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Épisode 28 | saison 3

Les stratégies clées pour une exportation réussie

avec Marie-Elaine Beaudoin de Développement économique de l'agglomération de Longueuil

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Bonjour à tous!

Rejoignez-nous dans un nouvel épisode où nous explorons le monde de l’exportation avec l’expertise de Marie-Élaine Beaudoin, Directrice Exportation et attraction des investissements chez DEL. 

Découvrez les subtilités et les stratégies clés pour réussir à l’international. Marie-Élaine partagera des conseils précieux sur l’évaluation des projets d’exportation, les ressources disponibles, et les programmes de financement pour soutenir les PME dans leur expansion globale. 

Cet épisode est une mine d’informations pour les entrepreneurs souhaitant se faire accompagner à travers les défis liés à l’exportation d’un produit ou d’un service. Un rendez-vous incontournable pour les esprits d’affaires tournés vers l’international !

Bonne écoute !

Simon: [00:00:41] Bonjour, Alors aujourd’hui on vous présente un sujet. On amène un sujet qui est sur les lèvres de plusieurs entrepreneurs qu’on sert comme client. Mais dans tout le cercle d’affaires où je vais, il y a beaucoup de questions sur ce sujet là. Donc on accueille une référence en la matière, en fait, sur la Rive-Sud, puis c’est Marie-Hélène Beaudoin. Bonjour Marie-Hélène. Ça va bien?

Marie-Hélène: [00:01:07] Oui, ça va, merci.

Simon: [00:01:08] T’es en fait responsable des exportations, mais tu as un titre hyper long. Je vais te laisser dire pour D.L.

Marie-Hélène: [00:01:15] Effectivement, je suis directrice Exportation et attraction d’investissement chez Développement économique de l’agglomération de Longueuil, qu’on appelle d’elle pour que ce soit moins long justement.

Simon: [00:01:24] Oui, je pense que vous êtes pas mal connus auprès de notre audience en particulier. Écoute, aujourd’hui, dans le fond, on va exploiter ton expérience terrain, ton expérience. Je sais que Dell accompagne beaucoup d’entreprises qui désirent faire de l’exportation. On est un bébé du programme Pack, entre autres que vous, vous. Je vais dire je vais vous chapeauter, mais vous vous occupez, euh, dans le fond, aujourd’hui, on va essayer de donner des quelques, quelques conseils, peut être de démystifier un peu le parcours, parce qu’on se pose beaucoup de questions en tant qu’entrepreneur, quand on veut faire de l’exportation, je pense, on pourra pas aller en détail, puis c’est pas le but de l’objectif aujourd’hui, de tous les détails fiscaux par exemple, de ce que c’est complexe, ça serait assez compliqué. Mais bon. J’aimerais ça que tu nous parles premièrement de ton parcours. Qu’est ce qui t’a amené là? Ton rôle chez Dell peut être aussi de la mission de Dell par rapport à l’exportation, mais par rapport à plein d’autres sujets d’accompagnement?

Marie-Hélène: [00:02:29] Absolument. Bien, en fait, ça fait déjà quatre ans que je suis chez Dell, donc comme à ce poste là, donc à l’exportation et l’attraction d’investissements. Avant ça, j’ai été à la BDC aussi en Service Conseil pour l’expansion internationale. Et avant ça, j’ai travaillé aussi dans quelques firmes privées plus en planification stratégique, mais toujours avec le volet croissance internationale. Puis si on remonte un peu plus parce que ça fait quand même plus de quinze ans que je travaille, j’ai travaillé aussi sur le terrain dans plusieurs pays en début de carrière, donc surtout en Europe, en Europe, en Afrique de l’Ouest, au Vietnam, Algérie. Donc un couple de pays comme ça. Donc j’étais un peu plus globe trotter à mes débuts, puis ensuite je me suis plus concentré dans le commerce international. Puis pour ce qui est de Dell, en fait c’est l’organisation qui est de développement économique qui est officiellement reconnue par les cinq villes de l’agglomération de Longueuil. Dans le fond, c’est vraiment la Rive-Sud, la première couronne de la Rive-Sud de Montréal. Puis on est une équipe quand même de 45 professionnels avec différentes expertises. On est autant, on a autant des spécialistes en innovation export, des ingénieurs aussi pour l’automatisation par exemple des usines. On a aussi en développement durable une équipe. Bref, on a vraiment une offre assez complète maintenant. Donc je pense qu’on est rendu vraiment une référence pour accompagner les entreprises dans leur croissance.

Simon: [00:03:48] Sur la Rive-Sud. En tout cas, vous êtes très dynamique, tant au niveau de l’accompagnement des communications aussi. En tout cas, depuis plusieurs années, on sent une poussée. Là, vraiment, c’est difficile de vous ignorer en tant qu’entrepreneur. Hum, écoute, peut être qu’on pourrait commencer le sujet par commençons, je sais pas, par les principaux défis que tu vois, on parle vraiment d’un angle PME, donc une PME qui veut se lancer en exportation. Qu’est ce que tu vois comme principales questions que les entrepreneurs peuvent avoir pour le bénéfice de tous, voire l’abaisser quand on veut se lancer? C’est quoi les principaux défis?

Marie-Hélène: [00:04:26] Eh bien, je dirais que le premier défi, c’est vraiment de se poser la question est ce que je vais de l’avant ou pas, avec une opportunité souvent qui arrive de façon impromptue? Certaines entreprises vont être très stratégiques et méticuleuses, mais c’est assez rare quand même, parce que quand on est entrepreneur, il faut rester opportuniste un peu. Le but aussi et la nature de l’entrepreneuriat. Donc souvent on commence à exporter parce qu’on se fait contacter par un client potentiel hors Québec. Donc là on se pose la question est ce que je devrais aller de l’avant ou pas? Puis si le client est, disons à Toronto, c’est très différent de si le client est, disons en Inde ou disons, je sais pas, même en Europe. Tu sais, c’est quand même des pays qui sont beaucoup plus éloignés au niveau des réglementations, de la culture, etc. Donc la première question, c’est vraiment est ce que je vais de l’avant avec cette opportunité là? Parce que si le client décide de prendre ce lead là, peut être qu’il va devoir justement travailler fort pour y arriver et honorer le premier contrat. Et ça, c’est quand même tout un défi, surtout si l’entreprise fabrique par exemple un produit qui doit être adapté pour le marché.

Marie-Hélène: [00:05:25] Et là, il faut qu’elle s’informe aussi sur les douanes, le transport, la logistique. Donc là c’est comme un petit peu un marathon qui commence. Puis là, l’entreprise, elle est débordée de questions et là tout sort. Donc la fiscalité, le. Contrat. Donc on a parlé réglementation, conformité, transport, fait que tout ça, ça va sortir. Et là c’est très mélangeant, fait que là, l’entreprise sait pas par où commencer. Fait que dans le fond, nous ce qu’on fait souvent, c’est qu’on les prend à cette. À ce stade là, lorsque ça arrive et on les aide vraiment à se structurer à court terme pour répondre, disons, à cette première commande là, on peut les aider à décider si c’est une bonne chose ou si on devrait dire non à cette première opportunité là. Et ensuite, si on va de l’avant, on fait un petit plan d’action rapide. Mais après ça, après cette première expérience là, il faut vraiment que l’entreprise se structure si elle souhaite continuer d’exporter puis à avoir une démarche disons, structurante et plus à long terme dans sa dans son exportation, si elle veut l’intégrer dans son plan d’affaires, dans son plan stratégique.

Simon: [00:06:24] C’est intéressant parce que ça, ça nous est arrivé, C’est pour ça qu’on a fait partie du programme Pack aussi. Puis c’est vraiment le contexte que tu vois le plus fréquent, c’est On a une entreprise à une première opportunité. C’est ce qui les amène en tout cas à prendre contact avec vous, entre autres. Mais c’est souvent c’est le contact, ce que tu vois le plus, le plus fréquent.

Marie-Hélène: [00:06:48] Oui parce que comme je disais, oui, il y a des entreprises qui viennent nous voir parce qu’ils pensent exporter éventuellement, mais c’est quand même rare. Habituellement, les entreprises.

Marie-Hélène: [00:06:58] C’est ça, on met ça dans notre plan d’entreprise.

Marie-Hélène: [00:07:00] C’est un exemple. Certaines entreprises qui viennent de finir leur plan stratégique, puis un des axes, c’est la croissance hors Québec. Alors là, ils vont avoir envie de se structurer. Donc là, ça peut arriver, mais sinon c’est souvent par opportunisme et aussi quelque chose qui arrive souvent aussi, c’est qu’une entreprise qui sait qu’elle veut exporter, mais elle souhaite structurer sa démarche parce qu’elle veut par exemple faire une demande pour avoir une subvention, puis là ça lui demande par défaut aussi de se structurer. Fait que si on les on les aide aussi à se structurer. Parce que tu sais, l’exportation c’est vraiment complexe. En fait, c’est l’équivalent en termes d’argent et de temps de partir comme un spin off à l’intérieur d’une entreprise. Tu sais, c’est long. En plus d’avoir les retombées d’une exportation, tu sais que ça soit payant. Je dis pas qu’il n’y aura pas de vente, mais à quel moment ces ventes seront elles payantes Si on souhaite que l’entreprise ait justement une croissance durable, puis que ça reste un axe stratégique qui est vraiment rentable? Souvent, il faut avoir un plan d’action avec un budget puis vraiment savoir où est ce qu’on s’en va mettre des œillères parce qu’il y a un risque d’étourdissement et un risque de perte de ressources autant financières qu’au niveau du temps.

Simon: [00:08:04] Puis là tu parles de produits, mais au niveau des services, penses tu que c’est observe tu le même degré de complexité? Est ce que c’est aussi. Est ce que c’est aussi fastidieux? Est ce que c’est aussi coûteux?

Marie-Hélène: [00:08:16] Souvent, oui, souvent, c’est aussi fastidieux, peut être pas aussi coûteux, mais ça dépend. Parce que tu sais si le service peut se rendre complètement sans mettre pied dans le pays du client, c’est vraiment moins dispendieux. Mais si l’entreprise doit aller faire un pitch, par exemple une entreprise, je sais pas, là, dans le domaine de la construction, qui doit aller rencontrer des architectes, des ingénieurs aux États-Unis, mais il va falloir quand même qu’ils allaient faire ces pitch là, qu’elle aille vraiment convaincre aussi les clients potentiels sur place. Donc il faut quand même se structurer. Puis même s’il y a moins la notion d’adaptation du produit, réglementation, douane, transport et tout ça, il y a quand même des défis aussi au niveau légal. Oui, il y a des défis au niveau fiscal, fait que c’est quand même pas rien aussi. Oui.

Simon: [00:09:05] Et culturel et cultuel et culturel tout à fait. Parce que toute l’adaptation de son service pour aller une fois à l’étranger, j’imagine, c’est la question qui se pose souvent, c’est est ce que ça vaut la peine? Cette opportunité là vaut elle la peine parce qu’on est capable de la multiplier par la suite dans le même marché? C’est ça?

Marie-Hélène: [00:09:22] Exactement. Puis souvent, les entrepreneurs vont justement, comme on disait, plus, se dire est ce que je vais ou non avec cette opportunité là? Mais il n’y a pas tant la question quel est le meilleur marché pour mon produit qui se pose? Puis justement, nous, on les pousse à se poser cette question là Premièrement, pourquoi voulez vous exporter? Et deuxièmement, quel marché est le plus adapté? Ok, puis on pense souvent aux États-Unis, mais il y a plein d’entreprises qui ne pensent même pas le reste du Canada, puis parfois aussi des marchés internationaux qui seraient plus pertinents que les États-Unis ou que le Canada. Mais on va tout de suite y aller avec nos nos réflexes. Donc, aux États-Unis, tout de suite, Vermont parce que c’est proche, le nord est de New York, tu sais. Fait que je pense que c’est des super bonnes questions à se poser aussi. Quels marchés puis pourquoi on veut exporter? Ok.

Simon: [00:10:06] Puis justement, parlons des différentes étapes. Tu sais, mettons qu’on décide qu’on veut, on veut se lancer ou on veut évaluer. Partons peut être de l’évaluation. C’est quoi les différentes étapes avec lesquelles on va dire d’une diligence de l’opération? Puis ensuite c’est quoi les étapes pour justement exporter dans votre structure? Est ce que tu vois comme accompagnement?

Marie-Hélène: [00:10:31] Mais c’est sûr qu’il y a une démarche qui est vraiment très claire dans ma tête et que je fais avec les clients. Mais souvent c’est une démarche. Ce qui va avoir des. Comment dire va pas être nécessairement autant waterfall que ça le souhaiterait. On souhaiterait que ça le soit, mais disons, si on y va plus théoriquement. La première étape, normalement, ça serait de faire un diagnostic international. Et ça, ça se fait avec un expert en commerce international. Nous, on le fait gratuitement chez Dell, donc on prend 1 h et demie 2 h, puis je vais poser des questions aux chefs d’entreprises et à son équipe aussi sur différents sujets. Donc, la capacité en termes de ressources humaines par exemple, est ce qu’il y a des gens dans l’équipe qui parlent anglais? Si vous visez un marché anglophone, que vous avez une expérience, si on vise un marché hispanophone, est ce qu’il y en a qui le parlent aussi, qui connaissent la culture au niveau financier? Est ce qu’on a les reins assez solides pour supporter au niveau du cash flow toutes les dépenses qui s’en viennent Et aussi le produit? Est ce que le produit se distingue? Parce que si on offre quelque chose qui est pas unique, innovant, concurrentiel, pourquoi ils prendraient pas le produit du voisin dans le local? Exact.

Marie-Hélène: [00:11:31] Fait que c’est dans le fond. On regarde plusieurs éléments, puis maintenant on regarde même aussi certaines questions en termes de développement durable parce que c’est de plus en plus demandé, surtout sur les marchés européens. Donc ça aussi, c’est un aspect qui peut vraiment renforcer la proposition de valeur pour se pour se battre finalement vraiment à l’international. Fait que le diagnostic, c’est une forme d’entrevue qui est faite par une personne neutre comme comme chez nous, c’est l’équipe export qui le fait, puis ensuite on vous, on vous présente ça, puis en fait on vous présente les forces et faiblesses pour l’international avec un petit plan d’action pour renforcer ça. L’idée, c’est pas de dire go no go, c’est plus de dire bon, qu’est ce que ça nous prend pour passer à l’étape suivante? Fait que ça, ça serait la première étape normalement. Ensuite, c’est vraiment plus de faire le choix du marché cible justement. Fait que le choix du marché cible souvent on part d’un pool de marché. Exemple j’hésite entre le nord est des États-Unis, la Californie et disons la France. Ça c’est des marchés qui sont souvent regardés. Et si on veut avoir du succès, souvent, il faut éviter d’avoir trop de marché.

Simon: [00:12:30] Oui, on va attirer partout, effectivement.

Marie-Hélène: [00:12:34] Dans le fond, ce qu’on fait l’entreprise. Quand on a une méthodologie qui rajoute un peu de rationnel à l’émotion qui a amené vers ce premier pot de le marché là qui est souvent très bonne en passant là souvent l’intuition, l’entrepreneur est super bonne, mais moi ce que je fais, c’est que je viens vraiment valider les intuitions ou invalider certaines aussi préconceptions qu’on pourrait se dire disons la France. C’est sûr que c’est super parce qu’on parle la même langue, mais pas nécessairement. Peut être une barrière à l’entrée qu’on n’a pas vu, que finalement c’est quasiment impossible d’entrer ce marché là, tu sais. Fait que c’est ça qu’on va faire. On va aller chercher des données secondaires, plus des données comme tu connais évidemment sur Internet et aussi des données primaires.

Simon: [00:13:08] Donc, as tu des exemples de Parlons de la France par exemple? C’est vrai, on peut penser pour, en tout cas pour pour certains trucs. Oui, il y a un filtre à cause de la langue, mais est ce que tu as des exemples d’obstacles qui font que c’est un no go? Est ce que sans nommer nécessairement des entreprises mais peut être le secteur d’activité et tout, Je sais pas.

Marie-Hélène: [00:13:30] Absolument. En fait, c’est plus pour les entreprises qui souhaitent, disons, faire un investissement direct étranger. Donc en France, c’est sûr que les normes du travail sont très différentes des normes du travail sur le marché nord américain. Donc c’est beaucoup plus difficile, par exemple, de, comment dire, de mettre fin à un contrat de travail avec un employé. Donc, c’est beaucoup plus complexe. Au niveau de la TVA aussi, c’est complexe. Donc ça, c’est si on fait juste une exportation, la TVA, ça varie beaucoup d’un pays à un autre, mais en Europe, c’est vraiment élevé, donc il faut vérifier ça aussi. Il y a certaines contraintes comme comme d’autres contraintes aussi, qui peuvent être plus culturelles. On pense qu’on veut qu’on parle la même langue, c’est pareil, pas toujours le cas, mais c’est différent. C’est c’est sûr que chaque pays a, c’est comment dire, ses spécificités, Il faut juste prendre le temps de les comprendre, puis après ça, de s’adapter, de se mettre comme un peu cette paire de lunettes là avant d’aller en rencontre client sans toujours présupposer que l’autre pense comme nous. Oui donc ça serait plus ça la la petite mise en garde plutôt que c’est pas du tout elle est pas en France, au contraire, c’est un de nos Tu sais au Québec c’est c’est dans le top cinq des marchés avec lequel on exporte le plus. Oui, donc c’est sûr que ça fonctionne bien, mais c’est pas toujours nécessairement si simple. Oui, oui.

Simon: [00:14:47] Ils ont une réputation quand même. Bien, c’est ça.

Marie-Hélène: [00:14:50] Fait que là, c’est rendu à la deuxième étape du diagnostic, après ça choix du marché. Après ça, vraiment, justement, une fois qu’on a choisi notre marché, il faut faire une recherche. C’est vraiment rechercher c’est qui la compétition et c’est quoi les habitudes de marché des consommateurs? Regarder est ce qu’il y a des justement des barrières à l’entrée des réglementations? Est ce qu’il y a des éléments qui pourraient faire que c’est un plus pour mon produit ou un moins pour mon produit ou mes services fait que là on se penche vraiment là dedans, On fait des appels téléphoniques aussi. Ok, ça c’est vraiment important, il fait pas juste des recherches internet, prenez le téléphone puis appeler des associations. Ils répondent toujours avec un grand sourire. Ils ont du temps. Des associations industrielles, ça peut être aussi des chambres de commerce. En France, c’est obligatoire d’être inscrit à une chambre de commerce. Ça c’est un exemple. Ok, il y a aussi les délégués du Québec. Que les étrangers qui ont des bureaux un peu partout, les délégués du Canada aussi, la délégation, les délégués commerciaux du Canada qui sont un peu partout. D’elle est un organisme de promotion à l’exportation, donc c’est vraiment important de vraiment creuser sur le marché. Ça serait la troisième étape.

Simon: [00:15:53] Puis ça, c’est les c’est les entreprises elles mêmes. Vous les mettez en contact, puis c’est eux qui font ça. Ces étapes là où vous faites de l’accompagnement, c’est d’elle en fait.

Marie-Hélène: [00:16:02] Mais en mode atelier, on suit toutes ces étapes là en mode atelier, comme un peu comme un coach. Mais on va faire une partie Exemple de la recherche Mes clients fait une partie aussi.

Simon: [00:16:11] Que le client s’implique aussi à ce moment là. Oui, on.

Marie-Hélène: [00:16:13] Croit plus à ça parce qu’on offre des services gratuits. Fait que c’est sûr que sinon on peut pas passer 300 heures avec un client puis délaisser les autres. On en accompagne beaucoup. Donc ça c’est vraiment quelque chose qui se fait en équipe, mais on a accès à des bases de données, on a accès à des recherches, des études. Ça doit.

Simon: [00:16:27] Être important que le client lui même s’informe auprès de sources directes qu’est la conversation exacte pour lui même, exacte, j’imagine.

Marie-Hélène: [00:16:35] Exacte de la bouche de la personne qui l’a dit parce que il y a toujours place à l’interprétation. Puis quand le client fait ça, il est gagnant. Fait que nous on agit vraiment plus comme un chef d’orchestre je dirais fait que là on dit on a tout cumulé cette information là. L’autre étape, ça serait ensuite de choisir le mode d’entrée. Toi, tu parles souvent B2B par exemple, mais B2B ça peut être avec un distributeur. Ça c’est plus un mode indirect, ça peut être avec un agent, ça peut être aussi en mode direct avec le client, mais il y a aussi des clients qui vont choisir de vendre en ligne. Il y en a qui vont choisir de faire un investissement direct, étranger. Il y a plusieurs modes d’entrée possibles fait que ça, ça se choisit. Une fois qu’on a analysé le marché puis qu’on se connaît un petit peu, qu’on sait où est ce qu’on s’en va. Puis après ça, la cinquième étape, je dirais, c’est vraiment de faire un plan d’exportation avec un budget calendrier, puis un montage pour aller chercher du financement.

Simon: [00:17:26] Et un plan d’action. C’est ça? Oui, oui, oui, OK, parfait, mais pas ce qui nous amène au point suivant. Dans le fond, je pense qu’il est. Après ça, tu sais, tu as parlé de déléguer commerciaux canadiens, québécois. Vous êtes là aussi pour démocratiser, je pense, ce processus là de mettre les entrepreneurs en lien avec les bonnes, les bonnes ressources, là, parce que c’est pas facile de perdre son latin là dedans. Pour.

Marie-Hélène: [00:17:54] Oui.

Simon: [00:17:55] Mon Dieu! Donc, les ressources, les programmes de soutien à l’exportation, puis ça change aussi année après année. Si on parle en ce moment là, en 2023 où on se trouve, c’est quoi?

Simon: [00:18:10] Tu parles des programmes de financement où les ressources qui peuvent aider aussi?

Marie-Hélène: [00:18:13] Pense que les ressources qui peuvent aider l’entreprise et les programmes de financement, je pense que les deux. Mais surtout, parlons des ressources.

Marie-Hélène: [00:18:20] Et bien, elle fait partie d’un réseau qui s’appelle le Réseau Commerce international Québec, qui est le réseau des Thorpex. C’est un. Je suis d’ailleurs sur le conseil d’administration de ce réseau là. C’est en fait un réseau qui est partout au Québec. Dell en est un, mais il y en a dans chacune des régions administratives. Donc l’entreprise peut aller sur le site web de commerce international. Québec met son code postal et trouver qui est son orbex. Notre rôle. En fait, on reçoit du financement du gouvernement du Québec et du Canada pour aider les entreprises dans la préparation à l’exportation. Ça, c’est la. Je dirais, la première ligne, c’est la porte d’entrée.

Marie-Hélène: [00:18:53] Oui, c’est ça.

Simon: [00:18:55] Puis donc, il y a des. Il y en a plusieurs. Ils ont tous des noms différents. C’est pour ça que j’ai dit le site web, c’était quoi? On donnait en référence, mais la.

Marie-Hélène: [00:19:02] Catégorie d’organismes, c’est leur pays.

Marie-Hélène: [00:19:04] C’est exactement la première ligne une fois que l’entreprise a sa stratégie. J’ai parlé des cinq étapes. Disons qu’on a notre plan d’export. Une fois qu’elle a sa stratégie, elle sait où elle veut aller et comment elle va y arriver. Mais là, elle peut contacter aussi les délégués du Québec ou les délégués commerciaux du Canada. Donc ça, c’est aux deux paliers, c’est à peu près la même, le même titre, le même poste. Ce sont des personnes de notre gouvernement qui sont placés à l’étranger pour aider les entreprises canadiennes et québécoises à exporter. Donc elles sont basées dans les pays. Donc c’est super intéressant parce qu’on a accès vraiment à des données du terrain et ça, c’est plus dans la. Dans les tables ventes, je dirais, OK.

Simon: [00:19:47] Puis ils vont faire du maillage aussi. Est ce qu’ils vont? Oui, ils font du.

Marie-Hélène: [00:19:51] Maillage, ils font aussi organise des missions commerciales, donc parfois ils organisent aussi des missions d’acheteurs. Donc les acheteurs vont venir au Québec, il y a énormément d’activités. Donc ça, c’est tout ce qui est délégué. C’est vraiment déjà intéressant à connaître. Puis L’opex peut faire la mise en relation justement aussi pour pas qu’on soit perdu, parce que comme tu disais, c’est c’est assez perdre un petit peu.

Simon: [00:20:15] Oui, un petit.

Marie-Hélène: [00:20:16] Peu, mais c’est loin d’être un guichet unique on va dire.

Simon: [00:20:18] Oui oui.

Marie-Hélène: [00:20:19] Effectivement, oui, c’est ça fait que ça, c’est vraiment les organismes, disons plus pour la préparation, mais il y en a d’autres aussi, bien sûr. Exemple BDC offre des services conseil à l’export EDC. Eux vont offrir en fait tout ce qui est protection du risque financier. Le risque de non-paiement fait qu’ils ont aussi toute une banque d’informations. Qui est gratuite en fait, qui est super intéressante aussi sur les pays, surtout les entreprises qui souhaitent exporter dans des pays plus moins. Comment dire, Je ne veux pas dire moins traditionnel, mais dans des pays qui connaissent moins. Exemple je sais pas Brésil, Inde, Chine, ils vont pas pouvoir aller voir les fiches de EDC sur les pays avec le risque politique, économique, vraiment comprendre un peu comment ça se passe dans ces pays là. Donc ça c’est dans les ressources les plus les plus communes je dirais. Après ça, il y a toute la partie financement, j’en parle aussi.

Simon: [00:21:09] Bien, Oui, absolument. Je pense que c’est tout à fait d’intérêt parce que c’est pas rien, se lancer à l’international.

Marie-Hélène: [00:21:15] Bien, c’est clair. Donc du côté financement, il y a deux deux programmes en ce moment, un qui est en passe et l’autre est. Il va bientôt être en vigueur mais est encore en poste. Ok, ce sont des programmes populaires, on va le dire comme ça. Oui, donc il y en a un qui est du gouvernement du Canada qui s’appelle CAN Export.

Simon: [00:21:34] Il est en pause, il est en pause.

Marie-Hélène: [00:21:36] Donc ça, c’est vraiment un programme qui vient subventionner 50 % des dépenses admissibles liées à l’exportation. Exemple un voyage d’affaires, une foire commerciale, du matériel comme une vidéo dans une langue locale, etc. Donc ce sont des dépenses qui sont couvertes et le poste qui est au gouvernement du Québec va bientôt rouvrir aussi. On n’a pas la date exacte, mais ça va, ça va être quand même bientôt annoncé. Puis c’est la même, c’est le même concept. La différence peut être avec le PS du gouvernement du Québec, c’est que ça vient même subventionner une partie de salaire, de représentant ou même de professionnel. C’est pas le cas avec l’autre. Donc on a des petites, des petites différences entre les deux programmes. Mais tu sais, Dell et les autres peuvent vous aider vraiment dans la dans la dans la rédaction de la demande, dans la préparation de la demande pour vraiment savoir comment la monter.

Simon: [00:22:27] Pour bien aider vos.

Marie-Hélène: [00:22:28] Chances de succès.

Simon: [00:22:28] Oui, ça c’est un service qui est facturable. C’est gratuit.

Marie-Hélène: [00:22:32] Tous nos services sont gratuits pour pour l’exportation.

Simon: [00:22:35] Ok, ok. Tu sais, c’est des choses qu’on. Je suis certain que la majorité ne savent pas nécessairement que vous êtes vraiment là comme courroie pour aider, pour accélérer les démarches à l’international. Tout à fait. Super intéressant. Écoute, il y a. Est ce qu’il y a d’autres Tu sais, si tu avais des deux trois conseils? Quand on se demande si on devrait penser à l’exportation ou non? Est ce qu’il y a des choses qui te viennent en tête ou il y a un ABC, des conseils que tu vois souvent revenir de la part des aussi des experts qui t’entourent et tout?

Marie-Hélène: [00:23:12] Oui ben c’est sûr qu’il y en a tellement. Faut que j’essaie de prioriser, je dirais de ne pas sous estimer l’aspect légal. Tu sais, nous on n’offre pas les conseils légaux ni fiscaux chez Dell. On peut pas, bien sûr, mais c’est très important d’avoir un bon contrat quand même, parce que, on a vu des cas quand même où ça s’est mal passé. Donc c’est vraiment important de ne pas sous estimer quand même l’importance d’avoir un bon contrat, de bien comprendre aussi les lois en vigueur aussi dans le pays où on souhaite exporter, de ne pas y aller aussi seul, de ne pas faire cavalier seul aussi. Ça c’est un autre conseil. Des fois les entreprises y vont sans parler à personne tu sais. Puis là, ils ont manqué tel programme, il aurait pu y avoir telle aide de leur banque. Parlez en! Si vous souhaitez vraiment exporter, parlez en le plus possible en fait. Parce qu’il y a énormément de partenaires autour de vous qui pourraient vous aider. Fait que ça, c’est vraiment très important je pense, de pas de pas se gêner en fait, de demander de l’aide parce que c’est très difficile de tout savoir en fait. Tu sais, même nous on est en commerce international depuis plus de quinze ans et je peux pas savoir tout quand même. Je veux dire, les lois changent à chaque jour, puis on a on a près de 200 pays, donc c’est impossible de tout savoir en une.

Simon: [00:24:22] Destination possible.

Marie-Hélène: [00:24:23] Si on sait pas ce qu’on sait pas bien, c’est très dangereux. Donc au moins d’aller en parler à quelqu’un qui connaît la démarche, la personne va permettre de lever certains drapeaux. Même si elle a pas réponse à tout. Elle va dire à fait attention à ça parce que tu t’en allais. Exemple exporter un produit sans savoir qu’il y avait par exemple que tu devais te conformer à certaines, à certaines réglementations ou même les douanes. Je veux dire, il y a des entreprises qui pensent que quand on envoie en ligne, ils payent pas de douanes, Jamais. Mais oui, c’est possible. Oui, il y a effectivement, il y a certaines règles qui facilitent le commerce en ligne, mais c’est pas, c’est pas, c’est pas toujours le cas. Non.

Simon: [00:25:02] Il y a énormément d’exceptions.

Marie-Hélène: [00:25:04] C’est vraiment ça le le, ce domaine là, c’est beaucoup d’exceptions, beaucoup de choses à savoir. Donc vraiment de faire attention. Puis l’autre erreur qu’on voit vraiment souvent, mais j’en ai parlé un peu tout à l’heure, c’est que les entreprises, des fois, vont dire Ah, j’ai identifié, c’est huit pays différents pour mon exportation, mais c’est vraiment sérieusement, même une très grande entreprise fait pas ça.

Simon: [00:25:27] Oui, ok de les faire en même temps, oui c’est ça.

Marie-Hélène: [00:25:31] C’est on peut pas attaquer huit marchés différents en même temps lorsqu’on PME. Soyez donc plus. Ça va sûrement fonctionner mieux. Dans le fond, c’est comme n’importe quoi. Lorsqu’on priorise, on a plus de chances de connaître le succès que lorsqu’on s’éparpille.

Simon: [00:25:47] Oui, tout à fait. Et est ce que si on veut faire affaire avec Dell, comment ça fonctionne? Est ce que c’est un guichet unique? On fait une demande sur à partir du site internet, on appelle un numéro, puis on se fait diriger. Comment ça fonctionne?

Marie-Hélène: [00:26:00] Oui, effectivement, c’est possible de faire une demande sur le site internet de Dell qui est un guichet unique aussi. Mais c’est aussi possible de contacter les membres de l’équipe qui sont également sur le site web. On peut y aller.

Simon: [00:26:09] Complètement par expertise à ce moment là.

Marie-Hélène: [00:26:12] Si ça nous dérange pas de se faire contacter directement. C’est très c’est très flexible. Dell, c’est très humain. C’est vraiment pas une organisation compliquée. On essaie vraiment toujours de rester accessible pour que les entrepreneurs ne trouvent pas compliqué de faire affaire avec nous. Comme c’est notre mission.

Simon: [00:26:30] On n’a pas parlé du programme du poème Pack. C’est vrai. J’aimerais ça t’entendre un peu là dessus, parce que ça aussi, ça a avantage à être connu. Ça peut aider ceux qui désirent exporter, right?

Marie-Hélène: [00:26:42] Absolument. C’est un programme qui a été qui est géré en fait par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Dell est un partenaire, donc à chaque année, on fait une cohorte Montérégie. Oui, Donc c’est un programme qui a pris naissance en fait à Toronto. C’est pancanadien. Il y a plein de chambres de commerce et d’organismes partout au Canada qui le qui le livrent, ce programme là, année après année. Donc, c’est vraiment un programme qui a du succès. Et l’idée, c’est de former les entrepreneurs sur l’exportation pour que l’entrepreneur puisse lui même ou elle même, bien sûr, rédiger son plan d’exportation. Donc, c’est une formation qui est assez, assez large, je dirais. Donc, il y a plusieurs thèmes qui vont être touchés. Donc, par exemple la logistique, les aspects fiscaux, les aspects légaux, comment générer des leads, comment adapter ses stratégies marketing. Donc, il y a plusieurs thèmes qui sont, qui sont touchés. C’est sept thèmes différents et c’est une formation de groupe. Et à la fin, l’entrepreneur rédige son plan, le présente à son harpex justement et se fait challenger par le pix, le corrige et il peut même rencontrer aussi les experts qui donnaient les différentes formations parce que les formations sont données par plein d’experts différents et ils ont accès aussi à des des accompagnements individuels avec les différents experts de leur choix au besoin. Exemple j’ai pas mon contrat, je ne suis pas certaine qu’il est bon, donc je vais rencontrer l’avocate en droit international puis voir justement.

Simon: [00:28:06] Se faire challenger.

Marie-Hélène: [00:28:07] Un peu par rapport à ça.

Marie-Hélène: [00:28:08] Ça c’est hyper intéressant. Et ça c’est un programme qui est gratuit. C’est quand même assez rare qu’on a des programmes gratuits de nos jours, donc ça a une très grande valeur et c’est subventionné par plusieurs partenaires. Donc c’est intéressant, Je pense que l’entrepreneur fasse lui même son plan et non pas le faire faire par un consultant. Ça fait que ça permet vraiment d’avoir les deux mains sous le capot on va dire un peu.

Simon: [00:28:29] Un peu comme on disait tantôt, de contacter directement des associations dans le pays où on vise. C’est la même chose de se mettre les deux mains dans son plan. Effectivement, il risque moins de rester sur la tablette aussi si on le fait nous mêmes. C’est ça?

Marie-Hélène: [00:28:41] Moi j’ai une consultante pendant plusieurs années dans le fond, plus du côté traditionnel, donc je faisais moi même le plan pour l’entreprise. C’est super intéressant aussi si l’entreprise manque de temps, puis si elle souhaite avoir aussi un regard externe. Mais il faut vraiment qu’à un moment donné l’entreprise prenne le bâton. C’est sûr que lorsqu’elle participe tout au long du processus, il n’y a pas de risque qu’elle ne se sentent pas concernés.

Simon: [00:29:04] Oui, il y a plus d’engagement en ce moment.

Marie-Hélène: [00:29:06] Il y a des. Évidemment, il y a du plus et du moins dans chacun des scénarios. Mais j’aime bien cette approche.

Simon: [00:29:12] Écoute Marie-Hélène, je te remercie énormément de ta venue, de ton contribution aujourd’hui. Franchement, c’était super intéressant.

Marie-Hélène: [00:29:20] Merci pour l’invitation.

Simon: [00:29:21] Merci. Bonne journée. 

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