Épisode 57 | saison 5

Diriger sous pression : comment rester performant sans brûler son équipe

(avec Pierre-Stéphan Lafrance de Top Coaching)

Bonjour à tous !

Dans cet épisode de B2B&Go, on reçoit Pierre-Stéphan Lafrance, fondateur de Top Coaching, pour aborder un sujet central pour les dirigeants de PME : comment rester performant quand la pression monte, sans s’épuiser ni fragiliser son équipe.

Pierre-Stéphan partage son regard terrain sur le coaching exécutif, la solitude du dirigeant, la prise de décision sous stress et l’anxiété amplifiée par l’arrivée de l’IA. Il explique pourquoi la performance durable passe d’abord par l’équipe, comment développer de meilleurs réflexes de leadership et en quoi ralentir pour mieux décider devient un véritable avantage stratégique.

On découvre aussi Sebast, sa solution de coaching exécutif accessible via une application. Pensée pour démocratiser le coaching en PME, cette approche combine une méthode structurée, des micro-apprentissages et un agent conversationnel entraîné comme un véritable coach, capable d’accompagner les dirigeants de façon confidentielle et concrète, directement dans leur quotidien.

Un épisode pertinent pour les dirigeants qui veulent mieux diriger, mieux décider et durer dans un contexte d’affaires de plus en plus incertain.

Bonne écoute !

Linkedin de Pierre-Stéphan Lafrance : https://www.linkedin.com/in/pierre-stéphan-lafrance

Linkedin de Simon : www.linkedin.com/in/simondeschenes/

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Simon: [00:00:14] Bon, bien. Bonjour et bienvenue. Aujourd’hui, on parle de coaching, donc on aborde le coaching exécutif. Personnellement, un grand adepte de coach, de mentor, de groupe de codéveloppement, je pense que c’est mon opinion personnelle. Mais en tant que leader de PME, il y a une phrase qui dit On est souvent Lonely at the top. Donc d’avoir quelqu’un sounding board, du moins c’est hyper important. Je pense que d’apprendre. On est des apprenants pour la vie. Quand on est en affaires. Donc aujourd’hui, on reçoit Pierre Stéphane Lafrance pour en parler. Pierre Bonjour.

Pierre-Stéphan:[00:00:57] Salut, Simon.

Simon: [00:00:58] Puis c’est ça. Ps oui effectivement.

Pierre-Stéphan:[00:01:01] Je les ai pas mal tous entendu PSL. Si tu rajoutes la France là dessus, effectivement.

Simon: [00:01:06] T’es de l’entreprise, t’as ton entreprise qui s’appelle Top Coaching. Peut être nous parler un peu de ton parcours parce que tu as un parcours ou t’as coaché beaucoup en grandes entreprises, puis maintenant tu t’intéresses à la PME. Fait que peut être nous conter un peu le cheminement? Qu’est ce qui t’amène aujourd’hui?

Pierre-Stéphan:[00:01:25] Volontiers, volontiers. Effectivement. Ben écoute, moi je suis biochimiste de formation, j’ai fait ça pendant une dizaine d’années, principalement en R&D, puis à la fin à diriger des équipes de R&D. Puis pourquoi je te dis ça? Tu vas voir un petit peu plus loin dans l’histoire. Ok. Donc je suis un scientifique, ok, et tu peux sortir quelqu’un de la science, mais tu peux pas sortir la science de quelqu’un. Donc j’ai fait ça pendant une dizaine d’années, puis après ça, j’ai j’ai eu l’appel finalement de troquer le sarrau pour la cravate. Je me suis en allé en vente, forcément en vente scientifique à ce moment là, c’est ça qui m’apparaissait le plus monnayable et donc j’étais encore dans les labos, mais juste de l’autre côté du comptoir, donc en vente.

Simon: [00:02:07] Je faisais face aux clients.

Pierre-Stéphan:[00:02:09] Face à face aux clients, face à face aux clients. Puis tu sais, j’avais eu une entreprise avec ma conjointe de l’époque pendant deux ans à la mi-vingtaine, donc la piqûre de l’entrepreneuriat était vraiment là. On venait tous les deux de familles d’entrepreneurs. Donc j’ai vu à ce moment là la vente en grande entreprise comme étant, à toutes fins pratiques, une façon d’être à mon compte à l’intérieur d’une grosse compagnie.

Simon: [00:02:34] Et c’est le cas pas mal aussi, hein? C’est ça, c’est ça.

Pierre-Stéphan:[00:02:36] C’est ça, c’est ça fait que, tu sais, PSL Donc, tu sais, mes initiales Inc, si tu veux, c’était ça, c’était ça, mon mon état d’esprit, mon mindset. Donc, post en vente, Gestionnaire de compte stratégique Postmarketing Post en gestion. En cours de route, j’ai appris à devenir coach. J’ai été formé formellement pour devenir coach. Si tu fais fast-forward dans l’histoire. Après à peu près une douzaine d’années, ma dernière job salarié, je te rassure, j’ai un salaire chez Top Coaching. Ok. J’ai dirigé un pays au complet, une multinationale pour le pays au complet. Ça s’appelait Agile and Technology, compagnie d’instrumentation et de consommables scientifiques. Et j’ai détesté ça parce que c’était à des années lumières de la façon dont moi je vois ce que doit être la gestion, le leadership. Puis on ne parle même pas d’entrepreneuriat, là. Ok. Moi, j’irai uniquement par fichier Excel. Ça ne me convenait pas du tout. Donc, crois-le ou non, j’allais. J’allais devenir grand père quelques mois plus tard. Puis je pense que ça a provoqué une espèce de réflexion, fait que je me suis dit Bon, écoute, j’ai encore envie de faire ça. La réponse était non, j’ai encore besoin de tout cet argent là. Ça peut paraître prétentieux, mais la réponse était non. Donc qu’est ce que j’ai vraiment le goût de faire? J’avais le goût d’avoir un impact Autrement. J’avais engagé beaucoup de consultants dans ma vie. Puis moi, ce que je voulais, c’était partir une marque de consultants, donc une firme de consultation différente. C’est à dire qu’il fallait avoir un impact, pas seulement pour briller des heures, mais qui allait vraiment avoir un impact auprès auprès des clients.

Simon: [00:04:18] C’est là que tu as fondé Top Coaching?

Pierre-Stéphan:[00:04:20] Top Coaching avec deux complices à l’époque, Robert Mélinot et Nancy à l’époque.

Simon: [00:04:24] Ça fait combien de temps?

Pierre-Stéphan:[00:04:25] On est dans le 14ᵉ année?

Simon: [00:04:27] Ok. Wow! Félicitations! Félicitations. Merci. Tu sais.

Pierre-Stéphan:[00:04:32] Tu connais sûrement la statistique. 75 % des business ne font pas cinq ans.

Simon: [00:04:36] Oui, effectivement, il y a cinq ans, il y a rien de fait encore.

Pierre-Stéphan:[00:04:40] Non non non non non non. Oui oui oui, il y a eu forcément des hauts et des bas. Je m’adresse à un entrepreneur, fait que tu le sais sûrement. Mais voyons, on n’est pas peu fier de ces quatorze années là.

Simon: [00:04:51] Oui, tout à fait. My god! Puis écoute, il y a plein de. Je voudrais te lancer sur plein de pistes à la fois. Puis tu sais, j’introduisais en disant que j’aime pas ça dire je crois comme si c’était une croyance. Mais oui, j’ai la conviction de dire qu’on a besoin d’être accompagné quand on est entrepreneur, quand on devient gestionnaire et tout. Parce que c’est drôle, j’en parlais avec ma ma blonde récemment, tu sais, qui a accédé à des à des différents postes de gestion. Puis elle trouvait qu’elle avait le syndrome de l’imposteur, puis je lui disais tout le temps Mais je dis Quand tu accèdes à un poste de direction, la première fois, tout le monde vit la même affaire. Tu l’étais pas, puis tu le deviens, tu sais, t’es parachuté, tu montes, c’est une ascension. Fait que c’est pas Sideways. T’arrives pas d’un bord pis tu faisais déjà ça. Puis tu t’en vas faire la même chose. Fait qu’il y a toujours un moment où, oui, tu te sens un peu perdu. Puis je pense le coaching vient vient beaucoup aider à ce moment là.

Pierre-Stéphan:[00:05:56] Absolument.

Simon: [00:05:57] Je ne sais pas si tu sais c’est quoi ta vision. Ce serait le fun que tu nous parles un petit peu de la vision que t’as à travers, à travers ta top coaching. Tu sais, tu disais que tu voulais avoir un impact, tu faisais les choses différentes. Je sais qu’il y a une méthode derrière tout ça. Ce serait le fun que tu nous en parles.

Pierre-Stéphan:[00:06:12] Volontiers. Volontiers. Effectivement, quand je parle d’impact, le notre credo, notre credo, c’est vraiment votre équipe, votre plan, votre exécution. Ok, puis il faut porter attention à la séquence. Là, tu auras beau avoir le meilleur plan, la meilleure idée au monde, le meilleur plan, les ressources financières qui te sortent par les oreilles, si tu n’as pas une équipe engagée, ça ne marchera pas. Hum hum. Ok, c’est aussi simple que ça. Et comme tu as évoqué tantôt, tu sais, la très très grande majorité des gens sont promus parce qu’ils étaient très bons puis souvent excellents à faire la job. Mais faire faire la job, c’est un métier en soi.

Simon: [00:06:56] Oui, c’est vrai.

Pierre-Stéphan:[00:06:57] Et ça s’apprend. Plus souvent qu’autrement, donc sur le tas. Et bien en fait, nous, notre prétention, tu sais, je te disais tantôt que j’étais un scientifique, c’est d’amener la méthode scientifique à la gestion. Pour rappel, la méthode scientifique c’est observation, hypothèse, expérimentation, analyse, conclusion et repeat if necessary comme avec le revitalisant. On remarque que ça fait longtemps que je n’ai pas utilisé.

Simon: [00:07:27] Mais on est deux.

Pierre-Stéphan:[00:07:29] Autrement dit. Autrement dit, ça s’apprend. C’est pas vrai que tu l’as ou tu l’as pas. Tu peux avoir une facilité naturelle avec les gens, mais la gestion de personnel, ça s’apprend et ça a un impact immense sur la performance. Tu sais, comme entrepreneur, qu’est ce qu’on veut? Ultimement, on veut avoir un impact puis on veut la performance.

Simon: [00:07:52] C’est vrai. Tout à fait.

Pierre-Stéphan:[00:07:54] La clé, La clé pour ça, c’est ton équipe.

Simon: [00:07:58] Fait que si t’avais à simplifier, puis je trouvais ça intéressant tantôt. Bien, premièrement, tu es ce que tu viens de sortir un livre.

Pierre-Stéphan:[00:08:07] Oui, c’est récent. Oui, oui, tout à fait. On a sorti un livre il y a à peu près deux semaines au salon Stratégie PME. Oui.

Simon: [00:08:14] Donc je me demandais si c’était vraiment récent. Là, c’est tout.

Pierre-Stéphan:[00:08:18] Récent, c’est chaud chaud.

Simon: [00:08:19] Tout frais, là, c’est chaud chaud chaud.

Pierre-Stéphan:[00:08:21] On vient, on vient à peine, on vient à peine de le sortir.

Simon: [00:08:24] Ok, ok. Puis tu. Parce qu’encore une fois, off record, on se parlait du fait. T’as longtemps été dans le coaching exécutif. Donc ton type de client, c’était le gestionnaire. Mais en grande entreprise ou en moyenne grande entreprise? Je me trompe tu ou vraiment dans la Switch? C’était quoi le profil?

Pierre-Stéphan:[00:08:45] Oui c’est ça, effectivement, c’était dans la Switch. Tu sais, nos clients, historiquement, nos clients d’ailleurs, on a encore cette partie là de la business là. Ok. Notre pardon, notre nos clients cibles. C’était grosse PME jusqu’à petites multinationales. Ok. Bon pour donner un ordre d’idée, admettons 10 millions puis sky is the limit en termes, en termes.

Simon: [00:09:07] De chiffre d’affaires.

Pierre-Stéphan:[00:09:08] Chiffre d’affaires ou mettons une cinquantaine d’employés jusqu’à notre plus gros client, Je pense qu’il y en a 1300. Ok. Ok. Et à l’intérieur de ces organisations là, on s’adressait aussi soit, comme tu dis, Tu sais, dans le coaching exécutif, il y a le mot exécutif.

Simon: [00:09:25] Oui, effectivement.

Pierre-Stéphan:[00:09:27] Donc tu sais, directeur exécutif, directrice, vice président, présidente, président, propriétaire d’entreprise. C’était très chouette. Puis on continuait à faire ça, mais de plus en plus, on avait des demandes, soit de plus petites organisations ou bien de clients plus gros, donc d’exécutifs, qui nous disaient Écoute, ça a tellement d’impact dans ma pratique, je veux. Je veux permettre à mon équipe d’accéder à ça. Ou bien un propriétaire d’une petite entreprise qui disait Écoute moi, c’est moi plus ma ma gérante. Comment je fais pour accéder à ce type de service là? Et c’est là en fait qu’on s’est dit comment on peut faire pour démocratiser le coaching exécutif? Et c’est là, il y a à peu près trois ans, avant que ça soit à la mode de parler d’intelligence artificielle, on s’est dit et si on réussissait à squeezer.

Simon: [00:10:24] Ça là dedans, à squeezer.

Pierre-Stéphan:[00:10:25] Un coach exécutif dans un téléphone? Après beaucoup, beaucoup, beaucoup d’efforts, beaucoup de temps, beaucoup de cœur, beaucoup de jus de bras et beaucoup d’argent. Bien, on y est arrivé. On a une application de coaching exécutif fonctionnel.

Simon: [00:10:38] Ça fait que là, t’es passé dans le fond de la méthode parce que tu documentes ta méthode. Tu étais déjà documenté, j’imagine, en coaching, en pratique, mais le livre, c’est un exercice de documentation, de la méthode.

Pierre-Stéphan:[00:10:49] C’est un exercice.

Simon: [00:10:51] Qui mène à l’application. Après.

Pierre-Stéphan:[00:10:53] Voilà voilà. C’est un exercice considérable. Tiens, je vais donner un coup de chapeau. Je vais donner un coup de chapeau à une de mes collègues Moussou Bah en fait, qui qui est une sainte parce qu’elle a passé les premiers six mois de son emploi deux à 3 h par jour avec moi, à extraire ce qu’il y avait dans ma tête, et avec plusieurs autres membres aussi de l’équipe parce que comme tu dis, on avait développé une approche, tu sais, Donc on avait énormément de matériel, mais qui avait été développé pour le client, pas le client mais le client. C Mais sortir ça distiller, ça tient, on ne sort pas le chimiste du gars.

Simon: [00:11:30] Hein, distiller.

Pierre-Stéphan:[00:11:31] Ça.

Simon: [00:11:31] Puis.

Pierre-Stéphan:[00:11:33] En faire une, en faire une synthèse. Puis ça nous a permis aussi de nous autres. Je vais être honnête, ça nous a permis de prendre du recul par rapport à c’est quoi, notre méthode? Parce qu’à un moment donné, quand t’as le nez collé dessus, tu sais, je suis convaincu que tu vis quelque chose de semblable avec ton agent, ton équipe, tu sais, Je veux dire, tu es tellement dedans qu’à un moment donné, si tu avais à transmettre, comment tu le fais? Ça demande un exercice de recul. Donc oui, ça a donné le livre. Bien, en fait, ça a donné le manuscrit qui lui a servi après. Après être passé dans les mains de Technopédagogue, donc avoir été découpée en micro sessions d’apprentissage de une, deux, trois minutes à donner l’application. Et là, en parallèle de ça, bien, on s’est dit Écoute, on a un livre, là, on donne un dernier pouce.

Simon: [00:12:25] Let’s go.

Pierre-Stéphan:[00:12:25] On.

Simon: [00:12:25] Aboutit.

Pierre-Stéphan:[00:12:26] On accouche du livre.

Simon: [00:12:28] Aussi. Ok, ok. Ça fait que là parle de ça parce que là, tu sais, au final, je veux dire, on fait du coaching parce qu’on veut des résultats, tu sais, on veut des résultats. Dans le fond. Excuse-moi.

Pierre-Stéphan:[00:12:42] Non, non.

Simon: [00:12:43] Mais on fait, on fait du coaching parce qu’on fait du coaching. On va chercher du coaching parce qu’on pense qu’on a certaines lacunes ou choses à améliorer en général, ou on veut maximiser ses forces et tout ça. Qu’est ce que tu penses? Puis on va on va plonger un peu dans l’application, mais cette méthode là, quel contexte? Dans quel contexte? Tu trouves qu’elle vient donner des résultats les plus rapides, les plus probants? Tu sais, parce que notre audience c’est c’est des c’est des dirigeants de PME, des PME pas mal plus petites que ce qu’on parlait tantôt, là, tu sais. Mais les enjeux sont souvent les mêmes, tu sais. Fait que je sais pas. As tu des. Sans nécessairement donner des exemples ou des exemples anonymes peut être. Mais oui, mais comment tu vois l’impact se manifester?

Pierre-Stéphan:[00:13:36] Bien, en fait, je veux juste confirmer ce que tu dis en fait. Tu sais, les problèmes sont exactement les mêmes. Les défis sont exactement les mêmes. Soit dit en passant, je suis un propriétaire de petite PME. On est une vingtaine. Fait que je sais très bien ce que ce à quoi tu fais allusion. Les études démontrent formellement que les gestionnaires qui ont le plus d’impact, c’est ceux qui sont le plus proche possible du plancher. Chef d’équipe, superviseur, contremaître dans une usine. C’est eux autres qui qui sont, qui sont au front avec les troupes qui font le travail. Ces gens là, dans 95 % des cas, littéralement 95 % des cas, n’ont aucun training, aucune formation. Oublie ça le coaching là.

Simon: [00:14:24] Ok, des fois ils ont la chance d’avoir un patron qui lui est un bon coach, mais s’il est pas un bon coach, leur propre patron à eux, ils ont pas de ressources. Exact. Tu sais.

Pierre-Stéphan:[00:14:33] Le patron, même s’il est la réalité d’une PME, le patron, même s’il est un bon coach, il a tu vraiment le temps? Il le sait. Tu sais, le patron qui sait que la performance vient de ses troupes. Il est tout le temps tiraillé entre éteindre des feux, aller chercher de la business puis développer son équipe, puis c’est souvent ça qui prend le bord en premier. Ok. Donc donc. Donc, c’est pour ça qu’on a créé ça, c’est pour ça qu’on a créé ça, pour vraiment démocratiser le coaching exécutif.

Simon: [00:15:05] Puis qu’est ce que concrètement? Tu sais, admettons, tu coaches un patron de PME, comme comment tu vois les choses se développer, c’est à dire qu’est ce que qu’est ce que tu vois, qui c’est qui qui s’améliore en premier souvent? Qu’est ce que, Qu’est ce qui va? Qu’est ce qui va être les quick-wins d’une relation de coaching qui s’installe?

Pierre-Stéphan:[00:15:28] Pour le dire, pour le dire, en jouant, il va arrêter de se pitcher partout. Ok ok, notre mantra c’est focus. Bien oui, absolument. Notre mantra c’est SBT. A On a choisi de le laisser en anglais. Ok, c’est pour Stop Breathe, Think and Then Act. Autrement dit Arrête! Respire un bon coup. Il y a des techniques.

Simon: [00:15:53] Spécifiques.

Pierre-Stéphan:[00:15:53] Pour ça. Réfléchis, prends du recul, réfléchis à la situation de façon globale et dans le micro. Puis après ça, agis! Oui, c’est le principal piège que j’ai observé, que j’ai vécu. Ok, tu sais, il y a le coach exécutif. Ça ne veut pas dire marcher sur l’eau. Ok, on est tous des êtres humains. Je l’ai. Ah non! Pas moi en tout cas. Pas moi. Tu sais, on le vit, tu sais, avec la vie qui s’accélère. Puis particulièrement dans le milieu des affaires, il faut tout le temps, tout le temps, tout le temps se se grounder, se calmer. Restez, Restez branchés. Fait que le premier impact, c’est ça, c’est qu’on les voit ralentir, ok, Puis se rattraper sur le fait de Wô, wô! Wô! Attends un peu là. Je me prenais à me. Je m’apprêtais à me lancer, à me pitcher pour parler carrément dans quelque chose sans avoir vraiment réfléchi, sans avoir consulté mon équipe, sans avoir exploré deux ou trois options. Et ça, là, ça prend pas des semaines à faire ça, là. Ok. Fait que c’est la première chose qu’on voit.

Simon: [00:17:03] Puis ça devient dans ce que tu observes un réflexe, un acquis tranquillement. Parce que, tu sais, des fois, on peut attraper une notion puis être bien bon à le faire pendant une semaine, puis on dirait que ça quitte notre esprit après ça. Ça devient un modus operandi, là.

Pierre-Stéphan:[00:17:20] Absolument. Absolument. Tu sais, on s’en est rendu compte relativement tôt parce que nos clients se sont mis à utiliser, se sont appropriés l’acronyme SBK.

Simon: [00:17:32] Ok.

Pierre-Stéphan:[00:17:32] Tu sais, quand t’entends tes clients dire Wo wo, on va faire un BTA, tu dis OK, on a quelque chose là, tu sais, on a vraiment touché quelque chose. Oui, on a vraiment touché quelque chose.

Simon: [00:17:41] Ouais, un peu le principe. Tu dois être familier avec la méthode. Ouais. Là, On est dans l’intégration nous autres, le fameux FDS pour aller au fond du fond du problème. On est souvent entrepreneur, on est souvent dans l’action. Ça prend une solution tout de suite. Let’s go! Avant. Avant de réfléchir, avant d’avoir fait le tour du problème comme il faut, là j’imagine bien, ça s’applique. Je trouve que c’est encore plus actionnable parce que tu es plus dans un réflexe quand tu te dis BTA, C’est plus physique on dirait, c’est moins cérébral. Tu sais, c’est physique.

Pierre-Stéphan:[00:18:20] C’est physique. Encore une fois, une notion de science ici, là. Ok, je vais te raconter d’où vient le mantra.

Simon: [00:18:28] Si.

Pierre-Stéphan:[00:18:28] Ça t’intéresse. Je vais t’expliquer d’où ça vient. Ça vient en fait, entre autres, entre autres folies. Moi, je suis un grand passionné de plongée. J’ai la fin cinquantaine. J’ai commencé à plonger la plongée sous marine, j’avais onze ans. J’ai eu la chance de commencer très très tôt. Mon père était plongeur, Il n’y a pas plongé longtemps, mais assez pour que je pogne la piqûre, mais pas à peu près. Ok, donc il y a une bonne quinzaine d’années, je me suis mis à faire de la plongée souterraine. C’est à dire tu plonges dans l’eau mais t’es sous la terre, dans des grottes inondées, tu sais. Imagine que tu es à 80 pieds, 25 mètres sous l’eau, mais près d’un kilomètre sous la terre. Ok, t’es dans un tunnel de roche qui est irrégulier.

Simon: [00:19:22] C’est pas pour les claustrophobes.

Pierre-Stéphan:[00:19:23] C’est pas pour les claustrophobes. Ok, je vois des grands yeux dans le studio là. Ok. Mais mais mais mais reste avec moi, ok? Donc un tunnel de roche irrégulier, ça monte, ça descend, ça tourne, il y a des sédiments, il y a des petits morceaux de roche qui décrochent du plafond à cause des bulles que tu génères. On s’entend tu que c’est un environnement qui est très dangereux.

Simon: [00:19:46] Oui, oui, très très dangereux.

Pierre-Stéphan:[00:19:48] Qui est extrêmement dangereux.

Simon: [00:19:49] Anxiogène.

Pierre-Stéphan:[00:19:51] Bien, en.

Simon: [00:19:51] Fait, juste d’y penser.

Pierre-Stéphan:[00:19:52] Bien, crois-le ou non, non. Quand? Quand? Quand? Quand ça te plaît. Puis quand tu suis. C’est un sport où il y a très peu de règles, mais tu n’as pas beaucoup de chance de les enfreindre. Ok? Autrement dit, pour sortir vivant de ça puis avoir du plaisir, il ne faut absolument pas que tu cèdes à la panique. Si tu paniques, t’es mort. Ok, il y a pas de il y a pas, il y a pas de revenez-y. Si tu paniques, t’es mort. Alors que par exemple en eau libre, tu sais, si tu es à 25 mètres 80 pieds en eau libre, c’est dangereux de remonter d’une shot à la surface, c’est très dangereux.

Simon: [00:20:33] T’as des chances quand même.

Pierre-Stéphan:[00:20:34] T’as des chances de t’en sortir si tu aboutis dans un caisson de décompression alors que sous la terre, non.

Simon: [00:20:43] Ça veut tu dire que plus la situation est aiguë, stressante. L’analogie tu fais plus. C’est nécessaire de garder son calme.

Pierre-Stéphan:[00:20:54] C’est nécessaire.

Simon: [00:20:55] De ne pas céder à la panique, de.

Pierre-Stéphan:[00:20:56] Céder à la panique et donc de reconnaître, de reconnaître le fait que tu es stressé, de l’admettre. Ok, mais ça, ça s’applique parfaitement au milieu des affaires.

Simon: [00:21:07] Oui, tout à fait.

Pierre-Stéphan:[00:21:09] J’ai envie, moi, des choses stressantes, voir très stressantes comme entrepreneur. Nos clients aussi. Puis je soupçonne que toi aussi, là. Ok, il y a un lien direct qui a été démontré par la science entre le niveau de stress, voire d’anxiété et la concentration de CO2, le fameux CO2 qui qui cause tant de problèmes dans l’environnement, dans ta circulation sanguine. Ok. Autrement dit, il ne faut pas que tu laisses le CO2 s’accumuler dans ton cerveau, dans ton corps. Pardon? Donc avoir un impact sur ton cerveau. C’est pour ça le arrête. Arrête tout. Respire. Puis en grande partie expire. Ok, débarrasse toi du CO2. Pis là tu vas sentir. Tu vas sentir littéralement là, à l’intérieur d’une minute, ton niveau de stress et d’anxiété baisser. Ok. Là, là, t’as plus de capacité pour penser plutôt que juste réagir, puis t’emmêler dans la corde. Si on prend l’analogie, tu sais tout emmêlé dans la corde. Faire de la bouette partout, puis mourir là, ok. Mais c’est la même chose, là, tu sais. Tu sais, tu sais, tu te pitche partout comme entrepreneur parce que t’as pas pris le temps d’arrêter de respirer, de réfléchir et là, d’agir. Bien, il y a fort à parier que tu vas te planter.

Simon: [00:22:30] Hum hum. C’est vraiment bon. J’aime beaucoup l’analogie.

Pierre-Stéphan:[00:22:34] C’est l’histoire derrière.

Simon: [00:22:35] Le oui, derrière le mantra. Bien, c’est une analogie, mais c’est vrai, tu sais, puis c’est vrai que c’est c’est un métier stressant, être entrepreneur, c’est dans des moments. On vient de passer cinq ou six ans qui sont assez tough au niveau de l’entrepreneuriat disons. Puis on n’a pas fini avec l’IA et tout.

Pierre-Stéphan:[00:22:56] Mon petit doigt me dit qu’on n’a pas fini là.

Simon: [00:22:58] Puis j’ai été. J’ai accroché parce que j’ai vu, puis j’ai pas pu voir ta conférence Stratégie PME. On était là aussi et tu parlais de gérer à l’ère du chaos, puis à l’ère de l’IA aussi. Qu’est ce que ça fait comme différence pour toi? Gérer à l’ère de l’IA?

Pierre-Stéphan:[00:23:16] Bien gérer à l’ère de l’IA. On se le cachera pas là, tu sais, là de plus en plus, l’IA est en train. En fait, c’est une. C’est une première dans l’histoire récente. Ok, les coupes d’emplois sont principalement chez les cols blancs. Les gens qui réfléchissent avec leur tête, qui sont payés pour travailler avec leur tête. Alors que paradoxalement, il y a une augmentation de la demande pour les cols bleus, les gens qui font la job. Tu sais, je prends l’exemple, exemple on va chercher des soudeurs aux Philippines tellement il n’y en a pas. Ok, Par contre, tu sais, pendant pendant des décennies, avoir un diplôme d’études collégiales ou universitaires, c’était à peu près une garantie. Ok, à peu près une garantie d’avoir un travail honorable puis agréable, puis pouvoir avoir une vie qui te plaisait, soit élever une famille, etc. C’est de moins en moins le cas, là. Là, ceux qui sont sur la corde raide, c’est les gens qui travaillent avec leur tête, pis pas juste les jeunes, pas juste les jeunes. Il y a toute une catégorie d’emplois qui sont à risque puis qui commencent à tomber.

Simon: [00:24:25] Beaucoup à.

Pierre-Stéphan:[00:24:25] Cause de l’IA. Fait que ça génère. Pour finir de répondre à ta question, ça fait que ça génère énormément d’anxiété et.

Simon: [00:24:32] D’anxiété.

Pierre-Stéphan:[00:24:32] Chez les gens.

Simon: [00:24:33] Tu le sens parmi les gestionnaires.

Pierre-Stéphan:[00:24:35] Je le sens, puis on me le dit, c’est plus que c’est plus que je le sens, là, on me le dit.

Simon: [00:24:39] Oui, oui, c’est un fait. Je pense que c’est plus safe pour nos jeunes de s’en aller dans des métiers de construction que pour vrai, tu sais. Je veux dire, il n’y a pas de sot métier. Absolument pas. Mais, mais mais c’est vrai qu’il y a une grosse, un gros bouleversement au niveau des niveaux des services puis au niveau des emplois de gestion. Exact. Il y a vraiment un changement. Fait que qu’est ce que qu’est ce que tu t’insères comme C’est quoi la solution là dedans? Tu sais, pour les individus, pour pour dépasser cette anxiété là.

Pierre-Stéphan:[00:25:17] En fait, si on s’adresse aux patrons, aux gestionnaires parce que c’est notre clientèle. Augmente ton leadership. Ok, Améliore ton leadership. Je répète ce que j’ai dit plus tôt, là ton équipe, ton plan, ton exécution, toute l’énergie que passe ton équipe à stresser Je vais perdre ma job. Va tu perdre ma job? Va tu perdre ma job à la. Mais pas à être créative en équipe. Elle n’aimait pas bien servir les clients et aller chercher d’autres clients. Donc monte ton niveau de leadership. C’est comme ça que tu vas réussir à calmer, ou en tout cas aider ton équipe à. Sinon, à éliminer, à baisser leur niveau de stress par rapport à l’IA. Ok. Puis soit c’était l’objet de. C’était l’objet de ma conférence d’ailleurs. Tu sais, la stratégie PME soit transparent. Ok. Développe une vision pour ton entreprise incluant l’usage de l’IA. Tu sais, on a l’oeil. Je pense qu’on peut être un petit peu plus vieux que toi, mais tu te souviens sûrement de l’arrivée, ça va passer. Non, je pense que l’histoire a montré qu’ils se sont gravement trompés. Nous, mon équipe et moi, on a vraiment la conviction que ça va être la même chose avec l’IA. Ok.

Simon: [00:26:35] Fait que l’adoption est encore beaucoup plus forte, là, au niveau des nouvelles technologies. Il y avait une étude qui est sortie qui démontrait l’adoption, justement Internet. Ensuite de ça, l’adoption de ce qui est arrivé au niveau des réseaux sociaux. Ensuite de ça, ça a été l’ère des apps, puis là il y a. Écoute, je pense que c’est dix fois plus rapide que la plus rapide de ces airs là au niveau de l’adoption individuelle de cette technologie là. Elle est pas là pour s’en aller, là. Ça fait que c’est déboussolant.

Pierre-Stéphan:[00:27:07] Excuse-moi, je t’ai coupé.

Simon: [00:27:08] Non, c’est très déboussolant, effectivement. Puis je pense que c’est vrai que ça provoque de l’anxiété, mais. Puis tu sais, on parle de cadres et tout ça, mais les. Les petites entreprises de services sont particulièrement touchées, puis c’est le marché que les. Les grands. Les cinq grands leaders ont mentionné qu’ils allaient chercher dans les prochaines années. C’est. Ça représente 30 000 000 000 000 000 000 de chiffre d’affaires au monde. Ça fait que, tu sais, quand tu regardes ça, tu sais, toi, tu. Tu coaches des chefs de petites entreprises, font que dans le fond, cette méthode là, est ce que tu sens que ça stimule? Parce que la réponse à ça c’est faut évoluer. Fait que tu sais, faut faut faire avec, faut faut évoluer, faut faut faut se doter de politiques puis d’innovation basé sur l’IA dans son modèle d’affaires. Mais ça demande de la créativité. Est ce que la méthode que tu amènes en coaching stimule cet aspect là aussi? Tu sais, le volet créatif, parce que c’est un peu ça pour faire face, pour évoluer, il faut être créatif. Autrement dit.

Pierre-Stéphan:[00:28:13] Il faut premièrement que tu te calme les nerfs.

Simon: [00:28:15] Ok.

Pierre-Stéphan:[00:28:15] Si t’es si t’es juste un réflexe de survie, là t’es pas créatif.

Simon: [00:28:21] Le fameux tout ce que tu veux.

Pierre-Stéphan:[00:28:22] Exact, exact. Tout ce que tu veux c’est sauver ta peau. Ok. Donc pour effectivement cette méthode là est très efficace pour dégager de la bande passante. Puis je reviens à ce que j’ai dit il y a deux trois minutes, là, OK, avec ton équipe, la performance avec ton équipe, pas au détriment de ton équipe. Tu sais. Mon premier. Je fais un mini détour, mais tu vas comprendre pourquoi. Ok, Mon mon mon premier poste de gestion. J’étais très jeune, j’avais 23 ans, j’étais chimiste dans une vieille usine textile familiale syndiqué, un milieu rofl ok, une usine qui avait une compagnie qui avait plus de 50 ans d’existence syndiqués. J’étais contremaître du camp de soir et en plus j’étais imputable du quart de nuit des résultats du quart de nuit. Ok ok, j’ai compris très très vite. Un que j’aimais ça gérer des gens, puis deux qu’il fallait engager les troupes, qu’il fallait les engager parce que les solutions, là, c’est eux autres qui les ont. Si t’es capable de faire un climat, une des plus grandes responsabilités d’un leader, c’est de mettre en place un environnement, donner des ressources à ton équipe pour qu’ils elles donnent le meilleur d’eux-mêmes. Parce que c’est eux autres qui ont les idées. Tu sais, tu parles de créativité. Si ton équipe est stressée, ben raide parce qu’ils ont peur de perdre leur job ou que tous les contrats sont en train de tomber parce que les clients s’arrangent avec Chat GPT. Désormais, il y en aura pas d’idée. Tu vas les asseoir dans une salle, faire du brainstorming, ils n’en auront pas. Ok. Fait que t’as un travail comme chef d’entreprise, Comme leader, t’as un travail à faire en amont préalable.

Simon: [00:30:15] Pour installer ce climat là où il y a un safe space pour être capable, qui amène après ça la créativité comme telle. Exact. Mais là, là, j’ai trop envie de parler de l’outil que tu m’as montré tantôt, parce que je suis curieux. Et puis je pense que tu sais, parce qu’on ne se le cachera pas, du coaching exécutif, ça coûte cher. Tu sais, Je recevais le mois dernier Nathalie Riverin, qui est qui est la fondatrice de la persévérance entrepreneuriale, puis celle qui a fondé.

Pierre-Stéphan:[00:30:51] Aussi.

Simon: [00:30:52] D’entrepreneurship de Beauce. Puis, tu sais, elle mentionnait, tu sais qu’il y a tellement de ressources pour les entreprises qui ont des défis mais qui vont quand même bien financièrement. Mais dès que ça se met à dérailler, ta business, il y en a pas d’aide, tu sais. Ça fait que c’est pour ça qu’elle a fondé ça, justement. Puis, tu sais, je reviens à mon point, ça coûte cher, du coaching exécutif, puis je pense que t’as eu une volonté de démocratiser ta méthode. Ça marche tu une app pour te faire coacher?

Pierre-Stéphan:[00:31:27] Ça marche?

Simon: [00:31:28] Oui oui.

Pierre-Stéphan:[00:31:30] Oui.

Simon: [00:31:31] C’est bizarre.

Speaker3: [00:31:32] Non non non.

Pierre-Stéphan:[00:31:33] C’est légitime. Ta question est plus que légitime. Oui ça marche. Ok. Ok. Mais il y avait loin de la coupe aux lèvres quand on a eu l’idée. Ok. Loin de la coupe aux lèvres, tu sais. Parce qu’il a fallu. Il a fallu premièrement établir le parcours. Tu sais, je te montrais. Il y a un parcours de formation d’une vingtaine d’heures qui est qui est finalement, comme je l’expliquais aussi, qui est là, qui est la déclinaison version app du livre qui décortique notre approche étape par étape, niveau par niveau, avec des exercices, avec des quiz.

Simon: [00:32:12] Avec des petites bouchées, avec des petites bouchées. On ne s’assoit pas devant un écran pendant des heures.

Pierre-Stéphan:[00:32:17] Non non non non. Bien non. Bien non, parce qu’on dit c’est ça que ça correspond pas à deux choses. On sait que ça correspond pas à la réalité des entrepreneurs, puis encore moins aux plus jeunes générations. Ok. Le spectre d’attention a considérablement baissé. Puis pas juste chez les jeunes, là, dans la vie qu’on vit maintenant, c’est comme un tourbillon sans arrêt. D’où les micros bouchées une, deux, trois minutes. Je pense que la capsule la plus longue. Excellent vidéo d’ailleurs. Je pense que c’est trois minutes 50. Les autres là, c’est en moyenne deux minutes. Deux minutes et demie. Ok.

Simon: [00:32:51] Puis sur l’application, c’est toi qu’on voit. Non, non non, pas du tout.

Pierre-Stéphan:[00:32:55] Non non non non non non non non. On a créé un avatar. Ok. On a créé un avatar parce que Ben écoute, on revient à l’idée de départ. Tu sais, moi je. Moi je voulais il y a presque quatorze ans maintenant. Je voulais créer une marque.

Simon: [00:33:08] Oui, oui oui.

Pierre-Stéphan:[00:33:08] Je voulais pas que ça soit. Pierre Stéphane Inc. Oui ok, c’est parfait. La très très vaste majorité des consultants travaillent solo. C’est super. Moi, c’est pour ça que je voulais le faire. Donc on a créé un avatar. Je ne voulais pas ma face là dessus là. Ok. On a créé un avatar qui s’appelle Sébastien qui est un acrostiche si tu veux de SBK. Tu sais Sébas, c’est pas loin de SBT.

Simon: [00:33:33] On est pas loin de ça. Ok.

Pierre-Stéphan:[00:33:35] Donc lui c’est un. C’est un gestionnaire d’expérience. Tu sais qu’il est là à ton service, il est là pour t’accompagner de façon complètement confidentielle.

Simon: [00:33:43] Ok.

Pierre-Stéphan:[00:33:44] Par exemple, si plusieurs personnes au sein d’une organisation l’utilisent, Sébastien le sait que vous travaillez pour la même compagnie, mais il passera pas. C’est parce que c’est une.

Simon: [00:33:54] Préoccupation de nombre de stocké quelque chose que quelqu’un d’autre.

Speaker3: [00:33:59] Fait.

Pierre-Stéphan:[00:33:59] Ni entre les utilisateurs, ni vers la patronne ou le patron. Ok ok ok. C’était une des conditions fondamentales du coaching, c’est la confiance. Et la confiance. Elle vient beaucoup dans la confidentialité évidemment. Mais oui, oui, ça marche. Effectivement, ça marche parce qu’on l’a, on l’a développé. Donc, t’as le parcours d’une vingtaine d’heures puis t’as aussi l’agent conversationnel, OK, le LLM, comme de plus en plus les gens sont habitués de le savoir, le chatbot, enfin bref, ton interlocuteur, c’est Sébas.

Simon: [00:34:36] Il est entraîné, lui, à répondre selon la méthodologie, à apprendre à te connaître aussi, j’imagine à travers le temps.

Pierre-Stéphan:[00:34:43] À apprendre à te connaître et à répondre oui selon notre approche, mais aussi beaucoup. Comme un coach, comme un coach exécutif.

Simon: [00:34:52] Ok.

Pierre-Stéphan:[00:34:52] Tu sais, si tu compares par exemple avec Chat GPT qui va, tu vas lui poser une question à propos de la gestion. Tu vas avoir en moyenne trois quatre pages de suggestions. Là tu vas dire OK, je prends ça par quel bout.

Simon: [00:35:03] Là, tu sais.

Pierre-Stéphan:[00:35:04] Qu’est ce que je fais? Non, un coach exécutif, ce qu’il fait, c’est qu’il va commencer par s’arranger pour comprendre le contexte. Il va te faire parler du contexte, il va te faire quelques suggestions, mais il va te poser des questions aussi pour t’amener à monter ton niveau, monter ton niveau de jeu. Si on prend une analogie sportive, puis donc là tu peux avoir une discussion avec lui comme tu le ferais avec un coach, autrement dit notre promesse au client, c’est pas tu vas avoir une réponse, puis c’est la réponse du premier coup. Ça ne marche pas comme ça dans la vie et encore moins en coaching exécutif.

Simon: [00:35:44] Puis ton quand t’ouvres un compte de ça, je suis curieux. Est-ce que tu rentres un paquet d’informations dans le fond sur ta compagnie, ton contexte d’affaires? Tu as des enjeux, des choses comme ça ou ça se fait au fur et à mesure que tu poses des questions, tout simplement.

Pierre-Stéphan:[00:35:57] L’entrée. Pardon, le. Désolé, le je fini un bon rhume là, mais je suis pas contagieux donc ça sera coupé au montage. Quand tu crées ton profil, en fait ça va te prendre à peu près cinq minutes. Tu sais. Tes années d’expérience, tes années d’expérience au sein de l’entreprise, combien d’employés, tu sais, des questions générales comme ça. Puis après ça, à mesure que tu vas jaser avec Sébas, tu vas lui poser des questions. C’est là qu’il va vraiment apprendre à te connaître. Et va se souvenir de ce que tu vas lui avoir dit.

Simon: [00:36:37] Wow! Wow! C’est vraiment le fun.

Speaker3: [00:36:39] Merci merci.

Simon: [00:36:41] Merci. M’amuser. Mais effectivement. Puis j’imagine que ça prévient aussi le phénomène des hallucinations, tu sais, du chat, entre autres. Il est. Il est formé à être très convaincant dans ses réponses, là. Puis des fois, quand tu poses des questions sur des choses que tu connais moins, est-ce que c’est la vraie affaire? Tu sais.

Pierre-Stéphan:[00:37:03] Je suis tellement content, Simon, que tu m’ouvres la porte avec ça, là, parce que, en fait, nous, on y a mis vraiment tout notre cœur, toute notre science, tout notre cœur pendant des mois, des mois. Sébastien avait son. En fait, il a encore son équipe de coachs en chair et en os. Mais pendant des mois, nos coachs validaient chacune de ses réponses avant qu’elles soient de nos clients. Ok, donc. Donc ça. Oui oui oui oui oui oui oui oui. Fait que ça occasionnait un délai de quelques heures avant que les clients aient la réponse.

Simon: [00:37:37] Parce que tu avais des pilotes, j’imagine?

Pierre-Stéphan:[00:37:39] Absolument.

Simon: [00:37:39] T’as eu des testeuses? Des cobayes?

Pierre-Stéphan:[00:37:41] Absolument. Tu sais, je te parlais tantôt du client qui a, entre autres, 1300 employés. Donc, c’est vraiment beaucoup de gestionnaires. Ils ont embarqué comme client, partenaire. Tu sais, on a eu trois clients partenaires, dont celui là. Donc, ils ont fourni, oui, des sous. Tu sais. Et des gestionnaires aussi. Oui. Donc, tu sais, ça aussi, ça nous a vraiment donné confiance. Tu sais, quand un client, un client qui te connaît, fine, mais quand un client te dit oui, j’embarque, ok sur un PowerPoint, là. Oui, c’était une idée. Il y a trois ans, là. Mais clairement, il y a quelque chose. Ok, clairement, il y a un besoin. Donc pardonne moi, j’ai perdu le fil. Mais oui oui oui. Donc pendant des mois, on validait chacune de ses réponses avant de la rendre au client. Et là, depuis plusieurs mois, Sébastien répond live en direct et notre équipe de coach passe par en arrière, C’est à dire? Donc on continue à éduquer Sébastien. Sébastien C’était vraiment super bon. Ça c’était correct Si tu avais dit ça en plus ou au lieu de ça aurait été écœurant, ça aurait vraiment été super. Donc il continue à apprendre grâce à nos coachs et beaucoup grâce aux interactions avec nos clients. Donc il est en apprentissage continu.

Simon: [00:39:06] Fait qu’au niveau puis au niveau du du UX, du web, il y a beaucoup de travail dans le développement d’un produit. Là, c’est. C’est un. C’est une aventure, là. Oui, oui, mais là tu vas démocratiser ça, tu veux le propager, la bonne nouvelle, j’imagine? Absolument tout le monde, tout le monde va avoir un coach dans le creux de sa main parce que veux veux pas, ça a amené un peu ça aussi. L’intelligence artificielle fait que, parce que souvent, avec peu de personnes avec qui tu peux discuter de tes propres enjeux, tu sais, puis souvent avec des collègues qui sont entrepreneurs, puis on a des longues conversations, tout le monde avec, avec chat ou cloud de ce monde, parce que. Puis ils apprennent à nous connaître, puis ça devient quand même. On fait de la stratégie avec. C’est pas tout le monde, mais en tout cas, j’en connais plusieurs qui le font absolument. Presque un confident que tu n’as pas dans tes amis. Tu sais, Je veux dire, ça évite que ta conjointe est en train de parler de tes affaires tout le temps.

Speaker3: [00:40:05] Autrement dit, c’est ce que j’allais dire.

Pierre-Stéphan:[00:40:07] Ça devient presque un confident, effectivement, presque un confident. Bien, regarde, avec Sébastien, t’as un confident, mais qui a été entraîné pour ça, pour. Et non pas et non pas un outil d’intelligence artificielle générique.

Simon: [00:40:22] Non, effectivement.

Pierre-Stéphan:[00:40:23] Chatgpt, tu peux lui demander c’est quoi la meilleure recette de tarte aux pommes là tu sais? Ou son avis sur l’évolution de la de la politique au Moyen-Orient. C’est parce qu’il ne fait pas ça, Non? Ok, il fait pas ça. Il va peut être te répondre quelque chose de cute si tu lui demandes la recette de tarte aux pommes, mais c’est pas pour ça qu’il a été conçu. Il a été conçu pour être un coach exécutif. Wow!

Simon: [00:40:44] En tout cas, bien hâte d’essayer ça. Tu vas avoir un autre cobaye?

Pierre-Stéphan:[00:40:49] Excellent! Écoute.

Simon: [00:40:50] Stéphane, merci beaucoup d’avoir partagé tout ça avec nous. Comme, comme d’habitude là, inscrivez vous à notre infolettre. Parce qu’on partage la check list. La check list, c’est quoi? C’est les meilleurs points, tout ce qu’il y a à retenir de la conversation. Donc pas besoin de se casser la tête, de prendre des notes ou même pas d’avoir un intelligence artificielle derrière. Mais on vous envoie ça avec les points de contact et puis ceux qui s’intéresseront à l’app ou au service de Pierre Stéphane. Bien, tout est là. Merci beaucoup.

Pierre-Stéphan:[00:41:23] Yves. On a un livre tout chaud sorti des presses.

Simon: [00:41:24] Le livre aussi, absolument.

Pierre-Stéphan:[00:41:26] Tout chaud sorti du four. Merci beaucoup Simon.

Simon: [00:41:28] Merci.

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