussi. J’ai ma boîte, je sais comment ça fonctionne, il faut avoir une ouverture, une adaptabilité et tout ça. Ceci étant, bon, si ça fait six ans que tu as ton gros client puis que ça fonctionne bien, on ne va pas aller lui mettre de la complication. C’est pas que le contrat est compliqué, mais de changer la nature de la relation, ça peut devenir compliqué. Ceci étant, on peut le laisser comme ça si c’est confortable. Après on peut avoir des portes ouvertes aussi. Tu sais, si le client on l’accompagne puis on change complètement la nature du mandat ou il y a un mandat qui se grossit, ou il y a une modification. Là on peut avoir une porte ouverte en disant écoute, on n’a jamais fonctionné comme ça, mais là on change vraiment la nature du mandat. Puis moi, j’ai commencé à instaurer un processus que je t’avais pas. Des fois, ils se sentent. Ils se sentent privilégiés, même si ça fait deux ans que j’utilise les contrats. Mais toi, je te l’avais donné, tu ne l’avais pas donné. T’es tellement un bon client, puis tout ça. Mais là on change la nature du contrat. Puis j’aimerais ça qu’on. Qu’on écrive nos choses juste pour régulariser les choses à l’interne. Tu sais, tu sais moyen d’apporter des choses, que ce ne soit pas lourd, que ce ne soit pas gros, que ce ne soit pas confrontant pour l’autre qui prenne ça comme un peu un désaveu de confiance dans une relation déjà établie. Donc tout est une question justement stratégique, puis d’approche. C’est humainement parlant, avec du cas par cas pour notre service à la clientèle qu’on veut donner aussi, là.

Simon: [00:23:08] Est-ce que tu sais des exemples où justement l’avènement d’un cadre plus solide au niveau juridique, c’est venu parce que tu sais qu’on entame aussi La croissance des ventes est venue, t’as vu un impact sur même la crédibilité que ça a pu donner à une entreprise? Ou t’as vu ou t’as été témoin, ou on t’a rapporté le fait que évidemment, c’est pas juste à cause que t’as un contrat, que tu vas générer de la croissance, mais est ce que t’as vu des corrélations? As-tu des exemples? Oui.

Adèle: [00:23:39] J’ai des exemples. Bien, c’est sûr que à brûle-pourpoint comme ça. Mais j’ai. C’est sûr que j’ai des exemples de témoignages. J’ai un exemple plus concret qui me vient en tête, mais j’ai beaucoup de témoignages d’entrepreneurs qui me disent Heille Simon, j’étais réfractaire là! Mais maintenant, avec ton contrat, je me sens beaucoup plus solide, tu sais. Pis je me sens beaucoup plus professionnelle, je me sens beaucoup plus dans mon assise. Tu sais, de vendre mon service, d’aller proposer mon service. Parce que là, je me sens équipée, tu sais. Parce que ça a son avantage d’y aller avec des poignées de main, puis de parler, mais d’arriver en disant voici mon processus. En tout cas, moi je suis une fan des processus là. Moi je pense que je suis une listfile dans la vie, là j’aime ça quand tout est listé puis que c’est fait que tu sais. Mais en même temps, je suis hyper spontanée là, tu sais. Mais dans le sens que les choses soient bien cadrées. Puis je suis ce genre de cliente là aussi. Moi quand je suis cliente de quelqu’un, si je suis cliente de toi Simon, pis que tu me dis Ah, c’est de même qu’on fonctionne, moi je pars en courant, là.

Simon: [00:24:34] La perception, tu sais, c’est ça, là.

Adèle: [00:24:37] Excuse-moi Qu’est-Ce que tu m’offres? Je veux savoir comment je veux savoir c’est quoi mes modèles, moi là? J’en take my money là, Si c’est clair pis que si c’est bien fait pis que je sais où je m’en vais et dans quel résultat on progresse, etc etc. Je suis comme je suis la meilleure élève et je t’ouvre mes coffres forts, tu comprends? Mais il faut que je sois en confiance et tt comment en confiance? Parler et bien parler. Voyons, Excusez. Parler et bien parler. Tout le monde en est capable, tu sais. Vraiment, tout le monde est capable. Mais après ça, se structurer et mettre le client en confiance dans quelque chose qui est tangible et concret, ça, tout le monde n’en est pas capable.

Simon: [00:25:12] Donc même parler, bien parler, je pense qu’il y en a qui sont pas.

Adèle: [00:25:15] Il y en a qui sont pas capable. Mais ce que je veux dire c’est que c’est pour moi, c’est plus moi quelqu’un qui me parle bien et qui se présente bien pis qui en plus m’encadre tout ça dans un processus qui est clair et qui me sécurise et qui me dit où je m’en vais. Je veux dire, je suis rendue là. Tu sais, je suis vendue. Ceci étant donc, oui, beaucoup de beaucoup. Là, c’est plus psychologique ce que je dirais, mais beaucoup un sentiment de de professionnalisme et de sérieux pis de crédibilité à l’intérieur de de l’entrepreneur même. Ceci étant, j’ai eu beaucoup aussi d’exemples plus concrets ou que dès le moment où on a mis au clair des. Il y a plein de choses qui me viennent en tête, mais des modalités, là, je vais en parler avec avec le service client. Il y avait beaucoup moins justement de pertes et de recouvrements d’honoraires non payés à faire parce que la personne savait clairement à quoi s’attendre. Je rentre en business avec toi. Parfait, Je. Voici mon résultat. Voici les étapes à suivre. Voici ce que je vais avoir à débourser en paiements mensuels, en forfait, en si. En ça, ben je ne peux pas vraiment dire à la fin que je le savais pas pis que je n’étais pas satisfaite pis que finalement, ce n’était pas ce à quoi je m’attendais et ne pas retenir mon paiement pis finalement pas de payer.

Adèle: [00:26:26] Okay. Donc les gens me disaient Oh my god, ça a tellement facilité notre gestion interne et notre nos nos comptes à recevoir ont vraiment considérablement baissé. Parce que des fois aussi on demande des avances, on change. Tu sais, quand je dis que c’est pas juste juridique, c’est qu’on regarde tout le fonctionnement stratégique à l’interne, tu sais. Est ce que excuse-moi, moi. As tu déjà pensé à demander une avance? Tu sais? Est ce que tu as le droit? Des fois, je fais affaire avec des professionnels, pis ils ont pas nécessairement le droit selon leur code de déontologie. Mais est ce que. Est ce que tu demandes une avance? Pourquoi tu commences tes services sans avoir rien dans les comptes? Pis là, si jamais il décide d’un contrat de six mois, là tu dis ben moi je te fais du développement sur six mois. Puis au bout d’un mois et demi, ils débarquent tes paiements qui étaient prévus. Mais toi t’as déjà fait du travail. On fait comment là? Tu vas tu courir après 1 500 $ avec une mise en demeure? Ça va te coûter plus cher pour essayer d’aller le chercher.

Adèle: [00:27:11] Mais là, finalement, t’as perdu ton argent, t’as perdu ton temps, t’as perdu ta crédibilité. Pis les gens, ben le move va se passer que ben on peut commencer à faire affaire avec eux pis sortir de la relation d’affaire pis finalement pas payer tu sais. Donc il y a des gens qui ont dit que vraiment leur leur leur recouvrement pis leurs honoraires non payés avaient vraiment baissé. Pis au niveau du droit du travail aussi, les gens ont dit que ça a sécurisé beaucoup leurs relations avec leurs employés pour dire Bien, l’employé sait à quoi s’attendre. Pis là, quand tu arrives à ton évaluation ou si t’as pas de processus d’évaluation annuelle, de dire Moi, on a des nouveaux défis, là, dans l’entreprise, etc. Fait que Voici tes nouvelles tâches. Mais si c’est écrit qu’on peut, avec un certain avertissement dans un certain cadre, de changer les tâches et les moduler dans telles ou telles telles conditions, il n’y a pas de fausse surprise. Il n’y a pas de c’est pas confrontant, c’est pas donc c’est sécurisant pour tout le monde. Et effectivement, ça, ça cadre et baisse le niveau de gestion, de stress, d’insécurité et de démarches subséquentes à faire pour rattraper les coups au lieu de les avoir prévenus.

Simon: [00:28:11] Est ce que on sort des contrats? On sort le type d’accompagnement que tu offres au niveau stratégique? Tu le fais comment tu sais? Est ce que tu fais ça sur une base? Tu dis bien les clients que tu approches parce qu’il y a plusieurs questions. Des fois, il y a des négociations juridiques aussi, des fois il y a des litiges. Je sais pas si tu fais du litige aussi.

Adèle: [00:28:34] Je m’occupe vraiment de tout ce dont l’entrepreneur a besoin.

Simon: [00:28:36] Et vous le faites sur quelle? Sur une base mensuelle, vous faites des rencontres organisées, prévues, planifiées.

Adèle: [00:28:43] Ça dépend, ça dépasse. C’est sûr que dans la culture, les gens sont habitués d’appeler leur conseiller juridique puis leur conseiller stratégique quand ils en ont besoin.

Simon: [00:28:51] C’est la lumière rouge, là.

Adèle: [00:28:52] Oui, quand la lumière est sur le rouge. Fait que moi, j’essaie de changer un peu cette optique là. Puis cette. Cette culture là. Donc souvent, quand j’ai une entreprise qui est dans un momentum précis, par exemple, là, j’ai une cliente que ça fait à peu près cinq ans qu’elle est en business, son entreprise prend beaucoup d’ampleur. Là, ils veulent intégrer deux associés. Ok, mais ils ne sont pas encore sûrs. Ils sont en discussion. C’est ci, c’est ça? Bon, bien là, c’est sûr que je dis écoute, si t’es à l’aise au niveau plus stratégique, j’aimerais ça qu’on se rencontre de manière plus condensée pendant, mettons, les deux prochains mois, parce que là, il y a des idées qu’il faut qu’ils ressortent, il y a des contrats, il y a des négociations qui vont se faire. Puis des fois, ils ne veulent pas que je rentre tout de suite dans la négociation parce qu’ils sont en train de créer et tisser leur lien de confiance. Mais il faut qu’ils me parlent quand même en arrière, là. Donc, cette cliente là, par exemple. Donc, les deux partners, là, je les vois une fois par semaine. Ctd Puis on l’a mis dans l’agenda. On se prend 1 h et demie.

Adèle: [00:29:48] L’autre fois, on est allé prendre un café. L’autre fois, ils sont venus au bureau, l’autre fois moi je suis allé à leur bureau pis là, vraiment on discute. Pis là, moi je leur dis Oui, mais là, avez vous pensé à telle affaire, telle affaire, là, faut discuter avec ça, là, je leur donne des questions en disant Oui, mais vous avez pas amené ça sur la table, là, Ça pourrait créer des mauvaises surprises, ok, mais là, là, il y a tel projet qui se développe en même temps. Donc il y a des momentum où on y va. Plus précisément, j’ai des clients qui ont des banques d’heures avec moi mensuellement, puis qui disent nous, on va, on va vraiment les prendre au besoin. J’ai des clients qui sont dans, justement, ceux là, si elles vont closer par exemple, le la transaction d’être quatre partenaires au lieu deux, bien là, moi, je vais être capable de leur dire bon, bien, parfait, Tu sais, pour la transaction, voici, je vais estimer. Fait que là, bien, il va y avoir un coût plutôt fixe. Puis je vais les accompagner dans les étapes qui vont s’étirer sur deux, trois semaines pour la transaction, à peu près. Donc, j’ai pas de.

Simon: [00:30:38] De pas de one size fits all comme eux non.

Adèle: [00:30:40] Plus. J’aime pas ça. Tu sais, moi avant j’étais plus conventionnel, c’est certain. Je chargeais mon tarif à l’heure, puis j’essayais d’estimer tu sais plus ou moins. Mais je disais bon, je je charge. Tu sais ce qui va être travaillé? Tu sais, je le fais encore dans certains dossiers parce qu’il y a des dossiers que je peux pas estimer. Par exemple, dans un litige. Moi je connais pas comment les autres vont réagir. Fait que tu sais un litige. Ben là je dis écoutez, voici les phases, voici ce que je suis capable d’estimer, mais ça va être vraiment à l’heure, etc. Mais le plus souvent, quand je suis capable de faire en banque d’heures en forfait et puis j’aime mieux ça, Pis c’est plus le fun pour l’entrepreneur aussi de savoir dans quoi il s’embarque.

Simon: [00:31:18] Il y a une prévisibilité d’affaires. C’est souvent ça qu’on a comme perception, mais comme expérience aussi, c’est quand on se met la main dans le tordeur. C’est ça. Mais au niveau. Puis je comprends au niveau litige que ça peut pas. Tu sais.

Adèle: [00:31:30] Au milieu juridique, il peut y.

Simon: [00:31:31] Avoir quand même.

Adèle: [00:31:32] Démocratiser ça, cette façon là de faire. Les gens chargent encore beaucoup à l’heure, puis là, de plus en plus, là, on arrive à trouver d’autres façons d’entrer en contact avec notre client, puis de vraiment de les servir selon leurs intérêts. Oui, c’est stratégique et de business, mais financier aussi.

Simon: [00:31:46] Oui, tu peux forfaitisées à ce moment là pour accompagner, pour. Parce que dans ce temps là, tu sais, je le vis avec notre euh, notre firme comptable depuis sept ans maintenant. Puis dans leurs forfaits, je veux dire, oui, évidemment, il y a l’exécution comptable qui inclut les fins d’année, les la tenue de livres, les paies et tout ça. Mais il y a du conseil.

Adèle: [00:32:06] Et du conseil. Oui, moi aussi c’est pareil. Là j’ai appelé pis j’ai.

Simon: [00:32:09] Pas peur.

Adèle: [00:32:09] De.

Simon: [00:32:10] Recevoir un bill. Ça c’est le.

Adèle: [00:32:12] Conseil stratégique, la manutention et tout ça tu sais. Pis moi des fois je je vois qu’il y a un besoin un peu plus criant Tu sais, dans ma communauté d’entrepreneurs, je suis très active sur les réseaux sociaux et tout ça. Puis dernièrement, je pense que c’était au début de l’été, je voyais tout le monde qui était comme qui posait des questions sur des contrats pis qui voulaient réviser leurs contrats. Mais ça, c’est souvent ça. Là, là, les entrepreneurs, l’été arrive pis là, et ils voudraient tout être prêt pour septembre pour lancer leurs nouveaux services, leurs nouveaux produits. Donc l’été, c’est vraiment un bon moment pour prendre un recul, cogiter, réviser les contrats etc etc. Et là je me suis dit ah tu sais, moi je think un peu outside the box, je me suis dit ben je vais faire une offre. Alors j’ai j’ai fait un prix, puis j’ai dit ben moi je vous rédige un contrat et puis je vous en révise deux dans ce prix là. Pis j’ai appelé ça, je pense que c’était un forfait solidification, okay. Mais ça, l’entrepreneur aime ça. Simon, je veux ton forfait solidification. Tiens! Et c’est combien qui paie? Pis là, ben moi je révise le contrat pis j’en rédige un. Fait que là, ils ont comme un package deal au niveau contractuel, mais là on est moins dans le conseil, on est plus dans la manutention.

Simon: [00:33:11] Puis on est pas dans l’urgence non plus, là. On le gère avec un certain temps.

Adèle: [00:33:14] Exact.

Simon: [00:33:15] Mais c’est super intéressant. Merci Simon de ta présence aujourd’hui. C’est très. T’es très pétillante comme comme comme avocate du droit des affaires.

Adèle: [00:33:25] C’est souvent un mot qui revient. Oui.

Simon: [00:33:28] Ta présence est super dynamique. Merci beaucoup de ton propos.

Adèle: [00:33:31] Merci de l’invitation, vraiment c’est le fun. Pis merci de donner ces informations là aux entrepreneurs.

Simon: [00:33:37] Je pense que ça vient avec notre checklist habituelle ou dans dans laquelle on va reprendre les éléments principaux. Finalement, tes points de contacts, tout ça pour rejoindre la voie légale. Si il y a des gens qui sont intéressés à t’approcher à ce niveau là. Puis un gros merci de ta présence.

Adèle: [00:33:52] Merci, Merci de l’invitation.

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