Épisode 38 | saison 4

La compassion en entreprise : un levier stratégique pour la réussite

(avec Rachelle Houde - Directrice régionale du BEC-NABS)

Bonjour à tous !

Dans cet épisode 38 de la saison 4 du podcast B2B&Go, nous abordons un sujet novateur et inattendu : la compassion en milieu de travail. Pour explorer ce thème fascinant, nous recevons Rachelle Houde Simard, directrice régionale du BEC-NABS, stratège, auteure, et conférencière. Aux côtés de Simon Deschênes, président de l’agence AUX B2B, Rachelle partage son expertise sur la manière dont la compassion peut être intégrée en tant que stratégie d’affaires pour renforcer la culture d’entreprise et stimuler la réussite.

Rachelle explique comment la compassion va au-delà de l’empathie en impliquant une motivation à agir pour soulager la souffrance d’autrui, et présente un cadre stratégique en trois étapes : exploration, alignement de l’énergie et exécution. Elle illustre ces concepts avec des exemples pratiques tirés de son parcours dans les communications, le marketing numérique, et son rôle actuel au BEC, où elle œuvre pour la santé mentale et le soutien des professionnels.

Ensemble, Simon et Rachelle discutent des applications concrètes de la compassion, tant dans les relations d’affaires que dans les équipes internes, et des bénéfices qu’elle apporte en matière de leadership, de rétention des talents, et de développement des compétences.

Préparez-vous à repenser votre stratégie d’entreprise sous un angle plus humain et à découvrir comment la compassion peut devenir un levier de succès.

Bonne écoute !

Linkedin Rachelle Houde Simard : https://www.linkedin.com/in/rachellehoude/

Mon compte LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/simondeschenes/

 

Simon [00:01:26] Alors bonjour, Bienvenue au podcast B2B&Go. Aujourd’hui, on traite d’un sujet qui selon moi, est complètement champ gauche par rapport à tous les autres sujets qu’on a traités depuis l’origine le début du podcast. On va parler de compassion en milieu de travail. Et oui, compassion en milieu de travail, je le répète. Puis pour nous en parler, on invite Rachel Houde. Bonjour Rachel.

Rachelle [00:01:52] Bonjour Simon, Merci beaucoup pour l’invitation et je suis très contente d’arriver avec un sujet champ gauche. Oui.

Simon [00:01:59] Écoute, on va jaser en long et en large. Moi, ça m’intrigue beaucoup. Je me suis laissé quand même beaucoup de points d’interrogation. Je ne me suis pas coupé moi même avant de le faire. Avant qu’on aille le podcast ensemble. Écoute, qu’est ce que tu peux nous parler de ton parcours? Mais surtout nous mentionner que par rapport au parcours, qu’est ce qui a mené à parler de comment on s’entend? Je veux dire la compassion. Je suis. J’ai fait du yoga. J’ai eu un centre de yoga. Oui. Puis j’ai eu un parcours spirituel et tout. Mais amener ça en milieu professionnel. Mmm.

Rachelle [00:02:39] Écoute, c’est tellement une bonne question. Comment je suis arrivé à ça? Donc moi ça va faire au dessus de 20 ans que je travaille dans l’industrie des communications marketing. J’ai commencé au bas de l’échelle, à la réception et Drain Executive, à explorer tous les différents divisions qui existent dans notre superbe industrie. Et en parallèle à tout ça, j’ai grandi dans la prière informatique. Donc, avant même que ça s’appelle les médias sociaux, moi je naviguais déjà dans les versions des années 90, dans tout ce qui était les BBS, les forums. Donc quand tu es arrivé les années 2000, le iPhone, tout d’un coup était partout dans les mains de tout le monde. Moi qui étais depuis ce temps là, là, ça faisait AU-DESSUS de dix ans que j’étais dans l’industrie des com. J’avais vu une opportunité pour le marketing Socionumériques. Donc ma carrière des dix dernières années a vraiment à ce moment là pris un élan envers la stratégie Socionumériques. Et ce qui est intéressant à comment je suis arrivé à la compassion, c’est, je dirais, après la pandémie en 20 20 où on a vu beaucoup d’entreprises aux prises justement à comment maintenir leur culture quand là, tout d’un coup, tout le monde était parti derrière des écrans et la magie interpersonnelle en relationnel qui définissait la culture pour plusieurs était comme un peu disparue. Puis souvent on me demandait ok, mais qu’est ce qu’on peut faire pour gérer ça? C’est sûr Rachel en socio-numérique, vous n’avez pas de réponse à ça? On va aller parler aux RH. Puis j’étais comme timeout. Pffff. En socio-numérique, nous on crée des cultures avec des individus qui sont par défaut derrière des écrans. Et ce n’est pas la technologie qui fait en sorte qu’on a des cultures fortes où on a un sentiment d’appartenance à un groupe quelconque.

Rachelle [00:04:28] C’est très humain ces interactions là. D’où est ce qu’ils viennent? Pourquoi on veut interagir ensemble? Donc j’ai voulu creuser pour comprendre. Quand on veut faire partie d’une communauté, quand on veut faire partie d’un groupe, que ce soit notre communauté, nos voisins, mais surtout dans un contexte de nos entreprises où on a tellement de facteurs déjà lourd dans notre économie, la rétention, la compréhension de sa mission. Les valeurs de l’entreprise Comment? Est-ce qu’on les communique? En tant que stratège, c’était impossible pour moi de ne pas vouloir aller gratter pour comprendre c’est quoi le noyau? C’est quoi ces ingrédients magiques là qui font en sorte qu’une communauté ou une culture va fonctionner? Et puis, ce que j’ai découvert dans mes recherches, c’était qu’au cœur de tout ça, même avec toute la technologie, toute l’innovation technologique qu’on peut avoir l’ingrédient, le facteur était. Est ce que la communauté a une compassion et est capable d’identifier les solutions qu’elle veut proposer à sa communauté? Encore une fois, si on veut parler d’un contexte, d’une entreprise, est ce qu’une entreprise comprend ce que son équipe a de besoin pour mettre en place les bons outils, les bonnes solutions, les bonnes stratégies pour arriver à bon port et atteindre notre objectif commun qui est de générer des affaires, faire des profits. X, Y, Z. L’accepte. Mais la compassion, je trouvais ça phénoménal. Et là, on va pouvoir aller dans la connerie. Mais Rachel, c’est quoi la compassion? Parce que je le sais, moi, j’ai détesté tout le monde qui nous écoute. Je suis sûre que toi aussi t’as quand même une définition là.

Simon [00:06:06] Ben oui, ça me ça m’anime. Je te dirais Moi j’aurais deux définitions à te demander. Celle de la compassion. Tu parles de socio-numériques juste pour qu’on place tout le monde sur la sur la bonne case de départ. Parfait.

Rachelle [00:06:19] Commençons avec la question facile. Le socio-numériques? Oui. Le socio-numériques, on va le diviser. C’est dans le fond le numérique social. Penser médias sociaux, penser réseaux sociaux. Et moi, je fais vraiment. Et là je regarde dans la caméra si vous me regardez en vidéo, là c’est deux choses différentes. On va éliminer le mot social pour faire la différence entre les deux médias réseaux. Qui dit média dit naturellement diffusion. On parle à un auditoire, rajoute le social là dessus. Ça veut dire que l’auditoire peut interagir avec le contenu ou les diffuseurs de contenus en tant que tel, puis ils peuvent interagir entre eux également. Mais la relation se veut verticale entre ceux qui diffusent et ceux qui écoutent, ceux qui consomment. De l’autre côté de la facette, qui dit réseau, dit groupe, dit interaction, dit relation. Alors le réseau social, c’est des groupes de gens qui interagissent ensemble de façon sociale. On rajoute l’aspect numérique parce que le mot réseau social aujourd’hui veut surtout parler du numérique plutôt que de. Les versions qu’on a vu dans les années 1800 où le terme était sorti. Donc on parle vraiment des outils numériques qui nous permettent de faciliter la création et la gestion d’un groupe ou d’une communauté en ligne au sujet d’un intérêt ou d’un objectif X, Y, Z. Faits sociaux numériques On parle dans ce cas là de toutes les plateformes, médias et réseaux sociaux qui nous permettent d’interagir en numérique avec d’autres gens parfaits.

Simon [00:07:47] Compassion.

Rachelle [00:07:48] Maintenant, on va prendre une gorgée d’eau parce que.

Simon [00:07:51] Merci, on va faire une pause.

[00:07:55] Alors? Qu’est ce que la compassion?

Rachelle [00:07:59] La compassion? Il y a une philosophe qui s’appelle Martha Nussbaum, qui a voulu vraiment aller explorer cette notion là de Qu’est ce que c’est la compassion en tant que telle.

Simon [00:08:08] Parce qu’on peut. Ce que tu donnais comme exemple tantôt? Excusez moi d’intervenir, mais je vois un mix entre la compassion et l’empathie. Tu sais exactement.

Rachelle [00:08:17] Où je m’en vais. Donc elle, de son côté, elle était très curieuse de comprendre c’est quoi cette compassion là? Quel rôle? Est-ce que ça joue? Et elle a voulu l’étudier dans le contexte de sa théorie des émotions pour qu’on soit très clairs. Elle le regardait dans une perspective émotive, donc une compréhension de la compassion. Pour elle, c’était une compétence émotionnelle et cognitive. Parce que oui, qui dit une émotion on va tous vivre une sympathie avec quelqu’un ou de l’empathie avec quelqu’un. Mais tu rajoutes la notion de compassion, c’est quelque chose qui te permet de bouger d’un état affectif à un état cognitif parce que tu es motivé pour résoudre la souffrance de l’autre devant toi. Puis là, je le sais, le mot souffrance, il y a le dos large, mais c’est vraiment l’aspect de motivation à agir pour soulager.

Simon [00:09:07] Alors que l’empathie est plus en mode observation. Puis il y a pas d’action. Exactement, c’est.

Rachelle [00:09:11] Très affectif, c’est physiologique tu sais, on le dit empathie, c’est je ressens en moi ce que l’autre ressent, donc je suis. Mon corps est capable de recréer que je l’ai vécu moi même, peut être avec des expériences passées que j’ai vécues ou que je sois juste simplement à travers toutes les histoires que j’ai vu. Je suis capable de les recréer en moi. La sympathie t’en a, elle qui est très différente de l’empathie. C’est strictement cognitif. C’est une compréhension en groupe de ce que l’autre personne ressent. Donc je reconnais ce que tu es en train de ressentir ou ce que tu es en train de vivre. J’ai de la sympathie pour toi, mais je ne le ressens pas physiquement. Ce que tu ressens aussi. L’exemple que je donne beaucoup, c’est si tu te cognes l’orteil sur la table. Moi je me suis cogné l’orteil sur la table aussi. Les chances sont très fortes que je sais exactement comment ça se sent et mon cerveau est capable de recréer le genre de chaleur douleur qui va grimper dans mon corps. Puis je suis comme Oh my god, T’es tu correct? Je l’ai ressenti avec toi. Mais si je ne me suis jamais cogné l’orteil, je n’ai aucune idée comment ça se sent. Mais je suis quand même capable de sympathiser avec toi pour me dire il vient de se blesser, ça fait mal ou se blesser? Ah! T’es tu correct? Je vais peut être pas avoir la même réaction physiologique que t’as eu, mais je suis capable de comprendre. Mais ça ne veut pas dire Ni l’un ni l’autre m’ont motivé à t’aider.

Simon [00:10:31] Non, j’ai juste fait de la reconnaissance. Tu sais, j’ai reconnu.

Rachelle [00:10:35] Ce que tu as ressenti. Et c’est là où l’équipe de Clara Strauss, qui est une chercheuse qui elle a vraiment voulu aller comprendre, OK, mais est ce qu’on est capable d’enseigner la compassion dans ce cas là? Si c’est vraiment plus que juste un état affectif, s’il y a vraiment un aspect cognitif là dedans. Qui dit cognitif dit t’es capable d’assimiler l’information, puis peut être même de recréer ce que tu viens d’apprendre. Donc elles vous ont voulu aller vraiment identifier les quatre ou cinq compétences clés qui vont composer la compassion en tant que telle. Donc numéro un, on en a parlé, c’est la reconnaissance. Donc je reconnais la souffrance que tu as. La deuxième, la troisième, on va aller voir la sympathie. L’empathie en tant que telle, ce qu’on est capable de le recréer. Ensuite, est ce qu’on est capable de l’aligner avec une intention ou une motivation, de vouloir soulager la souffrance de l’autre? Souvent, on va s’arrêter à la sympathie ou à l’empathie. Puis notre rôle est joué. Puis on est, on est comme oh! On a vécu un petit moment ensemble, mais des fois ce n’est pas suffisant. Puis surtout, les people-pleaser dans la salle, ce n’est pas suffisant.

Rachelle [00:11:37] On veut aider, on veut faire un peu tasser la table pour s’assurer que tu te cognes plus la table. Veux tu que je t’amène des chaussures? As tu besoin des bottes avec des caps d’acier pour te faire dire Là, on va tomber dans les solutions Puis après ça, on va parler de résilience à la souffrance aussi. Mais ça, il le regardait vraiment plus dans les perspectives, dans les séries, dans les sciences infirmières par exemple. Mais ce n’était pas applicable à tous les cas. Ils se sont vraiment limités à ça. Donc moi, quand j’ai compris, Ok, attends une seconde, là c’est super intéressant. La stratège en moi qui voit tout d’un coup Attends une minute. Reconnaissance, intention, motivation pour ensuite trouver des solutions. Bien, c’est ce qu’on fait dans notre carrière en tant que stratège. On a des clients qui viennent vers nous avec une problématique. Ils nous demandent de résoudre la problématique en mettant à l’avant des solutions stratégiques pour y arriver, surtout dans nos contextes marketing. Ça va être des solutions de communication marketing pour aider à vendre ou promouvoir, ou peut être à améliorer la sensibilisation ou la reconnaissance d’un cas. J’ai fait mon.

Simon [00:12:39] Employeur exact, mais.

Rachelle [00:12:41] C’est exactement ça. T’es tu en train de me dire que la compassion c’est de la strate? Puis là, tout d’un coup, j’étais comme chair de poule. Là, la people-pleaser en moi était comme Oh, je comprends ma raison d’être. Puis la stratège en moi était comme Wow! Une émotion qui est stratégique et rationnelle. Revolution.

Simon [00:13:00] Mais ok, là tu parles de stratégie d’affaires, mais tu sais, est ce que tu peux donner un overview? De ce que je comprends, c’est que tu l’utilises toi comme comme dans ta dans ta boîte d’outils ou comme principales teintes de stratégies. En quoi ça a changé? Parce que ce que tu donnes moi en ce moment, c’est comme de mettre un nom sur quelque chose qui existait déjà. Mais tu le faisais déjà. Je le faisais.

Rachelle [00:13:25] Déjà, mais il y avait une grosse partie de ce que je faisais qui manquait, que la compassion m’a mis comme le gros spotlight dessus. C’est quoi donc? Ce que j’ai compris, c’est que la compassion, moi j’ai regardé ça, puis j’ai fait ok, il y a trois grandes phases a de la compassion stratégique, puis là je veux vraiment différencier de ce que Clara, Clara Strass et Martha Nussbaum disaient. Et là, maintenant, la stratège qui arrive avec. Attends une minute, j’ai une méthodologie. J’ai identifié trois grands spectres. Le premier spectre, tout le monde le fait. On appelle ça de l’exploration. On parle de reconnaissance. Si tu es stratège et que tu rentres dans une phase d’exploration, c’est là où tu vas vouloir accueillir ton brief. Tu vas vouloir faire tes études de marché, tu vas vouloir aller bien comprendre c’est quoi la problématique du client. Ensuite, c’est quoi la problématique du consommateur clé en tant que tel pour aller identifier les insights? Oui, normalement, tout de suite après ça, la majorité des stratèges tomberaient tout de suite en mode solution. Ah j’ai identifié ton problème, j’ai la solution, mais est ce que la compassion m’a montré? C’est attends, tu vas trop vite, Il manque une grande partie de de ça.

Rachelle [00:14:29] Et là, c’est là où est ce que les économistes même. Parce que la deuxième partie de la compassion stratégique, c’est ce que moi j’appelle énergie. Donc, première phase d’exploration. Deuxième phase énergie. L’énergie, c’est là où est ce que tu fais l’alignement avec les intentions et les Motivations qui te mettent en position de pouvoir savoir qu’elle sera la bonne solution à proposer. Ok, fait que là je sais c’est quoi les vrais problèmes grâce à l’exploration. Mais maintenant c’est mon tour de me retourner pour voir quelles sont mes ressources que j’ai. C’est quoi mon budget? C’est quoi ma timeline? C’est quoi le personnel que j’ai pour mettre en place? Est-ce que j’ai toutes les ressources pour résoudre le problème avec la solution que je pense que je peux aller mettre en place? Souvent, les meilleurs stratèges avec les meilleures intentions ne vont pas être au courant de c’est quoi les ressources, les moyens d’un client ou même de son employeur en tant que tel? Et on va proposer des solutions qui ne sont pas entièrement alignées avec les intentions et les motivations.

Simon [00:15:29] Puis les enjeux.

Rachelle [00:15:31] Qui sont pris. Des fois, c’est exactement la bonne stratégie pour l’enjeu identifié en exploration. Mais si c’est pas aligné avec l’énergie en place, les ressources que tu as, tu vas manquer tes objectifs, tu vas frustrer ton client, tu vas être frustré parce que là, toute ton énergie bienveillante va être mise à la mauvaise place.

Simon [00:15:50] Puis quand tu l’as, on parle de stratégie d’affaires, puis on va on va y revenir, mais la connexion. Puis comme t’as oeuvré en marketing, en communication d’une marque avec ses différentes clientèles. Si on va à l’extérieur de la business, comment tu es, ce que ça s’applique? Est ce que tu trouves une application?

Rachelle [00:16:11] Et je le sais que c’est difficile pour. Puis, ayant travaillé en agence majoritairement, mais aussi ayant eu la chance d’œuvrer en tant que SIMO dans des entreprises et maintenant aujourd’hui dans mon rôle en tant que directrice régionale d’une charité, je le sais que d’être immiscé dans la réalité du quotidien te donne accès à tellement une meilleure richesse d’exploration qui te permet d’avoir une meilleure reconnaissance, une meilleure compréhension des enjeux réels qu’une agence externe qui va venir. Surtout s’il y a une intention de travailler en mode campagne. Donc on n’est pas là pour établir des bases d’une marque pendant trois ans. On n’a pas le on n’a pas accès tout le temps qu’on peut avoir. On doit rapidement déployer, identifier, reconnaître, ressortir avec nos insights, puis déployer une stratégie. Quand on prend le temps de faire une très bonne approche d’exploration, que ce soit avec l’ethnographie, que ce soit avec des études de marché, que ce soit avec une étude numérique, peu importe, il y a comme plein d’outils là-dedans qui sont accessibles à nous autres. Puis on peut trouver les bons outils ou les bonnes méthodologies selon ce qu’on veut réussir à accomplir. Et quand on prend le temps après ça, d’avoir des conversations honnêtes, transparentes et authentiques avec nos clients pour vraiment aller au front avec avec quoi on travaille? C’est quoi les expertises de ton équipe? C’est quoi le budget court terme? Moyen terme, long terme? C’est quoi vos attentes face à notre rôle? Votre rôle? À quel point? Est-ce que vous voulez internaliser ce qu’on veut mettre en place, Peu importe c’est quoi le contexte dans lequel votre relation existe en marketing? La partie énergie, pour moi, c’est ce qui fait la différence entre une relation avec une agence qui va être à long terme ou à très court terme. Puis ça se ressent, ça, l’énergie, c’est très dans le relationnel, c’est très dans il faut être dans la confiance, l’ouverture, puis souvent il n’y a pas accès à ces informations là. En tant que stratège qui travaille en agence, en mode campagne où on a besoin de répondre à un RFP ou à une demande de dépôt rapide, une commande et voilà.

Simon [00:18:17] Oui, finalement, je suis content de dire qu’on applique la compassion dans notre mode d’agence. Je viens d’apprendre quelque chose.

Rachelle [00:18:27] Puis c’est Là où Est-Ce que tu vois que la troisième partie qui est toute l’exécution. Après ça, les solutions qu’on a identifiées, si tu as des actions, des réactions, des interactions, des transactions, c’est beaucoup dans l’action, puis c’est là où les stratèges ont un petit peu -1 rôle à jouer dans comment une campagne ou une stratégie est exécutée. Mais c’est là où tu vois la magie arriver. Tout le travail d’exploration, l’alignement de l’énergie, une fois que c’est mis en exécution, normalement, tu réussis à alléger la souffrance de ton client. Puis une souffrance. Encore une fois, j’ai dit Salmo large, moi j’y vais plus avec la perspective bouddhiste du grand spectre de souffrance, avec les multiples émotions qui passent autant du je suis un petit peu frustré à ça va mal.

Simon [00:19:17] Mais dis moi, tu sais, je pense qu’il y a un texto tout en go là, dans ta dans ton, dans tes différentes implantations, parce que tu travailles avec ça, tu sais, tu en es l’apôtre et tu dois servir ta sauce à tes propres clients ou dans tes mandats. Comment? Qu’est-ce Qu’ils sont les freins principaux pour quelque chose? Parce que je veux dire, tu vas rencontrer des gens qui sont un petit peu fermé. Peut être parce que quand tu te fais passer, tu fais passer une commande. Oui.

Rachelle [00:19:45] Et que tu te.

Simon [00:19:46] Challenge au nom, au nom d’une façon dont toi tu travaille, qu’elle ait un nom. Donc ça amène ça, j’imagine.

Rachelle [00:19:56] Je pense que c’est là où la compassion pour moi était si utile, parce qu’à la fin de la journée, c’est que moi j’essaye de le faire dans un rôle. Puis quand j’ai été consultante ou que j’ai été à l’emploi d’une agence, mon rôle et même dans mon rôle de directrice régionale d’une charité, mon rôle, c’est de trouver la bonne solution. Que la personne qui est assise devant moi a besoin. C’est pas dans l’ego, c’est pas dans démontrer que j’ai raison, puis c’est tout. Puis c’est moi qui ai les bonnes idées. C’est jamais ça. C’est vraiment d’être dans une posture d’écoute, d’empathie, de sympathie, pour ensuite amener à bon port la solution qui va être mise en place. Fait que j’investis beaucoup de temps à mériter la confiance de nos clients, que ce soit le client, la marque avec qui je vais travailler ou que ce soit leurs clients. Après ça, pour mériter les réponses qui vont vraiment informer les décisions qui vont venir par la suite. Donc cette confiance là nécessite que je sois capable de démontrer de un pourquoi je suis ici. Oui, il y a une transaction financière qui va avoir lieu à un moment donné, tu m’embauches, puis moi je suis à ton service pour faire de l’argent à la fin de la journée. J’ai une famille, mais c’est vraiment quand tu es arrivé ici avec une problématique, on va trouver les bonnes solutions, mais on va pas juste trouver la solution qui va te faire bien paraître et c’est ça l’intention de la personne.

Rachelle [00:21:16] Puis des fois, il y en a des clients qui vont arriver. Écoute, il faut qu’on arrive avec une campagne qui va faire parler nos franchisés. Tu sais, on a des super, de belles campagnes qui s’adressent à nos consommateurs, qui viennent dans nos resto. Mais nos franchisés, ils se sentent pas assez vus. Merveilleux. Si c’est ça le vrai problème, on est capable de faire quelque chose qui va faire en sorte que les franchisés se sentent vu ou écouté ou ressenti, right? T’es une personne qui est stratégique, qui lui arrive avec une approche de compassion, n’a pas peur. Il sait que son rôle numéro un, c’est pas juste de demander c’est quoi le problème? C’est d’arriver à identifier c’est quoi le vrai problème derrière la demande? Puis ça, c’est une posture de compassion. C’est comme je veux pas juste savoir comment ça se fait que tu feel pas aujourd’hui. Si on était pour s’éloigner du monde d’affaires, puis vraiment regarder comment tu mets ça en application à la maison? Genre. Si j’étais pour te demander comment tu vas aujourd’hui, ça va très bien.

Simon [00:22:13] Pourquoi ça va vite? Ça va bien.

Rachelle [00:22:15] Ça va vite. Raconte ce qui se passe pour que ça évite.

Simon [00:22:18] Beaucoup de rencontres dans une journée. Oh my god.

Rachelle [00:22:20] Ça! Ouf! Je te comprends tellement! Moi aussi j’en ai des grosses rencontres, Mais est ce que c’est parce que. Puis là on est dans du fictif mais est ce que. Est ce que c’est parce que t’as beaucoup d’affaires? Ça va super bien, mais as tu comme le personnel pour t’aider? As tu de l’aide?

Simon [00:22:34] Une équipe en or? Oui, oui, oui, tout à fait. Non, c’est juste que j’ai déjà une journée bien remplie disons.

Rachelle [00:22:40] Tu pourrais mériter d’avoir une autre personne comme toi, comme copie conforme de Simon? Un cloné.

Simon [00:22:45] Double. Un clone, ça serait parfait.

Rachelle [00:22:46] Oh my gosh. Il y a quelque chose que je peux faire pour t’aider là dedans? Je suis comme. Je veux m’assurer que tu continues à aller super bien.

Simon [00:22:53] Placé pendant un an.

Rachelle [00:22:54] Parfait. As tu besoin qu’on s’associe? Je peux en prendre un petit peu, mais tu vois, comme juste en arrivant avec une posture de compassion, j’aurai pu. Si on était juste dans le bla bla de Day-to-day, j’aurais dit Oh my god, ça va bien! Génial! Moi aussi ça va super bien ce que j’ai fait ce matin. Non, non, non, On aurait arrêté là. Ouais mais là, avec la compassion de vouloir comprendre puis de creuser un petit peu plus, j’ai été capable de.

Simon [00:23:14] La question Y a t’il quelque chose que ou est ce que t’arrives? Puis il y a une question, il y a une. Je vois qu’il y a un volet action aussi. Exact. C’est intéressant. Parle moi donc du de la compassion en milieu de travail. Tu sais pour pour intégrer. Je sais pas si ça fait partie des mandats que tu fais, mais pour tenter d’intégrer ça dans justement dans une équipe, dans des équipes de travail comme culture, je suppose, pour transformer et améliorer des cultures de travail.

Rachelle [00:23:40] Écoute, j’ai eu la chance de le faire de façon non officielle, puis j’ai eu la chance de le faire dans des contextes de coaching, surtout auprès de certains OBNL, ce qui est le fun dans ce contexte là où la compassion devient vraiment un outil de gestion super intéressante. Un style de leadership qui est vraiment intéressant, c’est que quand tu te mets dans une posture de compassion, puis tu le sais qu’à la fin de ta journée, toi et ton équipe, vous avez une mission X, Vous avez besoin de livrer, vous avez besoin de générer des ventes ou whatever. Si tu le sais que c’est ton intention puis ta motivation, mais que ton équipe, il y a quelque chose qui ne va pas. On livre pas sur nos objectifs. Le moral est bas ou l’équipe est tout le temps stressée. Puis il y a comme quelque chose qui fait en sorte qu’on y arrive, mais c’est pas plaisant. Si j’arrive à regarder mon rôle de leader d’un point de vue de compassion, ça me permet d’aller plus loin que juste de donner du feedback sur ton livrable. Ça me permet de savoir ok, mais. Qu’est ce qui se passe? Qu’est ce que moi je peux faire pour faciliter ta tâche? Qu’est ce que moi? Est ce qu’il y a quelque chose si c’est un enjeu qui est à la famille des fois, ou comme dans la vie privée des fois, la seule chose qu’on a besoin de faire, c’est d’être là pour écouter, puis de laisser genre le bobo sortir.

Rachelle [00:24:53] Moi, moi j’ai grandi dans la vieille école où on laissait les émotions à la porte. On laissait les problèmes de la maison à la porte. Là, on arrive dans une ère où la majeure partie de nos bureaux, ben ça s’adonne à être à la maison. Fait qu’il y a comme plus de porte derrière laquelle laisser tes choses. Fait que t’es comme on l’a vu je pense, beaucoup plus de gestionnaires qui ont fait Oh attends une minute, Je ne peux plus juste te dire comme de laisser tes problèmes à la porte à la maison. T’es encore à la maison. Fait que d’avoir cette posture là d’écoute en sachant très bien que si l’objectif c’est d’avancer ensemble, on n’avance pas très bien quand il y a des membres d’équipe qui se sentent laissés derrière. Donc en appliquant la mode d’exploration, je vais apprendre à mieux te connaître. Je vais apprendre à mieux comprendre comment tu penses, comment tu travailles? As tu ensuite accès? As tu l’intention d’avancer en même temps que moi? Pourquoi t’es dans ton rôle? Pourquoi t’es dans ton poste? C’est quoi tes objectifs à toi de croissance? As tu toutes les ressources que tu as besoin d’avoir? Ton salaire est tu assez bon? As tu l’ordinateur qu’il te faut pour y arriver? As tu accès à la formation et les connaissances pour y arriver? Ah non! T’aimerais ça avoir accès à plus de formations? My God! Ok, on va faciliter ça.

Rachelle [00:25:58] Qu’est ce qui te manque? Je vais te le mettre en place. Fait que tu vois que tout d’un coup, c’est exactement la même posture l’exploration pour apprendre à connaître mon équipe mieux ensemble. L’alignement de l’énergie. Qu’est ce qu’il te faut? C’est quoi ton intention? C’est quoi ta motivation? Puis ensuite, je vais pouvoir, moi en tant que gestionnaire, mettre en place les bonnes solutions pour que toi tu puisses faire ta job pis pas juste la faire tellement l’aimer qu’on va célébrer tes quinze ans ensemble. Tu sais, dans un contexte de rétention de talents pis de sentiment d’appartenance qui est comme sur les lèvres de tout le monde, on le voit, le taux de rotation de roulement de personnel est énorme Une approche de compassion te permet de prendre le temps et d’honorer cette posture là. On te dit pas gestionnaire devient le meilleur ami de ton équipe là.

Simon [00:26:42] Non, non, non. Mais justement, dans un contexte justement d’intégrer la compassion, on va dire en milieu de travail, là où dans sa stratégie d’affaires, c’est quoi les. C’est quoi les étapes avec avec quoi tu travailles? Qu’est ce que tu conseillerais? Est ce que les gens ont besoin absolument de quelqu’un qui est consultant dans le domaine pour l’intégrer? Est ce que c’est. Comment tu. Comment tu travailles ça?

Rachelle [00:27:05] Moi, je dis toujours Le meilleur endroit à commencer. C’est commence par ta curiosité, puis pose des questions. C’est gratuit. On a tous une ressource commune qui est basée sur l’anecdote qu’on s’est partagé dans notre scénario tantôt. C’est aussi la ressource la plus limitée, c’est le temps. La première chose qu’on peut faire pour créer ce sentiment là auprès de nos équipes, pas besoin d’un consultant externe pour le dire. C’est ouf! Ton horaire bloque du temps pour passer du temps ensemble et d’avoir ces conversations là avec chaque membre de ton équipe et peut être même avec toute l’équipe ensemble, peut être même juste l’équipe pour qu’eux autres ils se parlent, puis qu’après ça, ils te ramènent les findings. Après ça, des fois, t’as même pas besoin d’être là, t’as juste besoin de créer le temps et l’espace. Et la magie s’opère par elle même.

Simon [00:27:59] C’est pas. C’est pas très compliqué pourtant, mais c’est ça.

Rachelle [00:28:03] C’est le début. Après ça, il y a des gens qui sont comme dans le gaz, ça ne fait pas partie de mon skill set. J’ai l’intention, mais j’ai juste pas les ressources pour y arriver. Pis si c’est un consultant externe qu’il faut, il y en a qui existent. Il y a des excellents conseillers en structure organisationnelle, en ergonomie structurelle qui peuvent venir accompagner pour faciliter la conversation qui a besoin d’avoir lieu, surtout s’il y a un problème qu’on veut résoudre dans l’équipe. Je ne suis pas thérapeute organisationnelle, mais il y en a.

Simon [00:28:31] Tu sais, tantôt tu me posais des questions, tu avais une agilité à le faire. Tu sais ça? Je pense que c’est peut être de l’aide à ce niveau là que ça prend pour certains leaders et certains gestionnaires de dire ça vient dans l’intention, l’intérêt, mais aussi la qualité de la façon dont tu vas poser tes questions, j’imagine.

Rachelle [00:28:48] Oui, il y a écoute, il y a des livres aussi qui nous permettent à être de meilleurs coachs, à écouter mieux aussi. Un de mes préférés qui malheureusement n’a pas été traduit en français. J’espère que ça va être fait. Ça a été écrit par Il habite au Canada, je vais l’appeler un Canadien, Michael Bungay. Stanier a écrit une série de livres qui sont super intéressants. Le premier, c’est The Advice Trap. Ok. C’est un livre qui est très court à lire. Il est phénoménal. Si vous prenez le REM ou si vous avez comme une période de transit, ou même si vous avez juste besoin de prendre un break pour lire, il se lit très bien, puis il est très concret. On peut rapidement le mettre en action, mais ce que j’aime, c’est qu’il nous aide à poser des questions importantes, des questions ouvertes qui ouvrent la conversation avec nos membres d’équipe qui ne mettent pas dans une posture de tout de suite sauté aux solutions. En fait, son livre, lui, il se concentre sur la première partie de la compassion stratégique, c’est l’exploration. Il est fantastique donc. Et il a son deuxième livre qui s’appelle The Coaching, Habit qui pousse un peu plus loin là dessus, justement. Ok, là tu as fait l’exploration, tu as facilité, tu as trouvé tes tes. Je pense que c’est cette question magique que tu peux poser qui t’aide à nourrir une conversation pour aller au creux du problème. Mais dans The Coaching Habit, si vous avez un désir de devenir mentor ou coach. Excellent livre pour nous aider à empêcher d’aller dans les mauvais plis. Comme je veux tout résoudre tes problèmes, c’est pas ça un coach. Le rôle d’un coach, c’est d’aider une personne à trouver les solutions qui sont les plus appropriées pour leurs contextes à eux même, puis de développer leur leur conscience face à ça. Deux. Deux excellents livres. Pas besoin dans ce contexte ci d’aller embaucher dans ce cas là, si on a cette capacité là. Mais oui, l’art du parler.

Rachelle [00:30:30] L’art de la communication. L’autre truc que je donne à tellement de gens et il est tellement champ gauche. On reste dans la thématique du champ gauche à aller prendre des cours d’improvisation, des cours d’impro qui t’obligent à rapidement trouver comment mettre ensuite quand tout d’un coup t’es figé. Moi je suis la première à avouer.

Simon [00:30:51] Cette autoroute là. C’est ça?

Rachelle [00:30:53] Moi, ma facilité de parler. Oui, je suis verbomoteur depuis la jeunesse. Je suis TDA H. Trust Me. Je suis capable de remplir du silence. Mais souvent, ce que je disais, c’était vaporeux. C’était. Je remplissais le temps avec les cours d’improvisation. Par contre, ça force une écoute active, ça force une analyse du contexte dans lequel tu te retrouves avant d’ouvrir ta poche, ta bouche pour faire une reprise ou une réponse, ou de faire évoluer. Fait qu’il y a quelque chose de magique dans l’acte de prendre des cours d’improvisation, surtout si vous êtes dans un mode de vente où vous êtes en bizdev, où vous êtes en pitch, vous êtes stratège, vous devez présenter devant des gens. L’improvisation, pour moi est devenu un outil. Pffff incomparable.

Simon [00:31:39] Tu prends des cours?

Rachelle [00:31:40] J’ai pris des cours pendant longtemps, j’ai étudié. En fait, très peu de gens savent. Je n’ai pas étudié en marketing. Moi, j’ai étudié en cinéma, en théâtre, en radio surtout pour devenir scénariste scénariste, parce que les interactions humaines me fascinent. Je suis quelqu’un qui a beaucoup de difficulté avec les interactions humaines. Après ça, je m’en vais chez nous, puis je m’écrase pendant 2 h parce que ma batterie va être morte.

Simon [00:32:01] On t’a déjà vidée? Oui.

Rachelle [00:32:05] Mais j’ai appris à mettre ça en place pour un désir de connexion humaine honnête. Pour arrêter d’être celle qui parlait pour rien dire.

Simon [00:32:14] On développe souvent des expertises qui sont à l’opposé de ce que notre naturel était souvent.

Rachelle [00:32:20] Avec l’âge, j’ai appris que si on investit à devenir expert dans les choses qui nous rendent les plus vulnérables, c’est là où on dégage notre puissance.

Simon [00:32:30] Mmmm. Ça c’est bien dit ça. On va retenir cette phrase là. Comme la côte de l’épisode. Écoute, est ce que tu as des exemples? Tu sais, je pense que si on est pas si théorique que ça, mais est ce que tu as des exemples d’application tant au niveau marque employeur, ça peut être n’importe quoi. Stratégie d’affaires, quelque chose qui est assez récent évidemment, de façon anonyme, mais elle nous en a raconté un peu.

Rachelle [00:33:01] Il y a tellement de cas, My God! Tout à coup, je vois le groupe. Tu vois?

Simon [00:33:08] Oui, on peut prendre, On peut prendre une pause. Non.

Rachelle [00:33:11] C’est pas. C’est que je te voyais lever la main. Je voulais. Comme si je vois le temps passer. Fait que je vais vous dire.

Speaker3: [00:33:15] On peut y aller avec cette question là. Je me rappelle aussi, là, on parle du mois de la santé mentale. Oui, on peut parler de ton parcours qu’on fait normalement avec un épisode, puis je sais que t’as une mission. Oui. Organisation. Oui. Qui touche de près.

Rachelle [00:33:30] Comme rediriger la question vers ça.

Simon [00:33:32] Moi, je peux aller là, à la place, ça me dérange pas.

Speaker3: [00:33:34] Champ gauche. Oui. T’es une stratège. Tu travailles en agence. Je ne sais pas comment y arriver, mais qu’est ce qui t’a mené dans le champ gauche, là? Oui. Qu’est ce qui? Qu’est ce que t’en fais maintenant?

Rachelle [00:33:43] On a parlé un petit peu justement de comment je suis atterri en Socionumériques, puis j’ai droppé quelques indices du fait que je suis maintenant directrice régionale d’une Charité. Oui, mais on n’en a pas.

Simon [00:33:51] Parlé, c’est.

Rachelle [00:33:52] Ça? Fait que là.

Speaker3: [00:33:53] J’applique ça au quotidien. Ça, c’est une bonne question.

Rachelle [00:33:55] Parce que là, je le mets en application.

Simon [00:33:57] Merci de nous avoir arrêté parce que le temps est important. On ne veut pas faire ça. Trop long. Parfait.

Rachelle [00:34:03] Tu vois, je suis comme je t’ai vu. Le cul aussi. J’étais comme Oh, attends une minute. Il y a quelque chose qui se passe ici. Je vais aller là.

Simon [00:34:08] Fait que c’est pour ça qu’on édite. Pour mes erreurs.

Speaker3: [00:34:12] J’attendais que tu lâches ton fil de micro. Je ne touche pas. Je te le dis tout de même. Puis tu y touches. Ah oui.

Simon [00:34:19] Je fais exprès. Ok, je vois. Moi je vais me pogner les genoux, hein?

Rachelle [00:34:23] Prochain épisode Donnez-lui. Un Fidji. Genre.

Speaker5: [00:34:25] Ouais. Fait qui Petite.

Speaker3: [00:34:26] Touche quelque.

Speaker5: [00:34:26] Chose.

Simon [00:34:26] Ok, on lâche les exemples concrets. Oui, on va y aller.

Rachelle [00:34:29] Comment? Je le mets en application maintenant dans mon rôle au bec?

Simon [00:34:33] Oui, ça a tu un lien avec la santé mentale? Oui, oui. Ok.

Rachelle [00:34:39] Fait que ce que je ferai, c’est que je ferai une courte mise. Comme tu peux me demander maintenant, tu es directrice régionale du BEC. Tu en parlais tantôt? C’est quoi le bec? Ok, moi je peux prendre la balle avec ça, puis je peux amener ça vers la conversation.

Simon [00:34:52] On y va? Je veux quand je veux. Parfait. Ok. Tantôt, Rachel, tu as mentionné que tu étais directrice du BEC? Oui, Général du Bec.

Rachelle [00:35:04] Je suis directrice régionale Bec. Le Bec, c’est une. En fait, c’est la charité du domaine des professionnels des communications marketing au niveau national. Donc on est mieux connu sous le nom du Nabs. National Advertising Benevolence Society. On existe depuis 40 ans au Canada et 20 ans maintenant au Québec. Puis notre mission numéro un, c’est de s’assurer que les gens, les individus qui ont choisi notre industrie ne touchent jamais à la pauvreté ou à la souffrance. Puis on y arrive justement. Puis c’est drôle parce que c’est c’est l’essence même de la compassion de s’occuper des professionnels dans notre industrie. On y arrive en faisant trois grands chantiers principaux. Le premier, pour lequel on a été très connu historiquement, surtout les dix quinze dernières années, c’est au niveau de la santé mentale. Parce que je suis sûr que toi et ton équipe, vous le savez très bien, la santé mentale dans une industrie créative est tellement importante. C’est très difficile d’être créatif et innovateur quand ça ne va pas bien.

Simon [00:36:03] D’ailleurs, on vient de passer la journée internationale, la.

Rachelle [00:36:07] Journée internationale de la santé mentale. Oui, une belle journée, des belles interventions. C’était aussi notre notre événement de charité de l’automne qui a eu lieu ce jour là. Le D’ali-bek qui avait été malheureusement. C’était censé être un tournoi de volleyball, mais il n’y a plus. On a eu une tempête tropicale qui s’appelait Debbie, qui est venu nous empêcher ça. Mais c’est correct. Notre communauté est très forte et on a converti ça. Donc le 10 octobre, on a signé ça avec eux. Donc on a beaucoup investi dans les dernières années à s’assurer que toutes les services en santé mentale étaient accessibles aux gens qui travaillaient dans notre industrie. Parce que si on recule l’horloge d’environ dix quinze ans de un, parler de santé mentale dans notre industrie, c’était tabou et il n’y avait pas autant de ressources qu’on a aujourd’hui. Aujourd’hui, on a des programmes d’aide aux employés avec des fournisseurs par exemple, comme un dialogue, qui vont vous donner accès à des banques d’heures pour parler à un psychothérapeute. Mais il y a dix, quinze ans, ça n’existait pas, ça. Donc, le BEI qu’on avait mis en place une ligne d’aide qui permettait aux professionnels de l’industrie de nous téléphoner, peu importe ce qu’ils avaient de besoin ou ce qui causait de la souffrance, de l’anxiété. Puis on était capable de leur donner des ressources. Aujourd’hui, on continue à l’offrir à travers notre courriel de soutien, parce qu’avec le téléphone, les gens viennent moins parler au téléphone. On a appris ça.

Speaker5: [00:37:22] Dans.

Rachelle [00:37:23] Les consommations, les habitudes de consommation. Donc aujourd’hui, les gens qui nous écrivent à support arobase, dec, trait d’union, nab, point org. Si vous avez un besoin, que vous avez besoin d’alléger une souffrance quelconque, que ce soit avec votre santé mentale, vous pouvez nous écrire. Puis on va vous mettre en lien avec les ressources dans votre région. Le deuxième pilier vraiment dans lequel on a investi, puis qui est encore plus important dans le contexte dans lequel on se retrouve, c’est au niveau justement du développement professionnel, parce qu’on le sait, puis surtout avec le contexte dans lequel on se retrouve, où le numérique est venu prendre des grandes parts, des budgets en médias traditionnels par exemple, fait en sorte qu’on a des grands médias ici au Québec, au Canada, où ils ont eu des énormes mises à pied. Donc plusieurs gens qui se sont retrouvés avec des skillsets à des compétences qui n’étaient peut être pas transférables nécessairement. Donc, au BEC, au NAB, c’est une mission nationale qu’on se donne où on veut vraiment aider à travers du coaching, à travers de l’orientation professionnelle, à rediriger ces individus là pour qu’ils qu’il reste dans notre industrie parce que c’est une belle industrie. On veut qu’il soit bien. Et le troisième qui est vraiment, je pense, le secret le mieux gardé de la charité et de l’industrie en tout et partout, et ce pour quoi on a reçu une augmentation de demande l’année dernière de 27 %.

Rachelle [00:38:37] On a un fonds de solidarité qui nous permet d’octroyer des allocations d’aide financière à court terme pour des gens qui sont vraiment confrontés à la pauvreté. On a des gens qui nous écrivent, qui ont été évincés de leur maison. Toute leur famille est à la rue. Ils ont pas été capables de trouver un loyer. Donc nous, on a une équipe qui va évaluer toutes les demandes qu’on reçoit pour aider à payer. Dans certains cas, c’est les épiceries, des fois c’est le bail, des fois c’est une chambre d’hôtel, peu importe c’est quoi le besoin pour s’assurer qu’on peut remettre ce professionnel là ou cette professionnelle là sur ses pieds, et pas juste temporairement. Après ça, on l’accompagne. Que ce soit avec de la consultation financière, que ce soit avec la consultation psychologique, peu importe ce que l’individu a besoin pour pas juste sortir de la souffrance. Mais après ça, d’être bien. Pour pouvoir continuer à bien faire. Après ça, sortir des solutions créatives et innovateurs pour ses clients. Exact. Je ne suis pas juste comme à la base sur le costume d’un burn out. Non, non. Mais comme vraiment, vraiment bien revenir, puis d’être bien, puis d’être heureux, puis de faire une belle job, puis d’aller les gagner ces prix là, au concours ou d’aller atteindre les objectifs du client. On veut réussir à faire ça ensemble.

Simon [00:39:50] Fait que t’es une femme aux multiples chapeaux. J’en ai un à côté de moi, un autre chapeau. C’est un beau livre.

Rachelle [00:39:57] Merci.

Speaker3: [00:39:59] Oui.

Simon [00:39:59] Peux-tu nous en parler un petit peu?

Rachelle [00:40:00] Écoute, c’est. Je dirais tout ce que j’ai pu discuter aujourd’hui au sujet de la compassion. C’est sincèrement grâce à ce livre là qui célèbre son un an. On l’a lancé le 4 octobre 23. Puis l’intention derrière ce livre là, on m’a approché justement dans le contexte du. Rachel, t’as créé des communautés parce qu’un autre fait peu connu. J’ai fondé une communauté, un groupe Facebook qui aujourd’hui compte treize zéro zéro zéro professionnels en communications socionumériques. Et comme je le disais depuis les années 90, je crée des communautés en ligne. Puis on m’a approché pour dire Écoute, il y a des gens qui maintenant toute leur équipe, ce sont des communautés en ligne. Qu’est ce que tu peux leur apprendre sur comment créer une culture forte qui se sente un sentiment d’appartenance, puis qu’ils se sentent fiers d’être là, puis qu’ils ne partent pas non satisfaits de leur expérience. Donc est venu l’idée de sociable bâtir une communauté forte, une culture forte dans un monde hybride pour partager toutes les acquis que j’avais fait en tant que gestionnaire de communauté et les partager avec les gestionnaires. Et c’est là où justement, le cadre stratégique de la compassion est devenu le noyau du livre. Parce que, à tous les jours, il y a un nouvel outil numérique qui va sortir, mais il y a aucun outil numérique qui va résoudre l’enjeu réel de se rapprocher entre humains. Ça ne sert à rien de chasser les technologies si on ne maîtrise pas le côté relationnel derrière ça. Donc c’est ce que le livre m’a permis de mettre en place, mais aussi de concrétiser et de réaliser que dans le fond, c’est peut être un livre socionumériques, mais c’est surtout un livre très humain. Il est rempli de courtes histoires. Comme j’ai dit, j’ai étudié pour être scénariste, donc j’ai plein de petites courtes histoires, de scénarios là dedans, de moments clés où j’ai eu des apprentissages qui sont des fois basés dans la réalité. Des fois un petit peu plus fictif.

Simon [00:41:54] Un petit peu exagéré, des fois un peu exagéré.

Rachelle [00:41:56] Mais le but c’est justement, c’est la mise en scène pour l’apprentissage en tant que tel. Donc c’est un livre qui est givré d’un côté et plein de fibres de l’autre, qui peut être mis en action mais qui est plaisant à lire aussi. Donc ça m’a permis de porter tous les chapeaux en même temps.

Simon [00:42:14] On va on va mettre le lien dans notre checklist, c’est certain. Écoute, peut être en terminant nous parler un peu de ta pratique professionnelle parce qu’on l’a effleuré. On a. Tu sais, on a parlé de ton parcours un peu rapidement, mais juste mentionner de quelle façon tu interviens. C’est quoi tes champs d’intervention?

Rachelle [00:42:31] Donc aujourd’hui, avec le fait que je suis directrice régionale du BEC, je suis 100 % de mon temps. Mais non, c’est pas vrai, 80 % de mon temps dédié aux professionnels de l’industrie à essayer d’aller trouver le financement pour mettre en place ces programmes et ces services là. Et l’autre, 20 % de mon temps, je suis conférencière, donc je vais intervenir dans des conférences ou même dans des entreprises auprès de leaders, pour parler justement des notions de la compassion et du leadership. Donc, je présente un petit peu plus en profondeur c’est quoi chacun de ces trois territoires là? De la compassion stratégique, comment on peut mettre en place? Donc c’est un privilège que j’ai de pouvoir partager ça. Et ce qui est le fun, c’est que, à la fin de chaque conférence, j’invite les gens de mettre en pratique ce qu’ils ont appris avec leurs partenaires ou leurs amis à la maison avant de les essayer au travail. Pour vraiment comprendre le pouvoir de la compassion à tous les jours avec la mission que si chaque individu essaie d’injecter juste 5 % plus de compassion dans leur quotidien.

Simon [00:43:32] On a un monde meilleur. C’est peut être.

Rachelle [00:43:35] Utopique, mais me semble 5 %. Ce n’est pas demander beaucoup.

Simon [00:43:38] Non. 5 % je pense que c’est raisonnable, atteignable. Et Rachel, merci beaucoup de t’être déplacé aujourd’hui, d’être venue nous voir puis d’avoir partagé toutes ces belles notions avec avec nous, avec moi. Puis un gros merci. On va évidemment mettre tout ce qui est, toutes les informations des multiples chapeaux. Il y a eu beaucoup de références et tout ça dans notre checklist. Donc merci, J’apprécie beaucoup ton partage.

Rachelle [00:44:05] Merci beaucoup pour l’invitation. Puis j’espère que maintenant les les les écouteurs, les auditeurs ont pas trop les oreilles chaudes.

Speaker5: [00:44:13] Merci.

Rachelle [00:44:13] Merci. Oh bien.

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